Ces repères viennent de la fiche filière apiculture publiée par FranceAgriMer et de l’Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, deux documents qui décrivent la campagne 2024. Le nombre d’apiculteurs et de ruches sort du fichier des déclarations DGAL, un recensement administratif. Les rendements, les volumes par taille d’exploitation et les débouchés viennent de l’observatoire, qui repose sur les réponses de 4 002 apiculteurs, soit 5,8 % des apiculteurs déclarés : ce sont des résultats d’enquête extrapolés, pas un comptage exhaustif.
Huit apiculteurs sur cent détiennent 71 % des ruches
| Taille de l’exploitation | Part de la production 2024 |
|---|---|
| Moins de 50 ruches | 23,9 % |
| De 50 à 149 ruches | 11,4 % |
| De 150 à 199 ruches | 6,3 % |
| De 200 à 399 ruches | 20,9 % |
| Plus de 400 ruches | 37,4 % |
Répartition des 21 585 tonnes de miel de 2024 selon la taille du cheptel, en pourcentage des volumes. Les apiculteurs de plus de 50 ruches concentrent 76 % de la production et ceux de plus de 200 ruches 58 %. Les totaux publiés sont arrondis au dixième. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, FranceAgriMer.
Le déséquilibre du cheptel est le fait marquant de la filière : 5 854 apiculteurs détiennent plus de 50 ruches, soit 8,5 % des déclarés, et ces exploitations portent 1 317 546 ruches sur 1 858 646, soit 70,9 % du cheptel national. À l’autre bout, 62 717 apiculteurs déclarent moins de 50 ruches, et 2 431 sont des professionnels de plus de 200 ruches. L’observatoire note que la forte hausse du nombre de petits déclarants en 2024, 4 964 de plus qu’en 2023, tient surtout à une campagne d’information de la DGAL sur l’obligation de déclaration, pas à une arrivée réelle d’apiculteurs.
La récolte 2024 recule de 28 %
| Saison | Ruches hivernées | Dont chez les plus de 50 ruches |
|---|---|---|
| 2017/2018 | 1 471 361 | 1 018 754 (69,2 %) |
| 2018/2019 | 1 584 268 | 1 099 201 (69,4 %) |
| 2019/2020 | 1 740 646 | 1 180 039 (67,8 %) |
| 2020/2021 | 1 808 088 | 1 256 721 (69,5 %) |
| 2021/2022 | 1 755 356 | 1 263 802 (71,9 %) |
| 2022/2023 | 1 792 420 | 1 284 360 (71,7 %) |
| 2023/2024 | 1 858 646 | 1 317 546 (70,9 %) |
Nombre de ruches mises à l’hivernage en France, saison par saison, et part détenue par les apiculteurs de plus de 50 ruches. Le cheptel progresse de 3,7 % sur la dernière saison, mais la production recule : elle est portée par le rendement, pas par le nombre de ruches. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, FranceAgriMer.
Le rendement moyen s’établit à 15,2 kg par ruche en production en 2024, contre 22,5 kg en 2023, soit une baisse de 32 % qui explique l’essentiel de la chute de production. Un printemps pluvieux, froid et venteux a lessivé le nectar et retardé les miellées. L’écart entre profils reste large : 12 kg par ruche chez les apiculteurs de moins de 50 ruches, contre 18,2 kg chez ceux de plus de 400 ruches. Sur dix ans, seule la campagne 2021 avait fait moins bien, avec 14 kg par ruche.
Le miel bio représente 12 % des volumes
La production bio recule comme la conventionnelle, et même un peu plus : 2 611 tonnes en 2024 contre 4 500 tonnes en 2023, pour un rendement de 14,6 kg par ruche en production, proche du conventionnel. Elle reste portée par les grandes exploitations, la part du bio étant plus élevée chez les apiculteurs de plus de 50 ruches. La filière produit aussi 3 412 kg de gelée royale, dont 61 % en bio, 112 tonnes de pollen et 5 234 kg de propolis en 2024.
Part des 21 585 tonnes de miel de 2024 écoulées par chaque débouché, en pourcentage des volumes commercialisés. Les autres canaux, dont la vente en ligne, les restaurants, l’industrie agroalimentaire et les emplacements de ruches réglés en miel, représentent chacun moins de 3 %. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, FranceAgriMer.
La production française ne suffit pas à la consommation nationale, estimée à environ 45 000 tonnes par an : la France a importé 33 746 tonnes de miel en 2024 pour 102 millions d’euros. Côté consommateurs, 37,4 % des foyers français ont acheté au moins une référence de miel dans l’année, et 18 650 tonnes ont été vendues en grande distribution à un prix moyen de 11,68 € le kilo. Si vous cherchez à favoriser les abeilles chez vous, les gestes déclarés par les jardiniers sont sur ce que les jardiniers font pour les pollinisateurs, et les abris pour les insectes dans notre sélection d’hôtels à insectes.