Ces repères viennent de l’étude Kantar TNS pour VALHOR sur la disparition des pollinisateurs, conduite du 4 au 18 janvier 2019 auprès de 2 809 foyers représentatifs des foyers français. La question porte sur ce que ces foyers font, ou envisagent de faire, en faveur des abeilles et des insectes pollinisateurs, dans le jardin comme sur un balcon ou une terrasse : ce sont des pratiques déclarées, pas un relevé de terrain. Depuis, les enquêtes publiées mesurent surtout le niveau de préoccupation, que l’étude BVA Xsight pour SEMAE de 2025 chiffre plus bas.
Huit foyers sur dix ont déjà fait un geste
| Action déclarée | Déjà fait | Envisage | Déjà fait ou envisagé |
|---|---|---|---|
| Réduire l’usage des pesticides | 82 % | 7 % | 89 % |
| Acheter des plantes à fleurs | 48 % | 27 % | 75 % |
| Chercher des informations sur les plantes qui attirent les abeilles | 28 % | 34 % | 62 % |
| Demander conseil en magasin | 27 % | 37 % | 64 % |
| Installer un abri pour les abeilles | 17 % | 31 % | 48 % |
| Parrainer une ruche | 6 % | 25 % | 31 % |
Actions déclarées en janvier 2019 par les 2 809 foyers du panel Kantar TNS, en pourcentage des foyers. La dernière colonne est le total publié par l’étude, qui additionne les deux précédentes. Source : étude Kantar TNS pour VALHOR.
Le classement se lit par ordre de facilité : réduire les pesticides ne demande aucun achat et concerne 82 % des foyers, alors que 17 % seulement ont déjà installé un abri pour les abeilles, même si 31 % de plus l’envisagent. Les foyers qui ne font rien se concentrent dans trois profils : 11 % des moins de 35 ans, 10 % des habitants de la région parisienne et 16 % des personnes vivant dans un appartement sans balcon ni terrasse.
Les plantes mellifères, visées par un foyer sur deux
Cet achat est déjà une habitude pour une partie d’entre eux : parmi les foyers qui visent un achat de plantes mellifères, 67 % achètent déjà des plantes ou arbustes à fleurs. En magasin, l’information au plus près de la plante reste la préférence : 77 % des acheteurs potentiels souhaitent une étiquette indiquant que la plante est favorable aux pollinisateurs, et 35 % un rayon dédié, plusieurs réponses étant possibles.
En 2025, la préoccupation des jardiniers se maintient
Ce résultat vient de l’enquête BVA Xsight pour SEMAE menée auprès de 1 000 jardiniers amateurs du 28 mai au 6 juin 2025. La préservation des pollinisateurs y arrive en tête des neuf sujets de préoccupation testés, devant la sécheresse et la santé du sol, à 90 % chacun. Le niveau d’importance n’est pas une pratique : il mesure l’attention portée au sujet, pas les gestes réellement faits au jardin.
Sur quelles surfaces ces gestes se jouent
| Superficie du jardin | Part des jardiniers amateurs |
|---|---|
| Moins de 100 m² | 36 % |
| De 101 à 200 m² | 24 % |
| De 201 à 500 m² | 21 % |
| De 501 à 1 000 m² | 11 % |
| Plus de 1 000 m² | 8 % |
Superficie du jardin déclarée par les jardiniers amateurs qui cultivent un potager dans un jardin, base 832 répondants. Les potagers sont plus petits : 72 % des jardiniers amateurs de la même enquête déclarent un potager de 50 m² ou moins. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE, terrain de mai à juin 2025.
Le sujet se joue donc d’abord sur de petites surfaces : 81 % des jardiniers amateurs qui cultivent un potager en jardin déclarent un jardin de 500 m² ou moins, et un répondant sur trois est sous les 100 m². Quelques plantes en pot, une bordure non tondue ou un massif de fleurs suffisent à entrer dans les pratiques citées par l’étude. Les abris vendus pour les insectes se lisent dans notre sélection d’hôtels à insectes, et la place du jardin dans les foyers français dans combien de foyers ont un jardin. Les achats de plantes mellifères et ce que les enquêtes en mesurent sont sur la fiche plantes mellifères dans les jardins.