Ces chiffres viennent du rapport annuel du panel consommateurs Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, publié en juin 2026 sur les données 2025. Le panel interroge chaque mois 7 000 foyers représentatifs des foyers français, et ses résultats sont extrapolés à une base de 29 227 679 foyers et 52 374 719 individus de 18 ans et plus. Les achats liés au deuil y sont isolés : un végétal acheté pour une tombe relève du segment cimetière, un achat consécutif à un décès du segment obsèques, tous deux comptés séparément des végétaux d’ornement et d’intérieur destinés à la maison.
Un marché calé sur la Toussaint
Le cimetière est le segment le plus concentré de l’année : près de deux tiers des achats de végétaux qui lui sont destinés, en volume comme en valeur, ont lieu au quatrième trimestre, autour de la Toussaint. En 2025, les achats pour la Toussaint ne retrouvent pas leurs niveaux historiques et le segment repart à la baisse, de 7 % en volume comme en valeur, après une année de stabilité.
Les obsèques, un repli inédit
Les végétaux pour les obsèques concernent 7 % des foyers français, soit 4 % des individus de 18 ans et plus, un taux en recul pour la première fois depuis plusieurs années. Le segment affiche une nette décroissance des volumes, après trois années de croissance : 17 % de quantités en moins et 11 % de sommes dépensées en moins, malgré une hausse de la quantité moyenne et du budget moyen par foyer acheteur sur l’année.
Ce que ces deux segments pèsent
Rapportés à l’ensemble du marché, les deux segments de deuil restent minoritaires : 25 % des foyers achètent pour le cimetière et 7 % pour les obsèques, quand 68 % des foyers français ont acheté au moins un végétal en 2025, toutes destinations confondues. En dépenses, le cimetière capte 14 % du marché des végétaux en 2025 et les obsèques 9 %, deux parts qui restent derrière les végétaux d’extérieur d’ornement, détaillés dans la fiche Comment se répartit la dépense en végétaux des ménages.
Où ces végétaux s’achètent
Pour le cimetière, la grande distribution reste le premier circuit en volume et les fleuristes le premier en valeur, mais les deux reculent quand les jardineries gagnent des parts, en volume comme en valeur, tout comme les producteurs en quantités. Pour les obsèques, les fleuristes sont de loin le premier acteur, en volume comme en valeur, et regagnent une partie de leurs parts. Les jardineries progressent sur ce segment aussi, aux dépens de la vente à distance et de la grande distribution, toutes deux en recul.
Le budget moyen d’un foyer acheteur, tous segments confondus, est dans la fiche Combien les ménages dépensent en plantes et fleurs. Le nombre de foyers qui achètent des végétaux et la part des individus concernés sont dans Combien de Français achètent des végétaux chaque année.