Un thermomètre hygromètre sans fil s'installe en deux temps et se lit toute l'année : la sonde part dehors, l'écran reste dedans, et les deux lignes de mesure s'affichent côte à côte sur la même façade. Deux choix décident de tout ce que vous lirez ensuite, l'endroit où la sonde passe ses nuits et celui où l'écran capte le mieux sa liaison. Voici l'ordre à suivre, et ce que chaque ligne permet de décider.
La mise en route, sur une table
Deux boîtiers, des piles AAA à prévoir, et un ordre à respecter. Aucune pile n'est fournie : la quantité exacte se lit en ouvrant les deux compartiments. Le premier contact se fait sur une table, les deux appareils allumés côte à côte : la ligne du dehors se remplit, puis le symbole de liaison apparaît, et c'est lui qui autorise la suite.
Ce face-à-face évite de chercher au fond du jardin une panne qui se règle au salon, et les retours confirment que les deux boîtiers se trouvent seuls, sans bouton à maintenir.
Cet ensemble remplace aussi un câble, et ce point compte. Un acheteur a remplacé un modèle à câble dont le fil était devenu inutilisable à force de passer dans l'embrasure des portes. Ici, plus rien ne traverse le cadre de la porte : l'ensemble à sonde extérieure Jarditips peut rester dehors en permanence.
Où poser l'écran, depuis le point où vous lirez
L'écran a deux contraintes à concilier : se lire sans effort depuis l'endroit où vous vivez, et rester à portée de la sonde. Les deux se concilient presque toujours, mais cela se vérifie sur place.
L'écran en main, postez-vous là où il vivra, à la hauteur de vos yeux, puis regardez le symbole de liaison depuis cet angle. Ce qui compte n'est pas la distance en mètres mais la matière traversée : un mur porteur, une cloison doublée, un réfrigérateur ou un miroir ne coûtent pas la même chose au signal. Un emplacement où le symbole reste franc vous évitera de redémarrer l'installation trois jours plus tard.
La pose est simple : béquille repliable sur une étagère ou un plan de travail, ou suspension au mur par l'ouverture en forme de serrure du dos. Inutile de le coller au plafond.
Reste le choix de la pièce : dans une chambre, l'écran dit s'il faut aérer avant de dormir ; dans une cuisine, il regarde le jardin au petit déjeuner. Pour l'air d'une seule pièce, sans sonde dehors, le bandeau à écran translucide suffit : il ne mesure que la pièce.
Poser la sonde dehors, à hauteur d'homme
C'est le seul vrai travail de l'installation, et deux erreurs y guettent : l'eau et le soleil.
L'eau d'abord. Le boîtier n'est annoncé nulle part comme étanche, et c'est la seule de ses limites qui se paie comptant : il lui faut quelque chose au-dessus d'elle, et un endroit où l'eau ne stagne pas à ses pieds, loin de l'aplomb d'une gouttière. L'autocollant au dos de la sonde demande d'ailleurs qu'elle reste debout, grille orientée vers le bas, pour que l'eau ne s'y accumule pas.
Le soleil ensuite, et c'est le point où la majorité des installations se trompent. Une sonde posée en plein rayonnement chauffe pour son propre compte, et la ligne du dehors décrit alors la paroi qui la porte, pas l'air du jardin. La règle des stations officielles le dit : l'air se mesure sous abri, à 1,5 m du sol, dans un caisson blanc et ajouré, pour que le capteur ne reçoive ni le soleil ni la chaleur de la terre. Votre sonde n'a pas ce caisson, mais elle peut en imiter l'effet : de l'ombre, du vide autour d'elle, et pas de pierre chaude derrière.
La hauteur, enfin, et c'est là que le jardin se venge. L'air froid s'accumule près de la surface et, sur un terrain en pente, il se met à descendre comme l'eau. Une sonde posée au sol, dans un creux, ou juste au-dessus d'un point bas lit donc l'air le plus froid du lieu, celui que vos plantes en pot subiront aussi. Le même document le signale pour les obstacles : une haie ou un muret en travers de cette pente bloque l'écoulement de l'air froid et aggrave le risque pour ce qui pousse en contrebas. Cherchez un sol plat, à hauteur d'homme, dégagé devant.

