Le tableau TF106 de l’INSEE classe les ménages selon dix tranches de niveau de vie et détaille pour chacune les montants annuels moyens de tous les postes. L’éducation y porte le numéro 10 de la nomenclature : cinq lignes de frais de scolarité et de services éducatifs, du maternel et primaire à l’enseignement supérieur. Les pourcentages de cette page ne figurent pas dans la source : ils rapportent la dépense d’éducation d’une tranche à sa consommation totale, deux montants publiés côte à côte en euros. Les impôts, les gros travaux, les crédits en cours de remboursement et les dons restent hors du champ de l’enquête et n’entrent dans aucun total.
De 1,83 % au premier décile à 0,46 % au troisième
| Tranche de niveau de vie | Dépense totale | Éducation | Part de la dépense |
|---|---|---|---|
| 1er décile | 16 123 € | 295 € | 1,83 % |
| 2e décile | 18 322 € | 230 € | 1,26 % |
| 3e décile | 20 071 € | 93 € | 0,46 % |
| 4e décile | 22 638 € | 169 € | 0,75 % |
| 5e décile | 23 787 € | 131 € | 0,55 % |
| 6e décile | 27 081 € | 134 € | 0,49 % |
| 7e décile | 29 059 € | 159 € | 0,55 % |
| 8e décile | 32 645 € | 202 € | 0,62 % |
| 9e décile | 35 867 € | 249 € | 0,69 % |
| 10e décile | 48 353 € | 472 € | 0,98 % |
| Moyenne nationale | 27 408 € | 214 € | 0,78 % |
Montants moyens annuels par ménage pour 2017, la tranche la plus modeste en tête, la ligne d’ensemble surlignée. La part de droite rapporte l’éducation à la consommation totale de la même tranche, un calcul mené ici sur deux lignes du tableau. Chiffres : tableau TF106, enquête Budget de famille.
La courbe dessine un U, avec son point bas au troisième décile. Entre le premier et le troisième, la part tombe de 1,83 % à 0,46 %, un rapport de presque quatre, alors que la dépense passe de 295 à 93 euros, son plus bas niveau de l’échelle. La remontée demande ensuite du temps : il faut atteindre le dixième décile pour repasser au-dessus de la moyenne nationale, à 0,98 %. Ce n’est donc pas le budget qui commande, puisque la consommation totale progresse sans interruption, de 16 123 euros à 48 353 euros. La tranche la plus modeste est aussi celle dont la dépense d’éducation pèse le plus dans le budget, et elle devance de 0,85 point le dixième le plus aisé.
Un premier décile porté par l’enseignement supérieur
| Niveau de vie | Dépense annuelle d’éducation | dont enseignement supérieur | Part du supérieur |
|---|---|---|---|
| 1er décile | 295 € | 208 € | 70,5 % |
| 2e décile | 230 € | 121 € | 52,6 % |
| 3e décile | 93 € | 36 € | 38,7 % |
| 4e décile | 169 € | 102 € | 60,4 % |
| 5e décile | 131 € | 73 € | 55,7 % |
| 6e décile | 134 € | 58 € | 43,3 % |
| 7e décile | 159 € | 83 € | 52,2 % |
| 8e décile | 202 € | 135 € | 66,8 % |
| 9e décile | 249 € | 147 € | 59,0 % |
| 10e décile | 472 € | 184 € | 39,0 % |
| Moyenne nationale | 214 € | 115 € | 53,7 % |
Détail de la division 10 par tranche de niveau de vie, en euros par an et par ménage, données 2017. La dernière colonne rapporte l’enseignement supérieur à la dépense d’éducation de la même tranche. Même source, tableau TF106.
C’est la structure du premier décile qui explique sa position. Sur les 295 euros qu’il déclare, 208 vont à l’enseignement supérieur, soit 70,5 % du poste, la proportion la plus élevée de l’échelle, devant le huitième décile, à 66,8 %. Le dixième le plus aisé ne place que 39,0 % de sa dépense dans le supérieur, mais 129 euros dans les autres dépenses d’enseignement, contre 11 euros au premier décile : cette ligne pèse 27,3 % de sa division, contre 3,7 % chez les plus modestes.
Repères. Les montants sont des moyennes par foyer sur l’année, arrondies à l’euro ; les parts se recalculent à partir de ces montants, et le dernier centième peut s’en trouver décalé. Les cinq lignes du détail, additionnées, donnent 296 euros au premier décile pour 295 affichés : l’écart tient aux arrondis de la source. Millésime 2017, publié le 15 septembre 2020. Ces valeurs décrivent une année scolaire d’il y a neuf ans et ne disent rien du coût d’une inscription en 2026.
Pour situer ce poste dans un budget, d’autres pages du hub lisent la même enquête : la part de la santé selon le niveau de vie, dont la part ne bouge pas quand le revenu monte, la part de l’alimentation selon le niveau de vie, qui recule quand le budget grandit, et le budget jardin d’un ménage. Le même chiffre change de visage selon l’axe retenu : par catégorie socioprofessionnelle, l’éducation culmine chez les autres inactifs, à 2,16 %, et par composition du foyer, dans un couple avec enfants, à 1,32 %.