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Voile d'ombrage triangulaire bleu ciel de 5 x 5 x 5 m tendue au-dessus d'une table de terrasse, trois pointes accrochées à un mur et à deux poteaux
Trois appuis quel que soit le format : c'est leur écartement qui décide de la surface ombragée, pas le nombre de points d'accroche.

5 x 5 x 5 ou 3 x 3 x 3 : ce que change la taille d'un triangle d'ombrage

8 min de lecture


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Trois mètres de côté ou cinq mètres de côté : quelle taille de voile d'ombrage triangulaire choisir ? Entre un modèle de 3 x 3 x 3 m et le grand triangle de la même famille, l'écart ne se résume pas à deux mètres de plus par côté. La surface couverte, l'écartement des appuis, la façon dont l'ombre tombe au sol et le prix ne bougent pas dans les mêmes proportions. Le chiffre imprimé sur le colis ne décide donc de rien : deux mesures prises chez vous comptent davantage, la portée disponible entre vos points d'accroche et la surface à mettre à l'ombre.

En bref

  • Un triangle de 5 m de côté couvre 10,8 m², un 3 m en couvre 3,9 m².
  • 3 m ou 5 m de côté : trois appuis dans les deux cas, écartés autrement.
  • Une toile protège surtout au centre de sa zone ; au bord, l'ultraviolet reste élevé.
  • Le petit format coûte moins cher, le grand revient moins cher au mètre carré ombragé.

Le côté annoncé n'est pas la surface couverte

La surface d'un triangle équilatéral suit le carré de son côté. Un modèle de 2 m de côté couvre 1,7 m², un 3 m en couvre 3,9 m², un 5 m en couvre 10,8 m². De 2 à 5 m, le côté est multiplié par 2,5 et la surface par plus de 6. Autrement dit, deux triangles de 3 m posés côte à côte totalisent 7,8 m² et réclament six points d'accroche, quand un seul triangle de 5 m couvre 10,8 m² sur trois points. Le format n'est donc pas qu'une affaire de place au sol : il décide aussi du nombre de fixations à poser.

Ces surfaces de toile ne disent pas encore à quoi elles servent. Un 2 x 2 x 2 m met à l'ombre un fauteuil ou un coin de repos. Un 3 x 3 x 3 m couvre une petite table et ses chaises. Un 5 x 5 x 5 m abrite une terrasse et sa table entière. Ces trois usages se lisent dans cet ordre : plus la zone de vie est vaste, plus le triangle s'agrandit vite.

Reste une précaution, et elle surprend souvent après réception. La cote annoncée se prend entre deux anneaux, pas bord à bord. Les trois bords de la toile rentrent en plus légèrement vers le centre : une fois tendue, la voile est un peu plus courte que le triangle théorique. Un acheteur d'un 3 x 3 x 3 m le note en cinq étoiles sur cinq. Sa réserve tient en une ligne : les côtés étant arqués, la couverture n'est pas exactement de 3 x 3 x 3. La remarque vaut pour tous les formats, et c'est elle qui pousse à garder une marge entre la portée de vos appuis et la dimension commandée.

Gros plan sur le bord arqué d'une voile d'ombrage bleu ciel et sur l'anneau en D cousu dans la sangle d'une pointe, toile tendue
Les trois côtés sont arqués vers l'intérieur de la toile : la dimension du colis se mesure d'un anneau à l'autre, jamais sur le tissu tendu.

Trois appuis dans les deux cas, écartés autrement

Le nombre de points d'accroche ne dépend pas de la taille. Un triangle, qu'il fasse 2, 3 ou 5 m de côté, se tend sur trois points. Ce qui change, c'est leur écartement. Le grand triangle demande trois appuis solides éloignés d'environ cinq mètres, le petit se contente de trois appuis rapprochés, qu'un balcon étroit peut réunir. Sur une terrasse de plain-pied, la question ne se pose pas ; sur un balcon, elle tranche à elle seule le format, puisque la façade et la rambarde y sont toujours proches l'une de l'autre.

