Le format 3 gallons convient à une plante de développement modeste, le temps d'une culture courte. Un pot en tissu 5 gallons, avec ses 23 litres annoncés, ouvre la porte à une plante productive qui reste en place tout l'été. Le 7 gallons ne se justifie que pour une plante vigoureuse, et il faut alors accepter 35 cm de diamètre au sol. Entre les trois, ce sont les dimensions du contenant, plus que le chiffre de gallons, qui décident.
Le gallon est un nom de format, pas un volume
Trois gallons, c'est un nom de format. Le volume, lui, se lit en litres et en centimètres. Un gallon liquide américain vaut 3,7854 litres, ce qui place le 3 gallons à 11,4 litres, le 5 gallons à 18,9 litres et le 7 gallons à 26,5 litres. Les litres annoncés sur nos fiches ne suivent pas cette conversion au litre près : 12 litres pour le pot de 3 gallons, 23 litres pour celui de 5 gallons.
| Format | Diamètre x hauteur | Équivalent du label | Volume annoncé |
|---|---|---|---|
| 3 gallons | 25 cm x 22 cm | 11,4 L | 12 L |
| 5 gallons | 30 cm x 25 cm | 18,9 L | 23 L |
| 7 gallons | 35 cm x 28 cm | 26,5 L | non vendu à l'unité |
L'écart entre les deux colonnes de droite n'a rien d'anormal. Le gallon sert de repère de gamme, le litre décrit ce que vous versez dans le pot. Sur ce format de 25 cm de diamètre sur 22 cm de hauteur, le contenant est annoncé pour 12 litres, pour environ 11 litres de substrat une fois rempli, soit un peu moins du quart d'un sac de 50 litres. Une partie des retours clients sur le 3 gallons cite d'ailleurs 11 litres, ce qui correspond à l'ordre de grandeur d'un cylindre de ces dimensions.
Ce volume n'est jamais utilisé en entier. Comptez deux centimètres libres sous le bord pour pouvoir arroser, et un substrat qui se tasse légèrement après les premiers arrosages. Le repère qui reste fiable, ce sont les dimensions.
Ce que le volume change vraiment : la réserve d'eau
Deux pots arrosés de la même façon ne traversent pas la même semaine. Une expérience conduite sur tomate en serre, avec 4 litres de substrat par pied d'un côté et 8 litres de l'autre, a rendu 6,2 kg de fruits par pied dans le petit volume contre 7,4 kg dans le grand. Dans la même série d'essais, un seul arrosage quotidien donnait 6,4 kg par pied, contre 7,1 kg avec quatre apports dans la journée.
Ces deux résultats vont ensemble, parce qu'ils relient les deux variables. Un petit volume ne condamne pas la récolte : il faut arroser plus souvent. Essais conduits sous serre, hors-sol, sur perlite et tourbe, avec une fertigation pilotée, ce qui invite à transposer la direction de l'effet et non les kilos.
Monter en volume n'apporte pas non plus un gain garanti. Toujours sur tomate hors-sol, des contenants de 6, 9, 12 et 15 litres par pied ont donné des rendements sans différence significative sur deux saisons d'essai. Ce que ces litres changent vraiment sur un balcon, c'est le nombre de fois où vous sortez l'arrosoir. Sur 12 litres annoncés, une journée de juillet se joue au litre près. Sur les 23 litres du 5 gallons, le pot encaisse la journée sans que la plante baisse la tête.
La hauteur compte autant que le diamètre
À volume égal, deux contenants ne se valent pas forcément. Une expérience sur tomate a comparé des conteneurs de 30 cm et de 15 cm de hauteur à volume constant : le rendement total et la part de fruits de première qualité étaient plus élevés dans les conteneurs les plus hauts, l'aération du substrat étant l'explication la plus probable.
Cette aération se joue contre la paroi. Le textile non tissé laisse passer l'air, et une pointe racinaire qui l'atteint s'assèche et cesse de s'allonger. Sur des arbres élevés en conteneur textile, ce mécanisme réduit le nombre de racines qui s'enroulent contre la paroi.
Les trois formats comparés ici mesurent 22, 25 et 28 cm de hauteur. Le 3 gallons est le plus plat, et le passage au 5 gallons n'ajoute pas seulement du diamètre : 3 cm de hauteur en plus, et 11 litres annoncés en plus.

Quelle profondeur offre un pot en tissu de 3 gallons ?
Vingt-deux centimètres de hauteur, dont deux réservés au bord libre : il reste une vingtaine de centimètres de substrat sous la plante. C'est assez pour une salade à couper, un fraisier ou une aromatique buissonnante. C'est trop court pour une carotte, une pomme de terre ou un pied de tomate indéterminée, qui ont besoin de descendre plus bas. Certains retours clients trouvent d'ailleurs le pot moins profond qu'attendu, un point à garder en tête avant d'y installer une culture racinaire.
Le volume n'est pas le seul critère : l'épaisseur du feutre et la tenue des coutures décident aussi de la durée de vie d'un contenant souple. Un pot qui garde sa forme cylindrique une fois rempli de substrat humide travaille mieux qu'un feutre fin qui s'affaisse.
Sur ce plan, le pot en tissu 3 gallons Jarditips est donné pour 12 litres annoncés, soit environ 11 litres de substrat dans un cylindre de 25 x 22 cm, avec une garantie de deux ans.
Quand passer au 5 gallons ?
Le 5 gallons change trois choses en même temps : 23 litres annoncés au lieu de 12, 30 cm de diamètre au lieu de 25, et un pot qui pèse près de deux fois plus lourd une fois rempli. Les poignées cousues servent à positionner le contenant vide ; elles ne sont pas dimensionnées pour soulever un pot de 5 gallons une fois rempli. Une fois rempli, le pot reste à sa place et se déplace par la base, sur une courte distance.
Le substrat compte aussi dans la décision : un sac de 50 litres remplit deux pots de ce format, contre quatre pots du format 3 gallons. Ce format n'est pas vendu à l'unité chez Jarditips : ses dimensions servent de repère pour situer le 3 gallons dans la gamme.
Si vous multipliez les plants plutôt que les gros volumes, un lot de cinq sacs de culture reprend exactement le format 3 gallons, dans les mêmes 25 x 22 cm. Pour une plante unique qui doit produire jusqu'en septembre, le volume du 5 gallons reste plus confortable.

