Une pile de chaises ne ressemble à aucun meuble : un dos haut, un avant bas, une base étroite, et une hauteur qui grimpe à chaque chaise ajoutée. C'est pour ce volume-là qu'est taillée une housse de chaises empilables, et c'est la hauteur du dossier qui décide si la toile enveloppe la pile ou s'arrête à mi-chemin. Voici les trois cotes à relever, ce que la toile protège réellement, et ce que les acheteurs signalent sur sa durée.
En bref : trois repères avant de commander
La hauteur jusqu'au haut du dossier de la dernière chaise, la largeur et la profondeur de la pile au sol, et la présence d'un cordon dans l'ourlet du bas. Le format vendu affiche 64 x 64 cm de base, 120 cm à l'arrière et 70 cm sur le devant. La toile est un polyester noir doublé d'un enduit argenté, visible sous l'ourlet retourné, annoncé imperméable. Le colis contient la housse et une pochette de rangement.
La pile occupe un volume en L, pas un cube
Empilez les chaises et regardez ce que la pile dessine : les assises s'emboîtent, les dossiers s'alignent en escalier, et l'ensemble monte d'un côté seulement. Le point haut, c'est le dossier de la chaise du dessus. Le point bas, c'est l'avant, où les assises s'entassent sur quelques dizaines de centimètres. La housse suit cette géométrie avec un dos de 120 cm, un devant de 70 cm et une base carrée de 64 cm.
Un cube de toile, du genre couverture de table ou bâche plate, ne rend pas le même service sur une pile. Trop haut sur l'avant, il pend et forme un pli où l'eau s'installe. Trop large sur les côtés, il bat au vent et use ses coutures. Une housse de table de jardin taillée en volume épouse un plateau rectangulaire et ses pieds : la forme est décidée par le meuble, pas seulement par la cote.
La forme en L explique aussi pourquoi la marge de manœuvre est étroite. Sur un meuble cubique, quelques centimètres de trop se répartissent sur les quatre faces. Sur une pile, le dossier est seul à porter la hauteur, et c'est là que le débord se voit tout de suite. Une toile plate posée dessus retombe de façon approximative sur l'avant et découvre les pieds, alors que la housse en volume descend jusqu'aux dalles.
Mesurer la pile, dans cet ordre
Commencez par la hauteur. Le mètre se pose contre le dossier le plus haut, pas contre l'assise, et se lit jusqu'au sommet des montants. C'est la cote qui laisse le moins de marge : la base et la profondeur pardonnent quelques centimètres, le dos non.
Relevez ensuite la largeur et la profondeur au sol, au point le plus large. Les pieds s'écartent parfois plus que le siège, et les accoudoirs débordent sur les côtés. Une acheteuse signale justement qu'il manque un peu de largeur à la toile. Mesurez donc la pile telle qu'elle est, avec ses accoudoirs et ses pieds écartés, pas la chaise seule.
Dernier point, l'aplomb. Une pile qui penche présente un côté plus haut que l'autre, et la toile se tend d'un côté en flottant de l'autre. Redressez la pile avant de commander, ou acceptez de perdre la hauteur du déséquilibre. Le nombre de chaises, lui, ne se lit sur aucune table de correspondance : avec un format unique, des acheteurs couvrent quatre chaises, d'autres cinq avec accoudoirs, d'autres six en forçant. La housse de chaises empilables ne se décline qu'en un seul format, 64 x 64 x 120 cm, et c'est votre relevé qui tranche.

Ce que la toile arrête, et ce qu'elle laisse passer
La pluie, d'abord : une toile annoncée imperméable encaisse les averses à la place des chaises, et l'ourlet descend jusqu'au sol. La poussière et le pollen ensuite, qui se lavent sur la housse au lieu de s'incruster dans les jointures. Le rayonnement direct enfin, même si la toile chauffe à son tour et vieillit à cette place.
Une housse ne sèche pas une pile mouillée. Une fois l'ourlet serré, l'air circule mal sous la toile, et le bois comme l'acier restent au contact de l'humidité pendant des semaines. La conséquence est documentée. Sur du pin exposé dehors dans deux climats européens, l'altération de surface et la colonisation par les champignons de surface avancent ensemble. Le peuplement est plus riche en climat tempéré chaud. Les genres dominants, Cladosporium et Aureobasidium, sont ceux qu'on retrouve sur les bois de jardin gris et tachetés.
L'air humide suffit à les réveiller, sans une goutte de pluie. Sur des bois conservés à l'abri, deux moisissures courantes se développent et discolorent la surface dès 75 % d'humidité relative, en trois à quatre semaines. Une pile couverte humide réunit ces conditions : peu d'air, une température douce, et de l'eau prisonnière dans les creux. Ce constat vaut pour tous les meubles de la terrasse, et l'air enfermé sous une toile travaille de la même façon sur les coussins d'un salon.
Combien de temps une toile tient dehors
Les matériaux de jardin vieillissent au soleil, et le mobilier le montre avant la housse. Sur des composites bois-plastique exposés aux intempéries, la surface blanchit et se farine sous l'effet combiné du soleil et de l'eau, et la dégradation touche les deux matériaux à la fois. Un revêtement appliqué en surface améliore la tenue de la teinte. C'est l'argument le plus solide pour une housse : elle prend le rayonnement à la place des sièges.
Les polymères des sièges et des tables ne sont pas inertes non plus. Sur du polypropylène testé en vieillissement accéléré, la photo-oxydation dégrade les propriétés mécaniques, et des charges sont étudiées pour freiner ce travail. Une toile de polyester subit un vieillissement de même nature, à ceci près qu'elle est la pièce prévue pour cela.
