Autrement dit, sur les quelque 21 millions de foyers avec un extérieur, la très grande majorité s’en occupe elle-même. Déléguer reste minoritaire, et le budget consacré à ces prestations se resserre.
Ce qu’on délègue vraiment
- 94 % des prestations relèvent de l’entretien, pas de la création de jardin.
- 59 % des foyers qui font appel à un prestataire le font pour l’élagage des arbres et la taille des haies : le travail en hauteur, celui qui demande du matériel.
- 75 % des prestataires sollicités sont des spécialistes du jardin, et 91 % des foyers concernés n’emploient aucun autre type de prestataire.
Le partage des tâches se lit aussi dans la fourniture des végétaux. Pour 68 % des prestations de plantation, c’est le foyer qui a fourni seul les plantes. Dans 26 % des cas c’est le prestataire, et dans 4 % les deux. Le jardinier professionnel est donc d’abord appelé pour ses bras et son matériel, moins pour ses conseils d’achat.
Un budget qui se resserre
Évolution du budget moyen consacré aux prestations, entre 2023 et 2025. Source : étude Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR.
On ne renonce pas au prestataire, on réduit la voilure : moins de passages dans l’année, des chantiers plus courts, une partie du travail reprise en main.
Reprendre la taille en main
Puisque l’élagage et la taille des haies sont le premier motif d’appel à un professionnel, c’est aussi le premier poste sur lequel on économise en s’équipant. Un taille-haie et un sécateur électrique couvrent les haies basses et les arbustes ; au-delà de trois mètres, et dès qu’il faut une échelle, le calcul change et le professionnel garde tout son sens.