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Un goutte à goutte fait-il vraiment économiser de l’eau, et au bout de combien de saisons se rembourse-t-il ? La réponse dépend du climat de votre département, de ce que vous cultivez et de la façon dont vous arrosez aujourd’hui. Ce calculateur part du besoin réel de votre culture, puis applique aux méthodes d’arrosage les efficacités d’application indicatives de la FAO. Le résultat est un ordre de grandeur, pas une promesse.
Le volume qui n est pas preleve sur le reseau n est pas facture, et il n est pas non plus envoye a l egout : sur la plupart des services, la redevance d assainissement est assise sur le volume d eau potable consomme. La part fixe de l abonnement, elle, reste due.
Besoin utile du jardin
29,6 m³ par an
soit 296,0 mm d’eau sur la saison, pluie déjà déduite
Volume prélevé aujourd’hui
49,3 m³ par an
avec 60 % d’efficacité d’application
Eau économisée
16,4 m³ par an
33,0 % du volume prélevé, et 80 € par an à ce prix de l’eau
Retour sur investissement
À compléter
Renseignez le prix payé pour le kit pour obtenir ce chiffre.
| Mois | Pluie | Besoin utile | Prélèvement actuel | Prélèvement goutte à goutte |
|---|---|---|---|---|
| janvier | 62,0 mm | 0 L | 0 L | 0 L |
| février | 51,0 mm | 0 L | 0 L | 0 L |
| mars | 55,2 mm | 0 L | 0 L | 0 L |
| avril | 70,2 mm | 880 L | 1 470 L | 980 L |
| mai | 83,7 mm | 2 660 L | 4 430 L | 2 950 L |
| juin | 71,4 mm | 6 900 L | 11 500 L | 7 670 L |
| juillet | 68,8 mm | 9 610 L | 16 020 L | 10 680 L |
| août | 68,2 mm | 7 970 L | 13 280 L | 8 850 L |
| septembre | 78,9 mm | 1 530 L | 2 550 L | 1 700 L |
| octobre | 89,6 mm | 0 L | 0 L | 0 L |
| novembre | 89,7 mm | 0 L | 0 L | 0 L |
| décembre | 72,9 mm | 0 L | 0 L | 0 L |
| Année | 862,0 mm | 29 550 L | 49 250 L | 32 830 L |
| Prix du kit | Années pour rembourser |
|---|---|
| 20 € | 0,2 ans |
| 30 € | 0,4 ans |
| 50 € | 0,6 ans |
| 100 € | 1,2 ans |
| 200 € | 2,5 ans |
Ce calcul raisonne sur les moyennes climatiques de 1991 à 2020 et sur des efficacités indicatives de plein champ : il donne un ordre de grandeur, pas la facture de votre jardin. Il suppose que le goutte à goutte est bien entretenu et qu’il n’apporte pas plus d’eau que le besoin utile. Le détail de ce qui est compté, et de ce qui ne l’est pas, figure dans « Ce que ce calcul ne dit pas », plus bas.
Les trois efficacités sont des valeurs indicatives d’un manuel technique, pas les résultats d’un essai comparatif conduit dans un jardin. Nous les affichons avec leur niveau, le plus faible de notre échelle, et avec ce qu’il ne permet pas de dire.
Une pratique recommandée par des professionnels ou des institutions, sans protocole expérimental publié.
C’est de l’expérience accumulée, pas une mesure. C’est le plus faible de nos niveaux, et nous l’affichons comme tel.
Un jardin n’est pas un champ. Les efficacités du tableau 8 de la FAO décrivent l’application de l’eau sur une parcelle agricole, en planches, en raies ou en bassins, et non un arrosoir au pied d’un plant de tomate. Le manuel avertit lui-même que ces valeurs dépendent surtout de la méthode et de la rigueur de celui qui irrigue. Si vous arrosez déjà lentement, au pied, sans laisser l’eau ruisseler, votre efficacité réelle est meilleure que les 60 % retenus ici, et l’économie plus faible que celle affichée. Le goutte à goutte garde alors ses autres avantages : l’apport régulier et le temps passé.
Le goutte à goutte suppose un système entretenu. L’efficacité de 90 % vaut pour un réseau dont les goutteurs ne sont pas bouchés et dont la pression reste dans la plage prévue. Un réseau encrassé, percé ou mal réglé apporte mal, et parfois plus que le besoin. Nous ne déduisons aucune perte de cette nature, ce qui pousse le chiffre vers le haut.
La pluie est une moyenne de trente ans. Une année sèche demande plus d’arrosage, une année humide moins, et le calcul ne fait aucune place à une réserve utile du sol : il ne crédite pas l’eau stockée d’un printemps pluvieux. Le besoin utile affiché est donc un majorant, et l’économie comme le délai de remboursement le sont aussi : un sol profond qui garde l’eau de mars réduit l’arrosage de juillet, sans que ce calcul le sache. Il ne dit rien non plus du rendement, ni de la santé des plantes : la recherche compare surtout ces systèmes en agriculture, et nous ne transposons aucun de ces résultats au potager.
L’économie ne vaut que pour l’eau du réseau. Si vous arrosez à l’eau de pluie, à l’eau de puits ou à l’eau d’un forage que vous ne payez pas au mètre cube, les euros affichés ne veulent rien dire pour vous : lisez la ligne des mètres cubes économisés, qui reste juste. Enfin, le prix du kit est celui que vous saisissez, pas un prix Jarditips : il dépend de la longueur de tuyau, du nombre de goutteurs et du programmateur. Le calcul ignore aussi la durée de vie du kit, qu’il n’actualise pas : un tuyau qui craquelle au soleil ou des goutteurs bouchés rapprochent le remplacement, et un remboursement annoncé sur plusieurs années suppose que le réseau tienne jusque-là.
Les moyennes climatiques de la NASA, les coefficients culturaux de la FAO et le prix de l’eau de l’observatoire national sont publics et consultables sans compte. Pour un département, les moyennes du Rhône ont été relevées au point 45,758 de latitude et 4,835 de longitude, à 277 m d’altitude, sur l’API mensuelle de NASA POWER ; la méthode complète, mois par mois et coefficient par coefficient, est celle décrite ci-dessus. Les efficacités d’application se lisent au tableau 8 du manuel d’irrigation numéro 4 de la FAO, qui les donne comme indicatives.
Pour choisir le matériel, notre catalogue réunit les kits goutte à goutte, du tuyau de 10 mètres au réseau complet avec programmateur. Pour savoir combien d’eau votre jardin réclame avant de choisir la méthode, passez par le calculateur de besoin en eau d’arrosage.
Pour comprendre comment nous lisons une source et ce que nos niveaux de preuve veulent dire, consultez la page Sources et méthode.