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Dans les communes de moins de 2 000 habitants, 34,6 % des composteurs dépassent dix ans

L’ancienneté déclarée du compostage des déchets alimentaires, commune par commune : un tiers de pratiques de plus de dix ans dans le rural, moins d’un cinquième dans les villes moyennes.

En bref

Le compostage est-il plus ancien dans les petites communes ?

Chez les personnes qui compostent leurs déchets alimentaires, 34,6 % de celles qui vivent dans une commune de moins de 2 000 habitants compostent depuis plus de dix ans, contre 25,9 % dans celles de 2 000 à 20 000 habitants et 18,6 % de 20 000 à 100 000 habitants. La pratique récente y est aussi la plus rare, 7,9 % depuis moins d’un an, dans l’enquête de l’ADEME conduite en janvier 2024.

La figure 56 de l’enquête ADEME sur les biodéchets croise la durée de pratique déclarée avec la taille de la commune de résidence. L’étude a été conduite par l’institut Qualitest du 9 au 31 janvier 2024, sur 1 023 personnes représentatives de la France métropolitaine, avec une précision annoncée de 3,10 points de marge. Une seule question a fourni ces durées, et elle n’était adressée qu’à ceux qui déclarent composter : les parts qui suivent décrivent ce groupe, jamais les ménages français dans leur ensemble.

34,6 %
dépassent dix ans de compostage dans les communes de moins de 2 000 habitants
7,9 %
y débutent leur pratique depuis moins d’un an, le niveau le plus faible des cinq tailles de commune
18,6 %
dépassent dix ans dans les communes de 20 000 à 100 000 habitants, le point le plus bas du croisement

Quatre durées, cinq tailles de commune

Taille de la communeMoins d’un an1 à 5 ans6 à 10 ansPlus de 10 ans
Moins de 2 000 habitants7,9 %32,7 %24,7 %34,6 %
2 000 à 20 000 habitants21,9 %33,8 %18,4 %25,9 %
20 000 à 100 000 habitants18,7 %50,0 %12,7 %18,6 %
Plus de 100 000 habitants17,5 %44,7 %16,9 %20,9 %
Agglomération parisienne21,2 %47,2 %11,9 %19,7 %

Durée déclarée du compostage des déchets alimentaires, par taille de commune. Chaque ligne totalise 100 %. Figure 56 de l’enquête, page 39. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Le gradient annoncé par le rapport est net sur la première moitié du tableau : plus la commune est petite, plus la pratique y est installée. On passe de 34,6 % de composteurs au-delà de dix ans dans le rural à 25,9 % dans les communes de 2 000 à 20 000 habitants, puis à 18,6 % dans celles de 20 000 à 100 000 habitants. La suite ne prolonge pas la pente : les communes de plus de 100 000 habitants remontent à 20,9 % et l’agglomération parisienne se situe à 19,7 %, au-dessus des villes moyennes. Le croisement porte sur cinq classes seulement, il décrit un contraste entre le rural et le reste, pas une décroissance continue.

Moins de 2 000 hab.34,6 %
2 000 à 20 000 hab.25,9 %
Plus de 100 000 hab.20,9 %
Agglomération parisienne19,7 %
20 000 à 100 000 hab.18,6 %

Part des personnes qui compostent depuis plus de dix ans, par taille de commune, classées de la plus forte à la plus faible. Figure 56 de l’enquête, page 39.

Le compostage récent se lit en creux

Les débuts de pratique racontent la même géographie à l’envers. Ils ne sont que 7,9 % dans les communes de moins de 2 000 habitants, contre 21,9 % dans celles de 2 000 à 20 000 habitants et 21,2 % dans l’agglomération parisienne : le geste y est plus récent, porté par des installations collectives que le rural n’a pas attendues pour composter. La tranche des un à cinq ans est partout la plus fournie, jusqu’à 50,0 % dans les communes de 20 000 à 100 000 habitants, où les six à dix ans tombent à 12,7 %.

L’écart entre tailles de commune peut se lire avec la composition de l’échantillon, donnée en annexe : 20,8 % des répondants vivent dans une commune de moins de 2 000 habitants, 17,9 % entre 2 000 et 20 000, 14,1 % entre 20 000 et 100 000, 30,9 % dans une commune de plus de 100 000 habitants et 16,1 % dans l’agglomération parisienne. Les cinq classes sont donc inégalement représentées, et les plus petites sont les moins nombreuses dans l’enquête.

Ce que l’enquête avance pour l’expliquer

Le rapport attribue ce gradient à la présence de jardins, qu’il mesure par ailleurs : la part des répondants ayant accès à un jardin diminue à mesure que le nombre d’habitants de la commune augmente (figure 13, page 13). Il ajoute une distinction de pratique : le compostage individuel est installé de longue date, alors que le compostage partagé, plus répandu en ville, se développe depuis plus récemment. Il présente ces deux pistes comme des explications, sans les tester statistiquement.

Rien, dans ces écarts, ne change la façon de démarrer un composteur : le choix se joue sur la contenance, sur la place au jardin et sur la distance depuis la cuisine. Notre rayon composteurs regroupe les bacs à trappe comme les modèles souples. Deux fiches voisines prolongent celle-ci : l’ancienneté du compostage région par région et depuis quand les personnes qui compostent le font. Pour la pratique elle-même, la part des foyers qui compostent donne l’équipement utilisé et les motivations déclarées.

Questions fréquentes

Où le compostage est-il pratiqué depuis le plus longtemps ?
Dans les communes de moins de 2 000 habitants : 34,6 % des personnes qui y compostent leurs déchets alimentaires affichent plus de dix ans de pratique, contre 25,9 % dans les communes de 2 000 à 20 000 habitants et 18,6 % dans celles de 20 000 à 100 000 habitants, d’après l’enquête de l’ADEME conduite en janvier 2024.
Le compostage est-il plus récent dans les grandes villes ?
Pour les débuts de pratique, oui : 21,9 % des composteurs des communes de 2 000 à 20 000 habitants et 21,2 % de ceux de l’agglomération parisienne ont commencé depuis moins d’un an, contre 7,9 % dans les communes de moins de 2 000 habitants. Le rapport relie ce décalage au compostage partagé, plus récent et plus répandu en ville.
Pourquoi les petites communes comptent-elles plus de pratiques anciennes ?
L’enquête met en avant la présence d’un jardin, qui recule quand le nombre d’habitants augmente, et suit l’ancienneté de la pratique. Elle distingue aussi un compostage individuel installé de longue date et un compostage partagé plus récent. Ces deux explications sont présentées comme des pistes, sans test statistique.
Ces chiffres décrivent-ils l’ensemble des ménages français ?
Non. La question sur la durée n’était adressée qu’aux personnes déclarant composter, une partie des 1 023 répondants. Les proportions décrivent donc les composteurs, pas la population française.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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