Présentation
Que mesure-t-on vraiment sous une serre ?
Un thermomètre hygromètre miniature posé au bon endroit vous dit deux choses que l'œil ne voit pas : la température de l'air autour de vos jeunes plants, et la quantité de vapeur d'eau qu'il contient. Sous un châssis ou dans une petite serre, ces deux valeurs bougent beaucoup plus vite que dans une pièce de maison. Un matin de mars sans soleil, il fait presque aussi frais que dehors, puis un rayon suffit à tout faire grimper en deux heures. Ce boîtier donne le chiffre avant que les feuilles ne le disent.
Où le poser pour qu'il dise la vérité ?
C'est la question qui décide de tout, et elle compte davantage que l'appareil lui-même. Un boîtier de ce genre ne mesure pas une serre, il mesure l'air qui le touche. Posez-le à hauteur de vos plateaux de semis, jamais au ras du sol où l'air reste froid et lourd alors que les godets, eux, sont déjà au chaud. Gardez-le à l'ombre d'une planche ou d'un feuillage, et surtout ne le plaquez pas contre le film ni contre une vitre : derrière un vitrage au soleil, il grimpe de plusieurs degrés et vous le croirez fautif. Comme il est minuscule, corriger l'erreur ne coûte rien, on le décale de vingt centimètres et on recommence.
Pourquoi si peu de choses à l'écran ?
Parce que c'est exactement ce qu'on lui demande. La face avant est presque entièrement occupée par l'écran à cristaux liquides : la température en gros chiffres sur la première ligne, le taux d'humidité sur la seconde, et à côté une petite frimousse. Trois visages se succèdent, du plus satisfait au moins satisfait, selon la combinaison mesurée : le visage satisfait demande une pièce entre 20 et 26 °C avec 40 à 70 % d'humidité relative, un air plus humide ou plus sec fait basculer la frimousse, et lorsque la température sort de cette plage sans que l'humidité quitte la fourchette, aucun visage ne s'affiche. La frimousse donne la tendance d'un coup d'œil quand vous passez devant, le chiffre à côté donne la valeur quand vous voulez la comparer à celle de la veille. Aucune touche en façade, rien à programmer : il affiche dès que vous le posez.
Jusqu'où peut-on lui faire confiance ?
Aucune précision de mesure n'est déclarée pour cet appareil, et nous n'irons pas en inventer une. Prenez-le pour ce qu'il est : un repère fiable pour décider d'entrouvrir une lucarne, d'ombrer un châssis, de bassiner une allée ou de rentrer un pot le soir, pas un instrument d'étalonnage. Pour ces décisions-là, il suffit largement, et c'est bien l'usage que les jardiniers font d'un appareil de cette taille.
Il se pose, ou il se colle
Le dos est nu : une trappe de pile ronde en son centre, et rien d'autre. Ni aimant, ni trou de suspension, ni béquille repliable : rien n'est fixé au boîtier. Plusieurs acheteurs signalent en revanche qu'un autocollant double face est fourni dans le sachet, de quoi le coller sur un mur ou sur une planche si vous préférez le fixer plutôt que le poser. Sans cet autocollant, il lui faut une surface plane, une étagère de serre, le rebord large d'un pot, une planche ou le haut d'un châssis.
L'air de la pièce, et rien d'autre à régler
Il ne donne ni l'heure, ni la date, ni les valeurs de la nuit passée, et il ne connaît que l'air qui l'entoure : il ne vous dira jamais ce qu'il fait dehors pendant que vous êtes dedans. Il n'a pas non plus d'indice d'étanchéité, il reste donc sous abri, serre, véranda, châssis, cabanon ou cave, jamais en plein air sous une averse. Si vous voulez lire l'écart entre le dedans et le dehors, c'est l'ensemble à sonde de la même famille qu'il vous faut, et s'il vous faut aussi l'heure sur le même écran, regardez plutôt le bandeau transparent.