Le marché du jardin est stable en 2025, à -0,3 %. Cette moyenne recouvre des rayons qui vont dans des directions opposées, et c’est là que se lit le changement d’usage.
Évolution des ventes par rayon en 2025. Le rayon végétal est décrit comme globalement stable. Source : panel FJAF-FMB et NielsenIQ, publié par VALHOR.
Le jardin devient une pièce à vivre
Les deux rayons qui progressent décrivent le même mouvement : on aménage le jardin pour y passer du temps plutôt que pour l’entretenir. Mobilier, plein air, cuisson extérieure, décoration : ce sont des achats de confort, pas d’outillage. À l’inverse, le recul de 4,7 % des outils motorisés touche le poste le plus cher et le plus facile à reporter d’une année sur l’autre.
Un élément de contexte pèse sur la saison : l’été 2025 a connu un ensoleillement en hausse de 7 %. Un bel été remplit les terrasses, et fait vendre du mobilier plutôt que des tondeuses.
Ce que ça dit de l’équipement des foyers
Le recul de l’outillage motorisé ne signifie pas que les jardins sont moins entretenus. Il traduit un parc déjà équipé, des renouvellements décalés, et une part croissante de gestes qui ne demandent pas de moteur. L’arrosage en est l’exemple le plus net : une installation goutte à goutte remplace des heures d’arrosoir sans rien consommer d’autre que la pression du robinet.
Ces évolutions sont mesurées sur plus de 9 000 points de vente physiques, complétés par les données du e-commerce, par le panel de la Fédération des Jardineries et Animaleries de France avec la Fédération des Magasins de Bricolage, et NielsenIQ pour la grande distribution.