Trois appuis suffisent, encore faut-il qu'ils tiennent. Un mur de façade, un poteau, un montant de garde-corps travaillent bien ; une descente d'eau pluviale ou un barreau horizontal, beaucoup moins. La nature du support pèse donc plus lourd que le nombre de points, et cela se décide avant de commander. Les appuis disponibles sur un balcon et la tension qu'ils acceptent se choisissent support par support, du mur plein au montant de rambarde.

Les cordes fournies prennent le relais quand l'anneau n'atteint pas le crochet. La pose se fait à deux, et il reste à reprendre la tension pointe par pointe après les premiers jours de vent.

Ce que l'ombre protège vraiment

Une toile tendue ne fabrique pas une zone uniformément sombre. Une campagne de mesures conduite dans 144 parcs de Denver et de Melbourne, avant et après la pose d'ombrages construits, a comparé le centre et le bord des zones couvertes, avec 1 144 relevés. Le contraste est net. Sous un ciel clair, la dose d'ultraviolet reçue en trente minutes au centre de la zone ombragée était de 1,1, contre 3,0 à sa limite, pour une même exposition. À l'échelle de l'essai, la dose moyenne au centre est passée de 3,39 à 0,93 entre l'avant et l'après-pose, soit 3,47 de moins que dans les zones laissées sans ombrage. Au bord, en revanche, aucune baisse : les relevés de bordure ne se distinguent pas de ceux des zones témoins.

Ce qui protège, c'est donc l'emprise de la toile, et son centre plus que ses bords. Un fauteuil installé sous une pointe, à la lisière de l'ombre, reste en pleine lumière. Cette protection varie aussi avec l'heure et le ciel : sous ciel clair, plus le soleil monte, plus l'ultraviolet filtré sous la toile augmente, tandis que les nuages le font chuter. La toile utilisée dans ces parcs retenait au moins 94 % de l'ultraviolet, et les coloris sombres laissaient passer moins de lumière que les clairs, avec une dose mesurée de 0,9 contre 1,4. Entre les formes d'ombrage testées, aucune différence significative n'est apparue : ce sont la toile et la surface couverte qui décident, pas le dessin de la voile.

Pour dimensionner, un second travail donne un repère utile. Une analyse d'ombrage menée sur une aire de jeu recommande d'ombrager au moins la moitié de la surface au sol. L'ombre visée doit atteindre environ deux fois et demie le diamètre de la table qu'elle abrite. Transposé à une voile, cela veut dire viser une emprise nettement plus large que le meuble, et non l'inverse. Cette étude porte sur des parasols. La hauteur de la toile change ensuite la donne. Dans l'essai des parcs, un ombrage dont l'entrée dépassait trois mètres protégeait moins que les structures plus basses. Le facteur de protection moyen tombait à 5,8, contre 16,7 dans le second cas, sur un nombre de relevés limité. Il y a là un arbitrage à assumer : assez haut pour circuler dessous, assez bas pour que la protection reste forte.

Ce que l'ombre change pour le sol et les plantes

Ombrager une parcelle ne fait pas qu'enlever du soleil aux feuilles. Un essai mené sur une vigne de raisin de table protégée par un filet de grêle, publié dans Acta Horticulturae, chiffre les effets de ce filet noir à effet d'ombrage de 20 %. Sous lui, la transpiration des vignes baisse de 4,0 % et l'évaporation de 15,5 %, deux résultats significatifs. La température des feuilles diminue nettement, celle de l'air à peine. Les auteurs en concluent que les besoins en irrigation sont plus faibles sous filet qu'en plein soleil.

Ce filet n'est pas une voile d'ombrage, et la nuance compte. Sa maille de 8 x 8 mm laisse passer l'air et une partie de la lumière, quand une toile enduite fait écran. Le sens de l'effet se transpose, sa valeur non : l'étude ne mesure aucune voile tendue, et aucun pourcentage ne peut être avancé pour elle. Ce qui reste vrai sous une toile, c'est que la surface du sol chauffe moins et que l'eau s'y évapore plus lentement. Sur un parterre, cela se traduit par des arrosages plus espacés, pas supprimés : c'est la plante qui donne le rythme, pas la toile.

