Ce total vient du panel consommateurs Kantar mené pour FranceAgriMer et VALHOR. L’enquête est mensuelle et porte sur 7 000 foyers français formant un échantillon national représentatif. Elle couvre l’ensemble des achats de végétaux des particuliers : pour soi, pour offrir, pour le deuil, pour l’intérieur, et pour l’extérieur hors potager mais cimetière compris. Une quantité y compte une plante, un bouquet de fleurs, un sachet de graines ou un arbre. Les parts de chaque lieu d’achat pour l’année 2025 sont dans la fiche Où les ménages français achètent leurs plantes et leurs fleurs.
Sept lieux d’achat, de la jardinerie à la vente par correspondance
- Horticulteur ou pépiniériste détaillant
- Fleuriste
- Marché
- Jardinerie
- Libre-service agricole
- Graineterie
- Vente par correspondance
Cette définition est celle de la source, et elle est plus large qu’on ne l’attend : elle range les marchés et la vente par correspondance parmi les circuits spécialisés, aux côtés des jardineries, des libres-services agricoles, des fleuristes et des horticulteurs ou pépiniéristes détaillants. Les lieux qui n’entrent pas dans cette liste, grande distribution, magasins de bricolage et de décoration, solderies et foires, forment l’autre versant du marché, celui que la source oppose aux circuits spécialisés.
Un poids qui recule depuis la fin de la crise sanitaire
Le niveau de 2024 est un point d’étape, pas un palier. Depuis 2019, le poids des circuits spécialisés diminue pour l’ensemble des végétaux, et la source précise le sens du mouvement : la baisse est plus marquée en valeur qu’en volume. Autrement dit, ces circuits perdent plus de terrain sur les sommes dépensées que sur les quantités vendues, où ils conservent encore 60 % des achats.
Végétaux d’extérieur : moins de foyers en circuit spécialisé
Sur les végétaux d’extérieur d’ornement, cimetière exclu, la part des foyers qui achètent au moins une fois dans l’année en circuit spécialisé, hors marché, est passée de 30 % en 2022 à 28 % en 2024. La grande distribution recule elle aussi sur ce segment. En valeur comme en volume, le poids des lieux d’achat spécialisés baisse depuis 2022.
Végétaux d’intérieur : la fréquentation baisse, les volumes résistent
En 2024, quatre foyers français sur dix se sont rendus au moins une fois dans l’année dans un circuit spécialisé pour y acheter un végétal d’intérieur. La fréquentation de ces circuits, marché exclu, est passée de 45 % des foyers en 2022 à 40 % en 2024. Les dépenses en fleurs coupées y reculent, alors que la part de marché des plantes d’intérieur résiste en volume.
Ce que chaque circuit vend en propre
| Circuit | Spécialité dominante | Part des dépenses du circuit |
|---|---|---|
| Jardineries et libres-services agricoles | Plantes d’intérieur | 24 % |
| Producteurs | Végétaux d’extérieur | 59 % |
| Fleuristes | Fleurs coupées | 55 % |
| Grande distribution | Plantes d’intérieur | 52 % |
Part que représente la spécialité dans les dépenses des particuliers réalisées dans ce circuit, sur le marché des végétaux d’ornement en 2025, intérieur compris, potager et deuil exclus. Source : étude Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR.
Ces quatre circuits ne vendent pas la même chose. En jardinerie et en libre-service agricole, la clientèle vient chercher des plantes d’intérieur (24 % des dépenses), des arbres et arbustes d’ornement (21 %) et des plantes annuelles et bisannuelles (20 %), les fleurs coupées ne pesant que 11 %. Chez le producteur, l’achat direct reste lié au jardin : 59 % des dépenses y portent sur des végétaux d’extérieur, contre 32 % dans l’ensemble des lieux d’achat, et près de 30 % sur des arbres et arbustes fruitiers ou d’ornement, ce qui fait d’octobre un mois important dans ce circuit. Chez le fleuriste, les fleurs coupées forment 55 % des dépenses et les plantes vivaces, annuelles ou bisannuelles près d’un quart ; le deuil, cimetière et obsèques, y pèse plus du tiers des dépenses, 31 % contre 25 % dans l’ensemble des lieux d’achat. La grande distribution, enfin, reste orientée vers l’intérieur, avec 52 % de ses dépenses en végétaux d’ornement contre 43 % pour l’ensemble des lieux d’achat, et ses dépenses reculent de 12 % en 2025.
Les parts de marché de chaque circuit pour 2025, sur le périmètre plus étroit des végétaux d’ornement, sont réunies par le Baromètre du jardin français. Le poids des segments dans l’ensemble du marché, potager et deuil compris, est dans la fiche Comment se répartit la dépense en végétaux des ménages.