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Jarditips
Quatre thermomètres hygromètres posés côte à côte sur une planche de serre : cadran, boîtier à écran, bandeau, sonde
Quatre façons de lire le même air, de 0 à 50,90 €

Thermomètre hygromètre pas cher : ce que coûte chaque façon de lire l'air d'un abri

8 min de lecture


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Le thermomètre hygromètre le moins cher de la famille n'a même pas d'écran, et c'est le seul qui ne réclame jamais de pile. Du cadran à 12,90 € à l'ensemble à sonde à 50,90 €, l'écart de prix ne suit pas l'ordre de la justesse : il paie ce qui s'affiche, ce qui reste en mémoire et le nombre d'endroits surveillés en même temps. Voici les cinq budgets possibles pour connaître l'air d'un abri, dont un qui ne coûte rien du tout.

En bref

  • Le minimum à dépenser : 12,90 € pour le cadran à aiguille, mécanique, sans pile et sans consommable.
  • 14,90 € pour le boîtier miniature : deux valeurs chiffrées, trois visages de confort, pile bouton fournie.
  • À 19,90 €, l'heure, la date et la mémoire des extrêmes s'ajoutent ; à 50,90 €, un second point de mesure, dehors.
  • Aucun de ces prix n'achète une justesse vérifiée : les quatre fiches de la famille restent muettes sur la tolérance de mesure.

Du zéro euro au second point de mesure

SolutionPrixCe que ce prix achète
Deux thermomètres et une mèche humide0 €une humidité calculée à partir d'un écart de températures, sans appareil dédié
Cadran à aiguille mécanique12,90 €deux valeurs lisibles de loin, sans pile et sans électronique, et deux vis de réglage au dos
Boîtier miniature à écran LCD14,90 €deux valeurs et une frimousse de confort, affichées dès la pose, sur pile bouton déjà installée
Bandeau à écran transparent à horloge19,90 €l'heure et la date en grands chiffres, et le maximum comme le minimum de la période, gardés à l'écran
Ensemble à sonde extérieure50,90 €un second point de mesure dehors, et les extrêmes des vingt-quatre dernières heures

Les quatre appareils du tableau lisent l'air à l'endroit où ils sont posés. Le dernier d'entre eux est le seul à lire deux endroits à la fois, et c'est à peu près la seule chose que son prix achète de plus que le boîtier à écran. Quant à la ligne à 0 €, elle n'est gratuite que parce que vous fournissez l'instrument, et il en faut deux.

Ramené à l'endroit surveillé, le classement se lit autrement. Un boîtier à 14,90 € renseigne un seul milieu : deux châssis séparés demandent deux appareils, et le budget double sans que la mesure change de nature. L'ensemble à sonde ne couvre pas deux châssis pour autant, car son second point est prévu pour rester dehors, face à la paroi. Il confronte un dedans et un dehors, il ne remplace pas un boîtier dans l'abri voisin. Le budget suit donc le nombre de milieux que vous voulez comparer, pas le nombre d'appareils que vous empilez.

Le moins cher de la famille est un cadran mécanique

Douze euros quatre-vingt-dix pour un cadran à aiguille, c'est le tarif le plus bas de la famille, et il paie un appareil que l'électronique n'égale pas sur un point : deux aiguilles devant une double graduation, de -30 à 50 °C et de 20 à 100 % d'humidité, dans un boîtier d'environ 7,5 cm de diamètre et 9 cm de haut, socle compris. Aucune pile, aucun écran, rien qui s'éteigne au mauvais moment et rien à remplacer. Il se déchiffre depuis l'entrée de la serre, là où un afficheur de la taille d'une pièce ne se lit qu'à bout portant. C'est aussi le seul des quatre à porter deux vis de réglage au dos du boîtier.

Ce qu'il ne fait pas mérite d'être su avant de commander : il n'affiche que ses deux valeurs. Pas de mémoire des extrêmes, pas de frimousse de confort, pas d'heure, pas de date. L'écart avec le boîtier à écran se limite à deux euros, et deux euros ne séparent pas deux niveaux de gamme. Ils séparent deux façons d'afficher la même mesure, l'une mécanique et l'autre numérique.

