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Ce que les Français changent déjà au jardin pour le climat

Le baromètre de l’Unep et de l’Ifop pose une question large : les habitudes ont-elles déjà changé, ou vont-elles changer ? La réponse, 84 %, additionne les deux. Les gestes cités ensuite, un par un, sont plus concrets : l’eau de pluie, la pelouse, les plantes résistantes.

En bref

Combien de Français ont adapté leur jardin au changement climatique ?

En mars 2025, 84 % des Français déclarent avoir déjà modifié leurs habitudes au jardin face au dérèglement climatique ou envisager de le faire, selon le baromètre Ifop pour l’Unep. Dans le détail, 30 % ont déjà transformé leur aménagement et 30 % prévoient de s’y atteler. Le geste le plus cité est la récupération de l’eau de pluie, 58 %.

84 %
des Français déclarent avoir modifié leurs habitudes au jardin face au changement climatique, ou envisager de le faire

La formulation compte. Le chiffre mis en avant par le dossier de presse écrit que 84 % des Français « ont déjà adapté leurs pratiques au changement climatique », mais l’analyse qui l’accompagne est plus prudente : en 2025, 84 % des Français déclarent avoir déjà modifié leurs habitudes ou envisagent de le faire pour mieux répondre aux effets du dérèglement climatique. Le chiffre réunit donc un acte et une intention, et il ne dit pas que 84 % des jardins ont changé. L’enquête a été menée par l’Ifop pour l’Union nationale des entreprises du paysage auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus, les 12 et 13 mars 2025. Chez les 25-34 ans, la dynamique est plus avancée que dans l’ensemble : 64 % se montrent proactifs ou en réflexion, dont 37 % en phase de projet.

Ce que recouvre le 84 %

84 %
ont modifié leurs habitudes ou envisagent de le faire
30 %
ont déjà transformé leur aménagement
30 %
prévoient de s’y atteler prochainement

Les gestes déjà adoptés

Récupération d’eau pour arroser le jardin58 %
Pelouse à l’aspect plus naturel48 %
Réduction de la part du minéral44 %
Plantes choisies pour résister aux sécheresses43 %
Refuges implantés pour la biodiversité42 %

Part des détenteurs de jardin ayant déjà mis en œuvre chaque pratique. Source : Ifop pour l’Unep, baromètre 2025, terrain des 12 et 13 mars 2025, planche « Le jardin à l’heure du changement climatique ».

L’eau arrive en tête des gestes, avec 58 %, devant la pelouse laissée plus naturelle, 48 %. La réduction du minéral suit à 44 %, juste avant le choix de plantes résistantes, 43 %, et les refuges pour la biodiversité, 42 %. Ces cinq pratiques tiennent dans un même écart de seize points, ce qui les rend comparables : elles décrivent une adaptation en cours, faite de plusieurs gestes menés de front plutôt que d’un basculement unique. Un sixième repère va dans le même sens, avec 51 % des jardiniers qui adoptent des techniques économes en eau. La récupération de l’eau de pluie est aussi la pratique la plus installée dans les jardins, avec ses capacités de stockage et ses usages, que notre fiche sur l’équipement des jardins détaille sur une autre enquête.

Un engagement plus large que le climat

71 %
réduisent leur empreinte écologique au jardin
69 %
utilisent leur jardin pour protéger la biodiversité
61 %
sont passés au zéro pesticide ou à des produits plus respectueux

Ces parts décrivent des usages déclarés au jardin, pas un bilan environnemental mesuré : personne n’a relevé la consommation d’eau ni compté les traitements évités. Une autre enquête pose une question voisine et trouve un résultat plus bas. En juillet 2025, l’étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers mesure que 39 % des jardiniers amateurs ont modifié leur façon d’acheter des plants et des semences pour cette raison, quand 61 % disent n’avoir rien changé. Les deux mesures ne se contredisent pas : la première porte sur l’ensemble des habitudes au jardin, aménagement et arrosage compris, la seconde sur un seul acte, l’achat. Le détail est dans notre fiche sur le climat et les achats de plants.

Le dossier ne redonne pas la base derrière chaque pratique, et les libellés ne sont pas homogènes. Le chiffre de 84 % est écrit « des Français », sur un échantillon de 1 000 personnes de 18 ans et plus. Les gestes de la planche sont présentés sous l’en-tête « les pratiques déjà mises en œuvre par les détenteurs de jardin », tandis que les 71 %, 69 % et 61 % sont attribués « aux jardiniers ». Les 30 % et les 64 % des 25-34 ans portent sur des sous-groupes de cet échantillon. Ces écarts de base expliquent une partie des différences entre les lignes.

Pour un jardinier, ces parts disent surtout que l’adaptation est déjà une pratique ordinaire, et non un projet lointain. Les gestes les plus cités sont aussi les plus simples à engager : récupérer une eau qui tombe déjà sur le toit, choisir des variétés qui tiennent la chaleur, laisser une pelouse moins uniforme. Pour caler les semis sur votre climat, notre calculateur de dates de semis part des mêmes normales que Le réchauffement du climat français et Normales climatiques et déficit d’arrosage.

Questions fréquentes

Le 84 % veut-il dire que 84 % des jardins ont déjà changé ?
Non. Le chiffre réunit deux situations distinctes : les habitudes déjà modifiées et celles que les personnes interrogées envisagent de modifier, comme l’écrit l’analyse du baromètre Ifop pour l’Unep. Le détail publié à côté porte sur l’aménagement du jardin, où 30 % ont déjà transformé le leur et 30 % prévoient de s’y atteler.
Quels gestes d’adaptation les jardiniers citent-ils le plus ?
La récupération de l’eau de pluie arrive en tête, citée par 58 % des détenteurs de jardin, devant la pelouse à l’aspect plus naturel, 48 %, la réduction de la part du minéral, 44 %, le choix de plantes résistantes aux sécheresses, 43 %, et les refuges pour la biodiversité, 42 %, d’après le baromètre Ifop pour l’Unep de mars 2025.
Ces chiffres portent-ils sur tous les Français ou sur ceux qui ont un jardin ?
Les deux bases coexistent dans le dossier, qui ne les rappelle pas à chaque ligne. Le 84 % est écrit « des Français » et porte sur 1 000 personnes représentatives de la population de 18 ans et plus, où 64 % déclarent posséder un jardin. Les gestes, eux, sont présentés comme les pratiques déjà mises en œuvre par les détenteurs de jardin.
Les jardiniers ont-ils vraiment renoncé aux pesticides ?
Le baromètre Ifop pour l’Unep écrit que 61 % des jardiniers utilisent des produits plus respectueux de l’environnement ou sont passés au zéro pesticide, et que 71 % réduisent leur empreinte écologique. Ce sont des pratiques déclarées sur un échantillon de 1 000 personnes, pas un comptage des produits achetés ou utilisés.

Sources

  1. Ifop, étude pour l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep), dossier de presse du baromètre, Les Français et leur jardin, baromètre 2025 : possession d’un jardin, bien-être, entretien et adaptation au changement climatique, enquête auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus, terrain des 12 et 13 mars 2025.
  2. SEMAE et l’Union française des semenciers, étude BVA Xsight, Les Français et le jardinage, comportements et pratiques des jardiniers amateurs en matière d’achat et de culture de plants et de semences, rapport d’étude quantitative, terrain du 28 mai au 6 juin 2025, rapport de juillet 2025.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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