Une édition par an, à la même adresse : la filière et ses emplois, les lieux où les ménages achètent leurs végétaux, les saisons, le commerce extérieur de l’horticulture d’ornement et le climat de l’année. Chaque chiffre porte son producteur et son année.
Ce que cette édition rassemble
Un baromètre ne vaut que par la date de ce qu’il publie. Les producteurs de chiffres ne sortent pas leurs publications le même jour : cette édition réunit six documents relus les 23 et 24 septembre 2026, dont les données vont de 2023 pour le cadre structurel de la filière à 2025 pour les achats des ménages et le climat. Chaque chiffre est donc écrit avec son année, et aucun tableau ne mélange deux millésimes sans le dire.
Cinq questions y trouvent leur réponse : qui compose la filière et combien elle emploie, où va le chiffre d’affaires des exploitations, où les ménages achètent leurs végétaux, quel est le solde du commerce extérieur des produits de l’ornement, et ce qu’a été l’année climatique. Une édition suivante reprendra l’ensemble à zéro plutôt que de compléter celle-ci : une valeur qui n’a pas été relue dans son document n’est pas reconduite.
Une famille de chiffres manque à cette édition, celle du contexte de consommation. La page du SDES sur les pratiques environnementales des Français a répondu une erreur de service les 23 et 24 septembre 2026, à chaque essai. Aucun chiffre de cette famille n’est republié tant que la source n’a pas été rouverte.
La filière, de l’exploitation au rayon
La filière horticole ornementale française ne se réduit pas à ses exploitations. Dans son infographie de juillet 2026, l’Interprofession VALHOR compte 47 031 entreprises spécialisées, qui emploient 205 288 personnes et génèrent 16.2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est une filière longue : elle réunit la production, le commerce, des grossistes aux jardineries, graineteries et fleuristes, et les entreprises du paysage. Ces trois étages sont réunis depuis 1998 dans l’Interprofession VALHOR, reconnue par les pouvoirs publics.
Entreprises, emplois et chiffre d’affaires des trois segments de la filière horticole ornementale française, et leur ensemble, édition de juillet 2026
Segment de la filière
Entreprises
Emplois
CA en Md€
Production, horticulteurs et pépiniéristes (2023)
2 741
15 545
1.8
Commerce, grossistes, jardineries, graineteries et fleuristes (2023-2024)
9 490
45 768
5.5
Paysage, entrepreneurs et paysagistes concepteurs (2024-2025)
34 800
143 975
8.9
Ensemble de la filière
47 031
205 288
16.2
Production, horticulteurs et pépiniéristes : Observatoire structurel des entreprises de production, étude AND International pour FranceAgriMer et VALHOR, données 2023.
Commerce, grossistes, jardineries, graineteries et fleuristes : Études AIR coop et Xerfi Specific pour FranceAgriMer et VALHOR, données 2023-2024.
Paysage, entrepreneurs et paysagistes concepteurs : Études Xerfi Specific et Xerfi Specific Unep pour VALHOR, données 2024-2025.
Les trois segments totalisent exactement l’ensemble de la filière. Le périmètre ne compte que les entreprises spécialisées : À cela s’ajoutent les semenciers en végétaux d’ornement, les libres-services agricoles, mais aussi le commerce exclusivement en ligne et la distribution non spécialisée.
La production seule, celle des horticulteurs et pépiniéristes, représente 2 741 entreprises et 15 545 emplois, pour 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires horticole : le reste de la filière vit de la distribution et du paysage, en aval. La fiche du hub donne aussi la contraction du secteur depuis 2021, entreprises perdues et surfaces sorties de production.
À l’échelle européenne, la France représentait 12 % de la valeur de la production horticole de l’Union en 2023, ce qui la place au 5e rang des pays producteurs, derrière les Pays-Bas, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, d’après Eurostat cité par la même fiche.
Part des principaux pays dans la valeur de la production horticole de l’Union européenne, 2023, part de la valeur produite dans l’Union, en pourcent
Poste
Part
Pays-Bas
31 %
Espagne
15 %
Italie
14 %
Allemagne
13 %
La France se situe juste derrière les Pays-Bas, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, qui réunissent à eux quatre 73 % de la valeur produite dans l’Union.
