La source est l’enquête Budget de famille de l’INSEE, dont les données 2017 ont été publiées en septembre 2020. Ces montants sont des moyennes annuelles par ménage. Le poste alimentation couvre les produits consommés à domicile, boissons non alcoolisées comprises. Les repas pris au restaurant, à l’hôtel ou à la cantine relèvent d’un autre poste de la même nomenclature, à 1 972 € par ménage et par an, et ne sont pas comptés ici.
Où part l’argent du repas
Dépense annuelle moyenne par ménage en 2017, par poste de la nomenclature de l’enquête. La barre la plus longue porte la viande. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE.
La viande occupe à elle seule 22 % de ce budget, plus que les légumes et les fruits réunis, qui totalisent 785 €. Les légumes pèsent 449 €, soit un peu plus de 10 % de l’alimentation, à peine plus que le café, le thé et les boissons non alcoolisées à 343 €. Le pain et les céréales arrivent juste derrière la viande, à 786 €, et les produits laitiers à 572 €.
Un budget plus lourd quand il est petit
| Niveau de vie | Alimentation par an | Part de la consommation totale |
|---|---|---|
| Décile 1 | 2 863 € | 17,8 % |
| Décile 3 | 3 539 € | 17,6 % |
| Décile 5 | 4 042 € | 17,0 % |
| Décile 7 | 4 536 € | 15,6 % |
| Décile 10 | 6 559 € | 13,6 % |
| Ensemble des ménages | 4 410 € | 16,1 % |
Dépense annuelle moyenne par ménage en produits alimentaires et boissons non alcoolisées, selon le niveau de vie du ménage, en 2017. La part est calculée sur la consommation totale du même ménage, champ comptabilité nationale. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE.
Entre le premier et le dernier décile, la dépense alimentaire passe de 2 863 € à 6 559 €, soit 2,3 fois plus, quand la consommation totale est multipliée par trois. La part de l’alimentation recule donc de près de quatre points du premier au dernier décile : plus le budget est serré, plus l’assiette y prend de place. La ligne des légumes, pommes de terre comprises, suit la même pente : 309 € par an au premier décile, 716 € au dernier. Pour situer ces montants face aux autres dépenses d’un foyer, le budget que les ménages consacrent à leur jardin est détaillé dans Ce qu’un ménage consacre à son jardin chaque année.
Ce que le potager remplace
Sur les 4 410 € du budget alimentaire, le potager ne touche qu’une ligne, mais elle est l’une des plus lourdes : les 449 € de légumes, pommes de terre et tubercules compris. Les 3 961 € restants portent sur des produits qu’un jardin ne fournit pas, ou à la marge : viande, pain, produits laitiers, boissons, épicerie. C’est ce qui borne la portée d’un potager sur le budget : il remplace une partie des légumes frais, pas l’alimentation entière. Ce qu’il en remplace exactement, et pour quels ménages, est chiffré par l’INSEE dans Ce que le potager met dans l’assiette, et le nombre de foyers concernés dans Jardins d’agrément, potagers et vergers.
Deux repères de lecture. Les données datent de 2017, les plus récentes que l’INSEE ait publiées sur les dépenses des ménages par poste, et elles précèdent l’inflation des années 2020 : les montants ne se transposent pas tels quels. Ce sont par ailleurs des moyennes sur l’ensemble des ménages, y compris ceux qui n’ont pas de potager ni de balcon. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, Insee Résultats, tableaux TF101, TF102 et TF106.