Cadran à aiguille mécanique d'un thermomètre hygromètre posé sur une planche de serre, deux graduations
Le cadran mécanique, seul appareil de la famille sans pile ni consommable

La justesse ne se paie pas ici

Le supplément de prix ne se retrouve pas dans la précision. Vérifier un thermohygromètre suppose de l'exposer à un air dont la teneur en eau est connue, et c'est ainsi que procède l'institut américain de métrologie : l'incertitude de sa référence tient dans 0,5 % de la valeur lue, un niveau qu'aucun boîtier de jardinerie ne revendique. Sur ce terrain, le cadran et l'écran se comportent de la même manière, comme le montre notre comparaison des deux technologies. Ce que l'argent achète, c'est ce qui s'affiche et ce qui se garde.

La question utile n'est donc pas de savoir lequel est le plus juste, mais lequel vous montrera les écarts que vous cherchez.

La méthode à zéro euro, et ce qu'elle exige

Elle existe, elle est enseignée, et elle ne suppose qu'un peu de soin. Deux thermomètres identiques, dont l'un a son réservoir entouré d'une mèche humide, sont exposés au même air. Le laboratoire de géographie qui enseigne cette méthode la fait pratiquer avec un psychromètre fronde, un appareil que l'on fait tourner dans l'air avant de lire : sans ce brassage, la mèche ne se comporte pas comme elle le doit. Vous relevez ensuite les deux températures, vous calculez leur écart, et cet écart vous donne l'humidité relative sur une table à double entrée. Rien de secret, donc, et aucun appareil à acheter. Une fois la table recopiée sur une fiche, la paire de thermomètres resservira à chaque nouvelle campagne : le coût de la méthode reste nul d'une saison à l'autre.

Trois conditions la rendent pourtant inutilisable chez beaucoup de jardiniers. Il faut deux thermomètres du même modèle, exposés ensemble au même air : avec un seul thermomètre au fond du châssis, la méthode est fermée. Il faut ventiler la mèche au moment de la lecture, ce qui suppose de sortir l'appareil ou de le placer dans un courant d'air. Et il faut la table de conversion sous la main, ou de quoi la reconstituer, ce qui reste faisable une fois pour toutes à l'atelier.

Si l'un des deux thermomètres manque, il reste une observation gratuite : l'eau qui se dépose sur la vitre la plus froide de l'abri signale un air qui a saturé pendant la nuit. Elle ne se compare pas d'une matinée à l'autre, et c'est toute la différence avec un appareil.

À 19,90 €, la mémoire et l'heure

Passer de 14,90 € à 19,90 € change ce que l'appareil retient. Le bandeau à écran transparent affiche l'heure et la date en grands chiffres et garde en mémoire le maximum et le minimum relevés : de quoi reconstituer la nuit au matin sans y être retourné. Cette mémoire attend votre prochaine lecture, puisque rien ne l'efface avant que vous ne la remettiez à zéro. Le partage entre les trois modèles à écran tient d'ailleurs à cela, à ce qu'ils affichent et ce qu'ils gardent, bien plus qu'à leur écart de prix.

Afficheur d'un ensemble thermomètre hygromètre relié à une sonde placée à l'extérieur d'une serre
Le seul appareil de la famille qui lit deux endroits en même temps

Le dernier cran, à 50,90 €, n'améliore pas la mesure : il en ajoute une seconde. Un ensemble à sonde place un point de mesure de l'autre côté de la paroi et garde le maximum comme le minimum des vingt-quatre heures écoulées, une fenêtre qui se referme d'elle-même au lieu d'attendre une remise à zéro. C'est le seul à comparer deux endroits au même instant, et donc à dire ce que la paroi vous fait gagner. Si vous vous contentez de comparer deux moments de la journée dedans, la dépense n'a pas d'objet.

Le seul appareil qui réclame un achat avant la pose

Trois des quatre appareils affichent dès la sortie du carton : le cadran mécanique se passe de pile, le boîtier miniature arrive avec la sienne en place, et le bandeau à horloge avec les deux qu'il demande. L'ensemble à sonde fait exception, et dans le mauvais sens pour un appareil de ce prix : ses piles ne sont pas fournies, et il faut donc les acheter avant la première mise en service. C'est le seul poste du tableau qui s'ajoute au prix affiché.