Le 7 gallons est-il nécessaire ?
Le format 7 gallons, dont les dimensions figurent dans les variantes de la gamme, pousse le gabarit à 35 cm de diamètre pour 28 cm de hauteur. Sur un balcon, cela se paie en surface : en laissant dix centimètres entre les pots, un mètre carré accueille environ huit pots de 25 cm, six pots de 30 cm et cinq pots de 35 cm. Passer du plus petit au plus grand gabarit coûte trois places au mètre carré.
Ce qui décide à ce niveau, c'est souvent la profondeur. Une culture de pommes de terre demande plus de substrat sous les tubercules qu'un pot cylindrique n'en offre, même dans ce format : mieux vaut un bac. Quand plusieurs pieds doivent cohabiter sur la même surface, un bac surélevé répartit le volume sur une plus grande longueur et laisse plus de marge sous les racines.
Un dernier point, souvent découvert trop tard : un pot de 26 litres rempli ne se déplace plus à la main. Choisissez son emplacement avant de le remplir, quitte à le déplacer à vide par les poignées.
Choisir en deux questions
La première porte sur la plante à maturité : quelle hauteur atteint-elle, et jusqu'où descendent ses racines ? La seconde porte sur votre espace : combien de pots tiennent sur la surface disponible, et pourrez-vous les déplacer une fois pleins ? Deux mesures suffisent souvent à trancher, le diamètre du contenant et sa hauteur, parce qu'elles disent à la fois le volume de substrat disponible et la place que la plante occupera.
Quand vous hésitez, prenez le plus grand pour une plante qui reste en place jusqu'en septembre, le plus petit pour une culture courte de printemps. Et si la surface au sol manque, trois pots ronds de 25 cm occupent plus de place qu'un bac en tissu de 50 cm pour une longueur de culture comparable.

Trois formats, trois usages
Un 3 gallons pour une culture courte ou une plante isolée, un 5 gallons quand la plante doit tenir tout l'été, un 7 gallons quand il faut de la profondeur et que la place au sol le permet. Dans les trois cas, la hauteur du pot et son diamètre en disent plus que le chiffre de gallons inscrit sur l'étiquette.
Questions frequentes
Un pot en tissu de 3 gallons fait-il vraiment 12 litres ?
La fiche annonce 12 litres pour ce format de 25 cm de diamètre sur 22 cm de hauteur, pour environ 11 litres de substrat une fois le pot rempli. Un gallon liquide américain valant 3,7854 litres, le label 3 gallons correspond à 11,4 litres, proche de cette capacité réelle. Prévoyez donc une dizaine de litres de substrat utile par pot, sans chercher le litre près.
Quel volume faut-il pour une tomate en pot ?
Une tomate cerise déterminée se contente d'un 5 gallons de 23 litres annoncés, où la réserve d'eau tient plus longtemps. Dans un 3 gallons, avec ses 11 litres de substrat, elle pousse encore, mais avec un arrosage quotidien en juillet et août. Une tomate indéterminée, plus haute et plus gourmande, demande le format au-dessus.
Peut-on cultiver des pommes de terre dans un pot en tissu de 3 gallons ?
Non. Avec 22 cm de hauteur, ce format laisse trop peu de substrat sous les tubercules. Un bac surélevé convient mieux qu'un pot cylindrique, quel que soit son diamètre.
Combien de pots tiennent sur un balcon ?
Cela dépend de l'espacement que vous laissez entre eux. Serrés à dix centimètres, un mètre carré porte environ huit pots de 25 cm de diamètre, six pots de 30 cm et cinq pots de 35 cm. Pour des plantes hautes, écartez plutôt de quinze centimètres : vous perdrez deux places au mètre carré, mais les feuillages se gêneront moins pour la lumière.
Sources
- English-Units-to-SI-Units Conversion Factors. Petroleum Extension, The University of Texas at Austin.
- Tüzel, I.H., Tüzel, Y., Gül, A., Altunlu, H., Eltez, R.Z. (2001). Effect of different irrigation schedules, substrates and substrate volumes on fruit quality and yield of greenhouse tomato. Acta Horticulturae, 548.
- Tüzel, Y., Tüzel, I.H., Gül, A., Oztekin, G.B., Ucer, F. (2007). Tomato production in subirrigated systems. Acta Horticulturae, 747.
- Bar-Tal, A., Heller, H., Shawahnae, R., Amichai, M., Cohen, S., Guy, O., Segoli, M., Tuller, M. (2021). The effects of irrigation frequency on water and heat regimes in different substrates and their mixtures: tomato as a case study. Acta Horticulturae, 1321.
- Gilman, E.F. (2002). Fabric-Container-Grown Trees. EDIS, University of Florida IFAS, ENH870/EP126.

