Aller au contenu principal

Retours sous 30 jours. Détails

Jarditips

L’éducation pèse presque quatre fois plus dans le premier décile que dans le troisième

Une part qui culmine en bas de l’échelle, un creux au troisième décile, une remontée chez les plus aisés : la dépense d’éducation ne suit pas celle du budget.

En bref

Combien un ménage français consacre-t-il à l’éducation, du dixième le plus modeste au plus aisé ?

En 2017, l’éducation a représenté 0,78 % de la consommation totale, soit 214 euros sur l’année par ménage. Ce poids moyen cache une courbe en U : la part culmine à 1,83 % chez les 10 % les plus modestes, tombe à 0,46 % au troisième décile, puis remonte à 0,98 % chez les plus aisés, qui dépensent le plus en euros, 472.

1,83 %
vont à l’éducation chez les 10 % les plus modestes, contre 0,46 % au troisième décile et 0,78 % en moyenne, en 2017

Le tableau TF106 de l’INSEE classe les ménages selon dix tranches de niveau de vie et détaille pour chacune les montants annuels moyens de tous les postes. L’éducation y porte le numéro 10 de la nomenclature : cinq lignes de frais de scolarité et de services éducatifs, du maternel et primaire à l’enseignement supérieur. Les pourcentages de cette page ne figurent pas dans la source : ils rapportent la dépense d’éducation d’une tranche à sa consommation totale, deux montants publiés côte à côte en euros. Les impôts, les gros travaux, les crédits en cours de remboursement et les dons restent hors du champ de l’enquête et n’entrent dans aucun total.

De 1,83 % au premier décile à 0,46 % au troisième

Tranche de niveau de vieDépense totaleÉducationPart de la dépense
1er décile16 123 €295 €1,83 %
2e décile18 322 €230 €1,26 %
3e décile20 071 €93 €0,46 %
4e décile22 638 €169 €0,75 %
5e décile23 787 €131 €0,55 %
6e décile27 081 €134 €0,49 %
7e décile29 059 €159 €0,55 %
8e décile32 645 €202 €0,62 %
9e décile35 867 €249 €0,69 %
10e décile48 353 €472 €0,98 %
Moyenne nationale27 408 €214 €0,78 %

Montants moyens annuels par ménage pour 2017, la tranche la plus modeste en tête, la ligne d’ensemble surlignée. La part de droite rapporte l’éducation à la consommation totale de la même tranche, un calcul mené ici sur deux lignes du tableau. Chiffres : tableau TF106, enquête Budget de famille.

La courbe dessine un U, avec son point bas au troisième décile. Entre le premier et le troisième, la part tombe de 1,83 % à 0,46 %, un rapport de presque quatre, alors que la dépense passe de 295 à 93 euros, son plus bas niveau de l’échelle. La remontée demande ensuite du temps : il faut atteindre le dixième décile pour repasser au-dessus de la moyenne nationale, à 0,98 %. Ce n’est donc pas le budget qui commande, puisque la consommation totale progresse sans interruption, de 16 123 euros à 48 353 euros. La tranche la plus modeste est aussi celle dont la dépense d’éducation pèse le plus dans le budget, et elle devance de 0,85 point le dixième le plus aisé.

Un premier décile porté par l’enseignement supérieur

Niveau de vieDépense annuelle d’éducationdont enseignement supérieurPart du supérieur
1er décile295 €208 €70,5 %
2e décile230 €121 €52,6 %
3e décile93 €36 €38,7 %
4e décile169 €102 €60,4 %
5e décile131 €73 €55,7 %
6e décile134 €58 €43,3 %
7e décile159 €83 €52,2 %
8e décile202 €135 €66,8 %
9e décile249 €147 €59,0 %
10e décile472 €184 €39,0 %
Moyenne nationale214 €115 €53,7 %

Détail de la division 10 par tranche de niveau de vie, en euros par an et par ménage, données 2017. La dernière colonne rapporte l’enseignement supérieur à la dépense d’éducation de la même tranche. Même source, tableau TF106.

C’est la structure du premier décile qui explique sa position. Sur les 295 euros qu’il déclare, 208 vont à l’enseignement supérieur, soit 70,5 % du poste, la proportion la plus élevée de l’échelle, devant le huitième décile, à 66,8 %. Le dixième le plus aisé ne place que 39,0 % de sa dépense dans le supérieur, mais 129 euros dans les autres dépenses d’enseignement, contre 11 euros au premier décile : cette ligne pèse 27,3 % de sa division, contre 3,7 % chez les plus modestes.

1,83 %
du budget d’une tranche du premier décile, la part la plus forte de l’échelle, pour 295 euros par an
208 €
d’enseignement supérieur dans un ménage du premier décile, soit 70,5 % de sa dépense d’éducation
472 €
d’éducation dans le dixième le plus aisé, le montant le plus élevé de l’échelle, contre 93 euros au troisième décile

Repères. Les montants sont des moyennes par foyer sur l’année, arrondies à l’euro ; les parts se recalculent à partir de ces montants, et le dernier centième peut s’en trouver décalé. Les cinq lignes du détail, additionnées, donnent 296 euros au premier décile pour 295 affichés : l’écart tient aux arrondis de la source. Millésime 2017, publié le 15 septembre 2020. Ces valeurs décrivent une année scolaire d’il y a neuf ans et ne disent rien du coût d’une inscription en 2026.

Pour situer ce poste dans un budget, d’autres pages du hub lisent la même enquête : la part de la santé selon le niveau de vie, dont la part ne bouge pas quand le revenu monte, la part de l’alimentation selon le niveau de vie, qui recule quand le budget grandit, et le budget jardin d’un ménage. Le même chiffre change de visage selon l’axe retenu : par catégorie socioprofessionnelle, l’éducation culmine chez les autres inactifs, à 2,16 %, et par composition du foyer, dans un couple avec enfants, à 1,32 %.

Questions fréquentes

La part de l’éducation suit-elle le niveau de vie ?
Non, elle dessine une courbe en U. La part la plus forte se trouve dans la tranche la plus modeste, 1,83 %, et la plus faible au troisième décile, 0,46 %. Le dixième le plus aisé remonte à 0,98 %, encore au-dessus de la moyenne nationale, 0,78 %.
Quel décile dépense le plus d’argent pour l’éducation ?
Le dixième le plus aisé, avec 472 euros par an et par ménage, contre 214 euros pour la moyenne nationale. Le montant le plus faible est déclaré par le troisième décile, 93 euros, quand le premier décile en déclare 295.
Pourquoi l’éducation pèse-t-elle autant chez les ménages les plus modestes ?
Parce que leur dépense se concentre sur l’enseignement supérieur : 208 euros sur 295, soit 70,5 % du poste, la proportion la plus élevée des dix tranches. Un profil qui rappelle celui des ménages d’autres inactifs, où le supérieur forme 84,0 % de la division.
Comment se répartit la dépense d’éducation dans le dixième le plus aisé ?
Sur 472 euros, 184 vont à l’enseignement supérieur, 129 aux autres dépenses d’enseignement, 70 aux cours particuliers et à l’enseignement sans niveau particulier, 55 au maternel et primaire et 35 au secondaire. Le supérieur n’y pèse que 39,0 %, contre 70,5 % au premier décile.

Sources

  1. INSEE, Les dépenses des ménages en France en 2017, enquête Budget de famille, Insee Résultats, tableaux des dépenses annuelles moyennes par ménage (TF101, TF102, TF103, TF104, TF105, TF106 et TF107), données 2017, publié le 15 septembre 2020.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

Dans le même hub

Voir tous les chiffres du jardin en France