Ensuite, le consommable ne pèse plus grand-chose : un remplacement espacé, le jour où l'affichage pâlit, et rien du tout sur le cadran. Le poste qui pèse bien davantage est le nombre d'endroits à couvrir, et il ne se réduit pas en changeant de modèle : trois abris demandent trois appareils, sauf à en confier deux à la même sonde, ce qui n'est pas son usage.

La garantie ne bouge pas non plus avec le prix : les quatre fiches de la famille annoncent deux ans, du cadran le moins cher à l'ensemble le plus cher. Payer quatre fois plus n'allonge donc pas la couverture, et ne promet rien de plus sur la durée pendant laquelle l'appareil restera dehors.

Les plages de mesure ne suivent pas davantage le tarif. Le cadran s'arrête à -30 °C et ne descend pas sous 20 % d'humidité, quand le boîtier miniature couvre 10 à 99 % d'humidité et -50 à 70 °C. Ces deux fourchettes suffisent à un abri de jardin, et la plus large des deux n'est pas celle qui vous servira : le boîtier miniature accepte des froids qu'un abri français ne connaît pas et des airs plus secs que ceux que vous chercherez à repérer. Ce qu'il ajoute là est une réserve, pas un usage.

L'eau posée sur la feuille, que rien ne mesure

Reste la limite que le prix ne lève pas. Chez la pourriture grise des cultures sous abri, l'infection demande de l'eau posée sur le tissu pendant plusieurs heures, une condition que la fiche technique de l'université du Connecticut détaille et qu'aucun de ces boîtiers ne mesure. Deux abris peuvent afficher la même valeur, l'un avec des feuilles sèches et l'autre avec des feuilles mouillées : le seuil qui décide n'est pas celui qui s'affiche. Cela ne rend pas l'appareil inutile. Un air qui reste haut pendant des jours est un signal, et vous le verrez passer. Demandez-lui une tendance et des écarts, pas un verdict.

Questions frequentes

Le cadran à aiguille coûte-t-il moins cher que le boîtier à écran ?

Oui, 12,90 € contre 14,90 €, pour la même paire de valeurs affichée et la même garantie de deux ans. Les deux euros ne se retrouvent donc dans aucun relevé. Ils séparent deux sources d'énergie : le cadran se passe de pile pour toute sa vie, tandis que le boîtier miniature est vendu pile en place, qu'il faudra remplacer le jour où l'affichage pâlit. C'est le seul point sur lequel les deux modèles divergent vraiment.

Peut-on mesurer l'humidité sans acheter d'appareil ?

Oui, avec deux thermomètres du même modèle et une mèche mouillée. La méthode rend surtout service pour vérifier, une fois, si l'air d'un abri reste humide : quelques relevés sur une semaine suffisent à trancher, et elle ne coûte rien. Passé ce diagnostic, refaire le calcul chaque matin devient vite une corvée, et c'est là que le boîtier à 14,90 € reprend l'avantage.

Que faut-il acheter en plus de l'ensemble à sonde ?

Des piles AAA, le format que l'on trouve partout, à acheter avant de poser l'ensemble : c'est le seul appareil de la famille vendu sans son alimentation. Le boîtier miniature et le bandeau à horloge arrivent avec leurs piles bouton, et le cadran mécanique n'en utilise aucune. Passé ce premier achat, aucun des quatre ne réclame de consommable avant longtemps.

Faut-il un appareil par châssis ?

Oui si vos châssis sont séparés, car un appareil ne renseigne que l'air qu'il touche. C'est le poste qui décide du budget plus sûrement que le modèle choisi : suivre trois abris multiplie la dépense par trois, quel que soit le prix unitaire. Commencez par le châssis dont les nuits vous inquiètent, et gardez en tête que la formule à sonde est la seule à couvrir deux endroits avec un seul boîtier.

Sources

  1. Pundt, L., 2012, révision juin 2024. Botrytis Blight on Greenhouse Crops. UConn Extension, Integrated Pest Management, University of Connecticut.
  2. National Institute of Standards and Technology. Hygrometers. NIST, Sensor Science Division, Thermodynamic Metrology.
  3. Rodrigue, C. M. GEOG 140, Lab 4 : Atmospheric Moisture. California State University, Long Beach.