Ces parts sont celles de l’ensemble des ménages, pas seulement de ceux qui ont un jardin. Un ménage sur deux dispose d’un jardin, un sur cinq y cultive de quoi manger. Les 47 % restants n’ont aucun jardin.
Le potager est une affaire de densité
| Taille de la commune | Jardin d’agrément | Potager ou verger | Un jardin | Aucun jardin |
|---|---|---|---|---|
| Agglomération parisienne | 18 % | 4 % | 23 % | 77 % |
| 100 000 à 1 999 999 habitants | 29 % | 8 % | 38 % | 62 % |
| 20 000 à 99 999 habitants | 38 % | 16 % | 54 % | 46 % |
| 2 000 à 19 999 habitants | 43 % | 26 % | 69 % | 31 % |
| Commune hors unité urbaine | 43 % | 42 % | 85 % | 15 % |
| Ensemble des ménages | 34 % | 19 % | 53 % | 47 % |
Jardins individuels des ménages en 2017, en pourcentage de ménages, selon la taille de l’unité urbaine. Source : INSEE, enquête Budget de famille 2017.
D’un bout à l’autre du tableau, la part de ménages avec potager passe de 4 % à 42 %, soit un rapport de un à dix. Le jardin d’agrément, lui, ne varie que de 18 % à 43 % : c’est le potager, pas le jardin, qui distingue vraiment la campagne de la ville. La raison tient à la surface disponible, mais aussi au temps et à la stabilité résidentielle qu’un potager réclame.
Autre lecture du même tableau : dans les communes de 2 000 à 19 999 habitants, plus de deux ménages sur trois ont un jardin et un sur quatre y fait pousser des légumes. C’est la France des bourgs, et c’est là que se joue une bonne part du jardinage vivrier.
Une mesure ancienne, et pourquoi elle reste la meilleure
Source : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, publiée en mai 2021 sous le numéro 236 de la collection Insee Focus. C’est l’enquête la plus fine disponible sur le sujet, et aussi la plus ancienne des données de ce hub : aucune édition plus récente n’a été publiée à ce jour.
Ce que ces cultures rendent dans l’assiette et dans le budget est détaillé dans notre fiche sur l’autoconsommation du potager, et le profil des ménages qui cultivent dans Qui mange sa propre production.