Ces repères viennent du panel Kantar mené pour FranceAgriMer et VALHOR, publié en juin 2026 sur les données 2025. Le dispositif interroge chaque mois 7 000 foyers représentatifs des foyers français de 18 ans et plus.
Un recul qui vient du nombre d’acheteurs
Le marché ne se contracte pas parce que ceux qui achètent achètent moins. Les quantités achetées, le budget moyen annuel et le prix par végétal se stabilisent à des niveaux proches de ceux de 2024. Ce qui bouge, c’est le nombre de foyers acheteurs : 76 % avant la crise sanitaire, 68 % en 2025. Ce sont ces acheteurs en moins qui font reculer la dépense globale de 7 % en valeur, quand les volumes ne perdent que 1 %.
Part des foyers français ayant acheté au moins un végétal dans l’année. Source : panel Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, données 2025.
La structure des acheteurs se recompose dans le même mouvement : le nombre de gros acheteurs diminue, les petits acheteurs occasionnels deviennent plus nombreux. Le potager fait exception, avec des quantités achetées qui augmentent nettement, contrebalancées par un prix moyen en baisse. Le nombre de foyers qui cultivent un potager, lui, est détaillé dans la fiche Jardins d’agrément, potagers et vergers.
Une saisonnalité qui s’atténue
Le marché reste fortement saisonnier, mais les pics d’activité perdent en intensité. La baisse des dépenses se répartit désormais sur l’ensemble de l’année, même si elle reste plus marquée de février à mai. Autrement dit, le printemps pèse toujours lourd dans le budget végétal d’un foyer, mais moins qu’avant.
Ces 108 € décrivent les foyers acheteurs, pas l’ensemble des ménages, et ils ne couvrent que les végétaux : ni l’outillage, ni le mobilier, ni l’entretien. Le montant total du marché du jardin, tous circuits et tous articles confondus, est dans la fiche Le marché du jardin en France.