Le grand triangle, le petit et le rectangle

Le prix suit la surface, mais pas dans les mêmes proportions. Le triangle de 5 x 5 x 5 m est vendu 127,90 €, le triangle de 2 x 2 x 2 m 27,90 €, et la voile rectangulaire de 2 x 3 m 49,90 €. Le grand triangle coûte un peu plus de quatre fois le petit, pour une surface un peu plus de six fois supérieure. Le mètre carré ombragé revient donc moins cher en grand format, à condition d'avoir où l'accrocher.

Le rectangle se joue autrement. Ses 6 m² couvrent une table longue d'un bout à l'autre, ce qu'un triangle ne sait pas faire puisque son ombre s'arrondit et laisse les extrémités au soleil. En échange, il réclame quatre appuis, deux sur chaque grand côté, souvent répartis sur deux murs face à face. Le triangle se contente de trois points, ce qui pèse lourd sur un balcon où le seul mur est la façade.

Le format se décide donc sur ces trois critères : la portée disponible entre vos appuis, la forme de la zone à couvrir, et le moment où vous l'occupez. Un balcon étroit accueille le petit triangle entre le mur et le garde-corps. Une terrasse avec une table carrée se satisfait d'un 3 x 3 x 3 m. Une tablée installée sous un grand triangle y gagne une ombre qui couvre la largeur de la table et les chaises, sans pied au milieu du passage.

Deux mesures avant de commander

La première est la portée entre vos appuis, fixations comprises, puisque la cote annoncée se prend d'un anneau à l'autre et que les bords arqués rognent encore le tissu. La seconde est la surface à mettre à l'ombre, en gardant en tête qu'une toile protège surtout son centre. Si les deux chiffres se contredisent, c'est la portée qui commande. Une voile plus grande que l'écart entre ses appuis ne se tend pas ; une voile un peu plus petite se rattrape avec les cordes fournies.

Reste à savoir où l'ombre tombera à midi. Ce repérage se fait avant de percer, jamais après.

Ombre portée d'une voile d'ombrage triangulaire sur des dalles de terrasse en fin d'après-midi, bord de l'ombre décalé par rapport aux appuis
L'ombre d'une toile fixe glisse entre le matin et le soir : ce n'est pas la même dalle qui est protégée à midi et à dix-huit heures.

Questions frequentes

Peut-on tendre un 5 x 5 x 5 m sur un balcon ?

Rarement. Il faut trois points d'accroche solides, éloignés d'environ cinq mètres, et un balcon n'offre qu'une façade et un garde-corps, séparés d'une distance bien plus courte. Le grand triangle vise une terrasse, une cour ou un jardin. Sur un balcon étroit, le petit format se tend entre le mur et la rambarde, qui sont justement rapprochés.

3 x 3 x 3 m ou 5 x 5 x 5 m pour ombrager une table ?

Un 3 x 3 x 3 m met 3,9 m² à l'ombre, de quoi couvrir une table carrée ou ronde et ses chaises. Pour une table longue, le triangle laisse le bout au soleil, puisque son ombre s'arrondit : la voile rectangulaire suit toute la longueur, au prix de quatre appuis au lieu de trois.

Que trouve-t-on dans le colis ?

La voile pliée et ses cordes, rien de plus. Les crochets ne sont pas fournis, parce que leur modèle dépend du support que vous avez : à visser dans la maçonnerie, à sangler sur un garde-corps. Comptez trois points de fixation et deux paires de mains : la tendre prend vingt-cinq minutes environ. Si le format reçu ne cadre pas avec vos appuis, le retour reste ouvert trente jours.

La toile laisse-t-elle passer la pluie ?

Le tissu est donné pour résister à l'eau : l'averse passagère glisse dessus sans s'installer. Tout se joue ensuite sur la pente. Si une pointe reste plus basse que les deux autres, l'eau file de ce côté plutôt que de s'accumuler en son milieu.

Sources