Rapporté aux 148 litres d’eau par personne et par jour que retient l’ADEME, l’arrosage pèse donc autour de neuf litres quotidiens par personne, lissés sur l’année. Ce lissage est trompeur : l’arrosage ne consomme presque rien d’octobre à avril, et beaucoup sur quelques semaines d’été, au moment précis où la ressource est la plus tendue.
Ce que le pays prélève et ce qu’il consomme
La différence entre prélèvement et consommation est ce qui retourne au milieu : l’eau qui traverse une centrale ou une station d’épuration est prélevée mais rendue. Sur l’eau réellement consommée, l’agriculture pèse 58 % et l’eau potable 26 %. Le jardinage amateur est un sous-ensemble de ce dernier quart, et il n’est pas isolé dans les statistiques publiques.
La part de l’arrosage dans la consommation d’un foyer est une estimation de l’ADEME. Les volumes nationaux viennent du SDES, service statistique du ministère de la Transition écologique, en moyenne sur les années 2010 à 2019. Nous ne publions pas de part nationale du jardinage amateur : aucune source publique ne la mesure, et la déduire d’une règle de trois donnerait un chiffre faux.
Passer de la moyenne nationale à votre jardin
Ces volumes ne disent pas ce que demande votre jardin. Notre calculateur du besoin en eau d’arrosage donne, département par département, l’évapotranspiration de référence et le déficit climatique mois par mois sur 1991-2020.
- Pour savoir ce qu’un toit peut rendre de cette pluie, le calculateur de rentabilité d’un récupérateur d’eau de pluie fait le bilan de la cuve mois par mois, au prix moyen de l’eau.
- Pour chiffrer l’eau qu’un goutte à goutte fait économiser face à l’arrosoir, le calculateur d’eau économisée par un goutte à goutte part du même besoin utile et applique à chaque méthode les efficacités d’application indicatives de la FAO.
- Pour l’équipement lui-même, nos systèmes d’arrosage couvrent le goutte à goutte, les programmateurs et la récupération d’eau de pluie.
Le déficit de pluie que le jardin doit combler varie de un à dix selon le département. Ce calcul est détaillé dans notre fiche Normales climatiques et déficit d’arrosage.