Lire les deux lignes, et savoir laquelle décide
Sur la façade, deux lignes se répondent : celle du dehors porte la température et le taux d'humidité du jardin, celle du dedans les mêmes valeurs pour la pièce. La date et l'heure se lisent dessous, sur un écran de 3,7 pouces.
Le taux d'humidité intérieur est la ligne qu'on regarde le moins, et c'est pourtant elle qui décide. Une étude menée sur les spores de Cladosporium cladosporioides montre que l'humidité pèse plus lourd que la température : à humidité égale, passer de 19 °C à 28 °C n'a guère changé leur résistance, alors que des périodes sèches à 40 % d'humidité relative les ont nettement plus éprouvées que des périodes à 60 %. Le levier n'est donc pas le chauffage, mais un air plus sec.
C'est exactement ce que le repère de confort de l'écran met sous vos yeux : un repère de sécheresse sous 30 %, un repère d'humidité au-delà de 70 %, et une zone médiane entre les deux. Ce repère ne juge que la ligne du dedans, jamais celle du dehors.
Le rétroéclairage, lui, n'est pas automatique : une touche en façade l'allume, et aucune durée d'éclairage n'est annoncée, ce qui ne laisse rien à régler.
Ces deux lignes servent ensemble : c'est l'écart entre l'air du jardin et celui de la pièce qui rend l'appareil utile, et cet écart se lit mieux sur une même façade que sur deux appareils séparés.

Les extrêmes des 24 heures, et ce qu'ils disent de la nuit
L'appareil garde le maximum et le minimum des dernières vingt-quatre heures, sur la ligne du dehors comme sur celle du dedans, et la touche MAX/MIN du dos les rappelle à l'écran. Sans elle, il faudrait être devant l'appareil au bon moment, c'est-à-dire vers cinq heures du matin en hiver.
Ce que vous lisez au réveil vaut mieux que le chiffre annoncé pour votre commune : le minimum annoncé est un minimum de l'air, relevé sous abri, alors que une goutte d'eau posée sur un fruit s'évapore et refroidit la chair qu'elle touche jusqu'à la température du thermomètre mouillé, sous celle de l'air, au point d'abîmer une culture sensible alors que l'air est resté au-dessus de zéro. Votre sonde ne lit pas la fleur, mais elle lit un air plus froid que celui de la station voisine.
Les nuits à surveiller ont un profil commun : une nuit claire et sans vent laisse l'air se refroidir sans brassage, et le gel s'aggrave encore avec une humidité marquée ou un sol sableux. Le même document donne des ordres de grandeur pour juger un relevé : sous -5 °C pendant plus de deux heures, ou sous -2 °C pendant une dizaine d'heures, les dégâts deviennent sérieux sur une végétation en pleine croissance.
Comparez ensuite ce minimum à celui annoncé pour la nuit : les deux ne se superposent jamais exactement, et ce que vous cherchez, c'est la nuit où votre relevé passe sous le seuil de la plante que vous protégez.
Pour un abri plutôt qu'un jardin, l'air d'une serre froide descend plus bas qu'un salon et remonte plus vite au soleil : cette sonde s'y prête bien, à l'ombre du vitrage.

Le dos de l'appareil, et le réglage qui bloque
La façade ne porte qu'une seule touche, en forme d'ampoule, celle du rétroéclairage. Tout le reste est au dos, aligné le long du bord supérieur, et les légendes y sont imprimées sous les touches, quatre en tout. La première porte le choix °F/°C, avec CLEAR juste en dessous ; la deuxième règle l'horloge, avec 12/24 en dessous ; les deux dernières, un moins et un plus, portent la légende MAX/MIN. Deux fonctions servent au quotidien : le rappel des extrêmes, et CLEAR, qui efface la mémoire pour repartir d'une fenêtre neuve. La bascule °F/°C, elle, ne change que l'écriture des chiffres.
La touche horloge est celle qui fait buter. La date et l'heure s'affichent en bas de l'écran, mais leur réglage passe par ce bouton du dos, et nous ne reproduirons pas ici une séquence que la notice donne mieux que nous. Un acheteur a écrit ne pas avoir compris ce réglage, et une pendule décalée reste décalée.
