Les normales climatiques de Météo-France servent de référence pour situer une saison de jardinage. Elles sont calculées sur trente ans et mises à jour chaque décennie : les normales en vigueur couvrent la période 1991-2020 et sont utilisées depuis le 28 juin 2022, en remplacement des normales 1981-2010.
- La température moyenne a gagné +0,42 °C entre les normales 1981-2010 et 1991-2020.
- Le cumul de précipitations est inchangé entre les deux périodes de référence, à 935 mm : ce sont les saisons qui se déplacent, pas le total annuel. Le printemps est plus sec, et l’automne plus arrosé au sud de la Seine.
- Ces normales sont représentatives d’un climat centré sur les années 2005, pas du climat d’aujourd’hui : une normale décrit toujours le passé de trente ans.
Ces repères sont publiés par Météo-France. Ils décrivent une moyenne nationale : le climat de votre jardin dépend surtout de votre région, de l’altitude et de l’exposition. L’ampleur du réchauffement lui-même est détaillée dans notre fiche Le réchauffement du climat français.
Le déficit climatique d’arrosage
La pluie ne couvre pas partout ce que le climat demande au jardin. Sur les 96 départements métropolitains, le déficit climatique d’arrosage, autrement dit l’évapotranspiration de référence d’un mois qui dépasse la pluie de ce même mois, atteint 297 mm par an en moyenne par département, et 76 % de ce déficit tombe sur les seuls mois de juin, juillet et août.
Déficit climatique d’arrosage annuel, calculé à partir des moyennes mensuelles NASA POWER et de la méthode FAO-56. L’écart entre les deux extrêmes dépasse un facteur dix.
Un jardin des Bouches-du-Rhône doit donc combler plus de dix fois ce que réclame un jardin du Territoire de Belfort. C’est la raison pour laquelle un conseil d’arrosage national ne vaut rien : le détail mois par mois, pour chaque département et pour chaque culture, est dans notre calculateur du besoin en eau d’arrosage.
Pour passer de ces moyennes à la décision dans votre jardin, notre dossier Mesure et climat du jardinier relie pluie, gel et humidité aux gestes qui les suivent.
Le déficit est calculé à partir des moyennes mensuelles de NASA POWER et de la méthode d’évapotranspiration de référence du FAO Irrigation and Drainage Paper 56. Les dates de gel citées dans nos visuels s’appuient sur les stations GHCN-Daily de la NOAA. Pour dater le dernier gel de votre commune, notre calculateur de dates de semis donne les dates de dernière gelée à trois niveaux de risque.