Où va le chiffre d’affaires des exploitations
Un producteur horticole ne vend pas qu’au particulier qui pousse la porte de sa serre. En 2023, le premier client des exploitations reste le particulier, à 24 % du chiffre d’affaires, suivi des jardineries à 21 %. Les entreprises du paysage et les collectivités réunies pèsent 14 %, soit presque autant que les grossistes seuls.
Répartition du chiffre d’affaires des exploitations par type de clients, 2023, part du chiffre d’affaires des exploitations, en pourcent
Poste
Part
Particuliers
24 %
Jardineries
21 %
Grossistes
15 %
Grandes surfaces alimentaires
9 %
Entreprises de paysage
8 %
Collectivités
6 %
Fleuristes
5 %
Les sept postes que la fiche détaille totalisent 88 % du chiffre d’affaires des exploitations horticoles françaises.
Ce que produisent les exploitations
La pépinière domine largement la production française : à elle seule, sapin de Noël compris, elle représente 44 % du chiffre d’affaires des exploitations, plus que les plantes en pot et les plantes à massifs réunies. Les fleurs coupées, feuillages compris, en forment 8 %, à égalité avec les postes classés en « Autres ».
Répartition du chiffre d’affaires des exploitations par famille de végétaux, 2023
Pépinière, sapin de Noël compris44 %
Plantes en pot16 %
Plantes à massifs10 %
Fleurs coupées, feuillages compris8 %
Autres8 %
Jeunes plants7 %
Vivaces et aromatiques6 %
Bulbes1 %
Répartition du chiffre d’affaires des exploitations par famille de végétaux, 2023
La pépinière, sapin de Noël compris, pèse à elle seule 44 % du chiffre d’affaires des exploitations, plus que les plantes en pot et les plantes à massifs réunies.
Où les ménages achètent leurs végétaux
En 2024, plus de 20 millions de foyers, soit 70 % des foyers français, ont acheté au moins un végétal, contre 76 % en 2019 : le taux se stabilise après une baisse continue depuis la crise sanitaire. Le budget moyen par foyer acheteur est descendu à 109 euros, son niveau le plus bas depuis 2019.
En quantités achetées, les jardineries et les grandes surfaces se partagent la première place, à 23 % chacune, devant le libre-service agricole à 14 %. Les fleuristes ne pèsent que 9 % des quantités, ce qui ne dit rien de leur poids en valeur : voir plus bas l’écart entre les deux lectures.
Part des lieux d’achat dans les quantités de végétaux achetées par les ménages, 2024
Jardineries23 %
Grande distribution23 %
Libre-service agricole14 %
Producteur12 %
Fleuristes9 %
Marché6 %
Magasin de bricolage ou de décoration5 %
Vente à distance4 %
Autres lieux4 %
Part des lieux d’achat dans les quantités de végétaux achetées par les ménages, 2024
En volume, jardineries et grandes surfaces se partagent la première place, à 23 % chacune, devant le libre-service agricole. Les fleuristes, premiers en valeur devant les jardineries, ne pèsent que 9 % des quantités.
Les achats de végétaux en 2025
Le panel consommateurs que Kantar tient chaque mois pour FranceAgriMer et VALHOR donne la lecture la plus fraîche de l’édition. Sur les végétaux d’extérieur, le printemps reste la saison qui compte : les achats d’avril, mai et juin forment 39 % des dépenses annuelles, et 24 % des foyers français y achètent au moins un végétal. L’automne en représente 19 %, avec 11 % des foyers. Les deux saisons reculent par rapport à 2024, de 13 % pour le printemps et de 8 % pour l’automne. Ce recul porte sur les montants : la part des foyers qui achètent baisse moins vite que les dépenses.
Par circuit, et sur l’ensemble des végétaux d’ornement, intérieur compris, les jardineries et libres-services agricoles restent le point de passage principal : 28 % des dépenses et 31 % des quantités. Elles dominent aussi chaque saison, avec 46 % des sommes dépensées au printemps et 42 % à l’automne. Les fleuristes, eux, réalisent 29 % des dépenses pour 13 % des quantités : c’est le premier circuit en valeur, porté par les fleurs coupées qui forment 55 % de leurs ventes. Les producteurs pèsent 9 % des dépenses et 11 % des quantités, mais ils sont le seul circuit en progression en 2025, de 5 % en valeur et de 8 % en volume. Ils deviennent le deuxième lieu d’achat de l’automne, avec 20 % des dépenses de la saison, ce qui correspond au moment où l’on plante les arbres et les arbustes.