Reste l'accolade imprimée au-dessus du moins et du plus, avec le mot Calibration. Aucune procédure d'étalonnage n'accompagne l'appareil, et nous ne la devinerons pas : tant que le geste exact n'est pas documenté, ne touchez pas à ce couple de touches. Un relevé qui vous paraît faux se vérifie autrement : laissez une heure un thermomètre d'extérieur ordinaire à côté de la sonde, à l'ombre, puis comparez les deux valeurs.

Ce que l'ensemble ne fait pas
Le petit symbole de liaison n'annonce aucun réseau : il dit que la sonde et l'écran se parlent, rien de plus. Ni application, ni consultation depuis un téléphone, ni relevé à distance : un acheteur a signalé la confusion noir sur blanc. Pour lire vos valeurs depuis un canapé, il vous faut un autre appareil.
L'étendue de la liaison n'est pas annoncée pour ce modèle, et nous n'avancerons pas de chiffre. Ce qui décide n'est pas la distance en mètres mais la matière traversée : chaque cloison compte, et une pierre épaisse coûte plus cher au signal que trois mètres de plus dans la même pièce. Si le symbole faiblit, rapprochez les deux boîtiers ou retirez l'obstacle qui les sépare, puis refaites le test.
Aucune justesse chiffrée n'est annoncée, ni dehors, ni dedans. Les retours que nous recevons vont dans un sens rassurant, un acheteur trouvant les valeurs proches de celles d'un thermomètre classique, un autre les jugeant un peu en deçà. La bonne façon de s'en servir en découle : suivez les tendances et les écarts, pas la décimale.
Rien n'annonce la possibilité d'ajouter une seconde sonde : pour suivre plusieurs endroits, il faut une station à trois capteurs. Les piles AAA ne sont pas fournies, et le boîtier ne se recharge pas : ni prise, ni batterie, ni cellule solaire. Pour le reste, deux ans de garantie légale couvrent l'appareil, et vous avez trente jours pour changer d'avis.
Questions frequentes
Pourquoi la ligne du dehors reste-t-elle vide ?
Tant que la liaison n'est pas établie, la ligne du dehors ne se remplit pas. Reprenez les deux boîtiers côte à côte sur une table et attendez quelques minutes : ce sont la distance et les obstacles qui décident, pas un réglage. Si la ligne se vide après plusieurs mois de service, cherchez du côté de l'alimentation avant celui de la distance.
Faut-il effacer la mémoire chaque matin ?
Non, la mémoire glisse sur les vingt-quatre heures écoulées et se renouvelle d'elle-même : l'écran du matin ne montre déjà plus la nuit d'avant. La touche CLEAR sert seulement à repartir d'un compteur neuf, par exemple après une nuit si froide que vous ne voulez plus la voir trôner à l'écran.
Peut-on laisser la sonde dehors tout l'hiver ?
C'est l'eau qui pose problème, pas l'hiver : la fiche technique ne déclare pour ce boîtier aucune protection contre l'eau. Gardez la sonde sous un abri, jamais exposée à la pluie battante, et sachez qu'aucune plage de température de fonctionnement n'est annoncée non plus.
Le rétroéclairage s'éteint-il tout seul ?
Aucune durée d'éclairage n'est annoncée, donc ne comptez pas sur une extinction automatique minute par minute. La touche en façade allume la lumière quand vous en avez besoin, et c'est elle qu'il faut viser dans le noir. Un acheteur a trouvé ce rétroéclairage trop faible : visez la touche franchement plutôt que de plisser les yeux.
Sources
- FAO, 2005. Frost protection, fundamentals, practice and economics. R. L. Snyder et J. P. de Melo-Abreu, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
- Météo-France. Qu'est-ce que la température ?. Météo-France, rubrique La météo de A à Z.
- Météo-France, 2023. Les gelées printanières, un danger majeur pour la végétation. Météo-France, rubrique La météo de A à Z.
- Wu, H. et Wong, J. W. C., 2022. Temperature versus Relative Humidity: Which Is More Important for Indoor Mold Prevention?. Journal of Fungi, 8, 696.