Reste à savoir combien de temps. Les acheteurs répondent, et leurs réponses se recoupent : plusieurs trouvent le tissu fin, l'un d'eux note qu'il se détériore assez rapidement au soleil, un autre conseille de garder la housse aussi loin que possible de l'exposition. Deux avis parlent d'une durée d'un an, un troisième la juge suffisante pour une saison sous un soleil brûlant. Autrement dit, une housse de pile se consomme. Sur une terrasse plein sud, comptez une saison, davantage si vous rentrez la toile pendant les mois chauds. La page produit ne donne aucun indice de colonne d'eau, le repère qui permet d'ordinaire de comparer deux toiles. L'annonce s'en tient à imperméable et anti-poussière, ce que la surface perlée des photos confirme sans le chiffrer.
Le cordon fait ce que la taille ne peut pas
Le bas de la housse se termine par un ourlet froncé, traversé par un cordon qui ressort à une boucle, avec un bloqueur en plastique. Une fois la toile descendue sur la pile, tirez sur la boucle : l'ourlet se referme au pied des chaises et plaque la toile contre elles.
C'est la partie qui compte les jours de vent. Un acheteur décrit le serrage comme ce qui retient les chaises et les empêche d'être emportées ; un autre, avec six chaises empilées, précise que la toile descend presque jusqu'en bas et qu'il faut utiliser le cordon. Sans lui, le vent s'engouffre sous l'ourlet, gonfle la toile et la soulève par le bas. Le mécanisme n'est pas propre aux piles de chaises : une housse de barbecue posée sur une plancha se soulève par le même ourlet quand le cordon reste lâche.
Le contrôle tient en un tour de pile après chaque coup de vent : l'ourlet est-il toujours au sol, la toile est-elle toujours tendue ? Un pli relâché se rattrape en une minute, alors qu'une toile arrachée laisse les chaises dehors jusqu'au remplacement.

Une seule taille pour des piles très différentes
Le format unique a une contrepartie : il ne suit pas la diversité des piles. Une pile courte et large occupe la base sans monter, une pile haute et étroite utilise toute la hauteur en laissant du mou sur les côtés. Dans les deux cas, l'ourlet serré rattrape l'écart, à condition que la pile tienne sous les trois cotes.
Si votre pile dépasse, une seule protection de la gamme peut la reprendre. Pour un ensemble qui reste monté et dehors, une housse de salon de jardin taillée plus large couvre plusieurs meubles groupés d'un seul tenant. Le relevé se fait de la même manière, en commençant par la hauteur du point le plus haut.
Le reste n'est pas une affaire de choix cornélien. Ce que vous décidez, c'est la façon de vous en servir : couvrir sec, resserrer après chaque bourrasque, ranger pliée et propre à la fin de la saison. Une housse tenue ainsi dure plus longtemps qu'une housse laissée en place toute l'année.
Conclusion
Ce qui distingue une pile de chaises d'un meuble, c'est que sa hauteur n'est jamais acquise : elle dépend du modèle, du nombre de sièges et de la façon dont ils s'emboîtent. Le format vendu, lui, ne bouge pas. Prenez la mesure au dossier et comparez-la au dos de 120 cm. La toile, elle, est la pièce d'usure de l'ensemble : c'est elle qui prend le soleil, la pluie et le vent à votre place.
Questions frequentes
Combien de chaises entrent sous une housse de 64 x 64 x 120 cm ?
Le nombre de chaises compte moins que la façon dont elles s'empilent. Ce qui décide, c'est la hauteur du dossier le plus haut et l'épaisseur de chaque siège une fois superposé. Deux modèles de la même marque peuvent donner deux piles de hauteurs très différentes. Mesurez votre pile montée plutôt que de compter les sièges.
Que faire si la pile ne rentre pas sous la toile ?
Contactez-nous dans les 30 jours suivant la réception : nous vous indiquons la marche à suivre pour le renvoi et l'adresse d'expédition. La garantie légale de conformité couvre la housse pendant 2 ans à compter de la réception. Pour une pile qui doit rester telle quelle, une housse de salon taillée plus large prend le relais.
La housse protège-t-elle du gel ?
Elle arrête la pluie et la poussière, elle n'isole pas. Le froid traverse la toile comme il traverse une bâche. Ce qui abîme un siège en hiver, c'est l'eau restée entre deux surfaces, dans un angle de dossier ou sous une assise. D'où la règle : la pile se couvre sèche, et le cordon se resserre après chaque gros vent.
Comment entretenir la housse entre deux saisons ?
Une éponge à l'eau claire suffit pour la poussière et les traces de pollen, sans détergent agressif. Laissez sécher la toile dépliée à l'air libre, puis pliez-la dans sa pochette de rangement, à l'abri. Une housse rangée humide garde une odeur et se tache, et ce geste compte autant que l'exposition dans sa durée de vie.
Sources
- Poohphajai, F. et al. (2023). Fungal colonisation on wood surfaces weathered at diverse climatic conditions. Heliyon, vol. 9, n° 6, e17355.
- Kim, M.-J. et al. (2020). Experimental investigation of the humidity effect on wood discoloration by selected mold and stain fungi for a proper conservation of wooden cultural heritages. Journal of Wood Science, vol. 66, n° 1.
- Kiguchi, M. et al. (2007). Surface deterioration of wood-flour polypropylene composites by weathering trials. Journal of Wood Science, vol. 53, n° 3, p. 234-238.
- Baafif, M., Abdo, H. S. et Albedah, A. (2025). Enhanced UV resistance of polypropylene via copper nanoparticle incorporation for outdoor applications. Scientific Reports, vol. 16, n° 1.