La grande distribution recule pour sa part à 16 % des dépenses et 27 % des quantités. Le mouvement est installé : la part de foyers qui y achètent au moins un végétal dans l’année est passée de 43 % en 2021 à 36 % en 2025. Pour la répartition par semestre et par segment, la fiche Répartition de la dépense en végétaux détaille la part du premier semestre et le poids du potager, du cimetière et de l’ornement.
Reprise de ces chiffres : étude Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, données 2025, pages mises à jour en août 2026.
Le commerce extérieur des végétaux d’ornement
La France importe beaucoup plus de végétaux d’ornement qu’elle n’en exporte. Selon la douane française reprise par FranceAgriMer, l’année 2024 s’est close sur 1 010 millions d’euros d’importations pour 88 millions d’euros d’exportations, soit un déficit de 922 millions d’euros, le plus élevé des échanges de la filière mais en léger recul sur les dernières années. Les importations reculent de 7 % par rapport à 2023 et les exportations de 14 %.
Trois familles forment l’essentiel de ce que la France achète : les plantes d’extérieur et les fleurs coupées, à 30 % chacune de la valeur importée, puis les plantes d’intérieur à 26 %. À l’exportation, les végétaux d’extérieur d’ornement pèsent 58 % de la valeur, devant les fleurs coupées fraîches à 21 %.
Ce commerce est presque entièrement européen : l’Union à 27 fournit 93 % de la valeur importée et absorbe 72 % de la valeur exportée. Un pays domine les deux sens de l’échange : les Pays-Bas sont le premier fournisseur avec 58 % de la valeur importée, et le premier client avec 30 % de la valeur exportée, ce qui s’explique par l’existence de marchés aux fleurs où se croisent des produits venus du monde entier.
Le climat de l’année 2025
Le bilan annuel de Météo-France, publié le 21 janvier 2026, place 2025 au 4e rang des années les plus chaudes mesurées en France depuis 1900, avec une température moyenne de 14,0 °C. Elle se situe derrière 2022, 2023 et 2020, et devant 2024. Sur l’année, un jour sur 2 a dépassé la normale de saison, contre un jour sur 5 en dessous, et les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que les records de froid.
L’été 2025 a été le 3e été le plus chaud, avec 22,2 °C de moyenne, soit 1,9 °C au-dessus de la normale. Pour un jardin, cela se traduit en arrosage : le calculateur de besoin en eau donne le supplément à apporter département par département, et la fiche Normales climatiques et déficit d’arrosage chiffre ce que la pluie ne couvre pas. Les bilans de l’année 2026 se lisent au fil de leur parution sur la page des bilans climatiques de Météo-France.
Sources de l’édition
Chaque document repris dans cette édition, avec son producteur, l’année de ses données et la date qu’il affiche. Les liens mènent au document lui-même, pas à une page de présentation.
Les chiffres d’achats repris ici portent la mention exigée par leurs producteurs : étude Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR.
Méthode et révisions
Chaque valeur de cette édition a été relue dans le document cité, jamais reprise d’un article qui le commente. Trois cas demandent de la prudence et sont assumés. D’abord, les chiffres publiés en visuels ou en tableaux dont le texte n’est pas toujours sélectionnable : ils se lisent dans l’image, et nous n’en reprenons que ceux qui s’y lisent sans ambiguïté, avec leur libellé. Ensuite, les documents qui ne portent pas un seul millésime : l’année se relit dans le titre de chaque tableau, jamais à l’échelle de la page. Enfin, les publications qui ne couvrent qu’une partie des postes : quand un tableau détaille sept postes sur un total plus large, la page écrit ce que les sept totalisent et ne comble pas le reste.
Les familles de chiffres que cette édition ne republie pas sont écrites telles quelles en tête de page, avec leur motif, plutôt que laissées vides. Une édition suivante remplace celle-ci à la même adresse : les liens et les reprises d’infographies continuent de pointer au bon endroit, et le millésime se lit dans le titre. Si vous relevez une incohérence, une valeur mal datée ou une source plus récente, écrivez-nous à contact@jarditips.fr en précisant le tableau et la valeur.
Édition 2026 publiée le 24 septembre 2026. Les 18 sources du hub Chiffres du jardin en France restent consultables sur la page du hub.
Pour situer un jardin dans ces moyennes nationales, la page Chiffres du jardin en France range les questions chiffrées fiche par fiche, et la page Sources et méthode explique comment nous lisons une étude et affichons un niveau de preuve.