Ces trois repères ne viennent pas d’une même enquête, et c’est ce qui rend le sujet délicat à résumer : chacun porte sur une population et une question différentes. La revue de VALHOR sur la place du végétal en ville rassemble cinq études françaises menées entre 2021 et 2026, un sondage Harris Interactive pour l’ANRU de juin 2021, une enquête Ifop pour Optimhome de mai et juin 2021, l’observatoire de l’Obsoco et de Chronos avec l’Ademe publié en octobre 2021, un baromètre Ipsos pour l’Association des petites villes de France de la même période, et le baromètre 2026 du réseau francophone des villes amies des aînés.
Acheter un logement en regardant le quartier
C’est la valeur la plus élevée de la série, et son périmètre compte autant que son niveau : elle ne dit pas que 91 % des Français cherchent un jardin, mais que l’environnement végétal du quartier pèse dans la décision d’achat. L’enquête Ifop pour Optimhome porte sur la vague 8 de son étude des comportements d’achat et de vente de biens immobiliers, menée en mai et juin 2021. Pour un acheteur, la question ne se limite donc pas à la surface privée, mais à ce qui entoure le logement.
Votre extérieur reste un autre sujet : notre fiche Combien de foyers français ont un jardin détaille ce que les ménages font de leur jardin ou de leur balcon, et l’écart considérable entre la campagne et l’agglomération parisienne.
Ce qui est jugé efficace face à la transition écologique
Part des Français jugeant la mesure efficace pour adapter les territoires à la transition écologique. Observatoire des usages et représentations des territoires, Obsoco et Chronos avec le soutien de l’Ademe et de Bouygues Construction, octobre 2021.
Les deux mesures testées ne se situent pas à la même échelle : l’une porte sur les bâtiments eux-mêmes, l’autre sur un quartier entier. Leur écart de quatre points reste faible, ce qui indique que le public ne tranche pas entre ces deux manières de faire entrer le végétal en ville.
Dans les quartiers prioritaires, une attente plus marquée
Dans le sondage Harris Interactive pour l’ANRU de juin 2021, intitulé « Regards croisés sur la vie dans les quartiers populaires », 79 % des personnes résidant en quartier prioritaire de la politique de la Ville estiment qu’accorder plus de place aux espaces verts et à la végétalisation devrait être prioritaire. Le périmètre est ici explicite : la mesure porte sur les habitants des QPV, pas sur l’ensemble des Français.
Le baromètre Ipsos pour l’Association des petites villes de France, l’Agence nationale de la cohésion des territoires et la Banque des Territoires, publié le 28 octobre 2021, ajoute un repère voisin : 62 % des Français qui n’habitent pas dans une petite ville citent la proximité de la nature et des paysages comme premier avantage de ces communes. La formulation est négative, puisque l’enquête interrogeait les habitants des autres territoires sur ce qu’ils prêtent aux petites villes.
Ce que demandent les aînés
Attentes exprimées par les aînés situés en ville. Baromètre 2026 du réseau francophone des villes amies des aînés, « Ce que veulent les vieux », réalisé avec le soutien d’Axentia, juin 2026.
Le baromètre 2026 du réseau francophone des villes amies des aînés porte sur plus de 10 000 habitants consultés dans 130 villes. Les femmes représentent 72 % des réponses et les hommes 28 %, et les personnes de plus de 65 ans forment l’essentiel du panel, avec 42 % de 65 à 75 ans et 44 % de plus de 75 ans. Les jardins partagés arrivent en tête des attentes liées au végétal, devant les espaces de rencontre dans les parcs.
Les attentes exprimées ici portent sur l’espace public et le quartier. Ce que les ménages cultivent réellement chez eux est mesuré ailleurs : le hub des chiffres du jardin en France rassemble les fiches consacrées aux potagers, aux achats de végétaux et à l’eau d’arrosage.