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La période Covid a incité 48 % des jardiniers amateurs à cultiver

Ce que 1 000 jardiniers amateurs déclarent de l’effet de la période Covid sur leur pratique du potager, et le profil où cet effet est le plus marqué.

En bref

La période du Covid a-t-elle poussé les Français à cultiver un potager ?

En 2025, 48 % des 1 000 jardiniers amateurs interrogés par BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers déclarent que la période du Covid les a incités à cultiver un potager ou à intensifier leur pratique, et 52 % qu’elle n’a rien changé. Chez les traditionnels engagés, cette part monte à 52 %, un écart signalé comme significativement supérieur à l’ensemble.

48 %
des jardiniers amateurs citent la période Covid comme déclencheur
52 %
estiment que la période n’a pas modifié leurs habitudes
1 000
jardiniers amateurs interrogés en ligne en mai et juin 2025

La question a été posée en ligne à 1 000 jardiniers amateurs entre le 28 mai et le 6 juin 2025, pour l’étude menée par BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers. Elle était formulée ainsi : « Diriez-vous que la période du Covid vous a incité à cultiver un potager ou a entraîné une augmentation de votre pratique de la culture de vos plantations ? » Elle mêle donc deux choses, le fait d’avoir commencé un potager et celui d’avoir intensifié une pratique déjà installée, et les réponses ne permettent pas de séparer les deux. Le rapport conclut, à la page 16, que la période a joué un rôle d’accélérateur pour 48 % des jardiniers amateurs, et reprend le chiffre dans sa synthèse finale, page 72 du document.

Oui, tout à fait16 %
Oui, plutôt32 %
Non, plutôt pas33 %
Non, pas du tout19 %

Réponses à la question sur l’effet de la période Covid, base 1 000 jardiniers amateurs. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025, page 16.

La réponse se partage en quatre niveaux : 16 % des jardiniers amateurs répondent « oui, tout à fait », 32 % « oui, plutôt », 33 % « non, plutôt pas » et 19 % « non, pas du tout ». Le rapport signale les groupes où le oui est plus fréquent qu’en moyenne : 56 % des catégories socioprofessionnelles supérieures, 55 % des 35-49 ans et 56 % des jardiniers qui cultivent depuis moins de cinq ans. Le non domine à l’inverse chez les inactifs, à 60 %, chez les 65 ans et plus, à 58 %, et chez ceux qui cultivent depuis plus de cinq ans, à 57 %.

Chez les traditionnels engagés, l’effet est plus marqué

52 %
des traditionnels engagés disent que la période du Covid les a incités à cultiver un potager ou à intensifier leur pratique

Ce chiffre figure page 65 du rapport, sur la page du profil des traditionnels engagés, dont la base est de 362 personnes. Le document le marque d’un signe vert, qui signale un écart significativement supérieur à l’ensemble des jardiniers amateurs, où la même réponse atteint 48 %. Le résultat ne suit pas le portrait du groupe : 67 % des traditionnels engagés cultivent depuis plus de cinq ans, contre 77 % chez les experts intensifs, leur âge moyen est de 53 ans et ils pèsent 36 % des jardiniers amateurs. Le rapport résume pourtant l’effet de la période en le rattachant surtout aux débutants, aux 35-49 ans et aux catégories socioprofessionnelles supérieures : le croisement par profil est plus nuancé que cette phrase de synthèse.

Où en étaient les autres profils quand la période est arrivée

ProfilPart des jardiniers amateursAncienneté de la pratique
Traditionnels engagés36 %67 % depuis plus de 5 ans
Experts intensifs25 %77 % depuis plus de 5 ans, dont 64 % depuis 10 ans ou plus
Occasionnels contraints19 %52 % depuis moins de 5 ans, dont 20 % depuis moins de 2 ans
Urbains expérimentés13 %63 % depuis plus de 5 ans
Initiés en progression7 %57 % depuis moins de 5 ans, dont 24 % depuis moins de 2 ans

Les cinq profils de jardiniers amateurs, leur poids dans l’enquête et l’ancienneté déclarée de leur pratique, bases de 63 à 362 personnes selon le profil. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025, pages 50 à 68.

La part de la pratique récente sépare nettement les profils. Les initiés en progression, 57 % depuis moins de cinq ans, et les occasionnels contraints, 52 %, sont les deux groupes où les débutants pèsent le plus, et aussi les deux plus petits, 7 % et 19 % des jardiniers amateurs. Les trois autres profils, soit 74 % des jardiniers, cultivent majoritairement depuis plus de cinq ans, et c’est chez le plus nombreux d’entre eux, les traditionnels engagés, que le rapport relève l’écart le plus net sur la question du Covid. La période n’a donc pas seulement épaissi les rangs des débutants : elle a aussi laissé une trace déclarée chez des jardiniers déjà installés.

Ces parts décrivent ce qu’un échantillon déclare de la période, pas ce que fait votre jardin. Si vous avez commencé à cultiver à ce moment-là, les raisons qui reviennent le plus chez les jardiniers sont le goût des légumes et leur fraîcheur, dans les motivations pour cultiver un potager. La fiche sur les cinq profils de jardiniers amateurs décrit chaque groupe un par un, et celle sur le temps d’entretien des cultures donne la charge hebdomadaire déclarée. Pour caler vos semis, notre calendrier des travaux du potager et le calculateur de dates de semis partent de votre région.

L’échantillon compte 1 000 jardiniers amateurs et ne représente pas l’ensemble des ménages français : le rapport a pondéré les réponses selon la région, la catégorie socioprofessionnelle, l’âge, le sexe, le type de logement, la taille de l’agglomération et le statut d’occupation. Chaque profil interrogé est un sous-échantillon, de 362 personnes chez les traditionnels engagés à 63 chez les initiés en progression, ce qui élargit la marge des petits groupes. Sur la page 16, les 48 % et les 52 % sont les deux faces de la même question, et non deux mesures distinctes. Les taux étant arrondis, une somme peut s’écarter de 100 % d’une unité.

Questions fréquentes

Combien de jardiniers déclarent que le Covid les a poussés à cultiver ?
48 % des 1 000 jardiniers amateurs interrogés en 2025 : 16 % répondent « oui, tout à fait » et 32 % « oui, plutôt ». Les 52 % restants estiment que la période n’a pas modifié leurs habitudes. La question portait à la fois sur le fait d’avoir commencé un potager et sur celui d’avoir intensifié une pratique déjà en place.
Les traditionnels engagés ont-ils été incités par la période Covid ?
Oui, à 52 %, un niveau marqué comme significativement supérieur aux 48 % de l’ensemble des jardiniers amateurs. C’est le profil le plus nombreux, 36 % des jardiniers amateurs, et pourtant l’un des plus installés : 67 % de ses membres cultivent depuis plus de cinq ans et leur âge moyen est de 53 ans.
Les jardiniers récents ont-ils plus souvent commencé pendant le Covid ?
Le rapport relève que 56 % des jardiniers qui cultivent depuis moins de cinq ans citent la période, contre 48 % de l’ensemble. À l’inverse, 57 % de ceux qui cultivent depuis plus de cinq ans disent qu’elle n’a rien changé, un taux qui monte à 60 % chez les inactifs et 58 % chez les 65 ans et plus.
Ces chiffres portent-ils sur toute la population française ?
Non. Ils portent sur 1 000 jardiniers amateurs, interrogés en ligne entre le 28 mai et le 6 juin 2025, et non sur l’ensemble des ménages. Les sous-échantillons par profil vont de 63 à 362 personnes, et les écarts entre profils doivent se lire avec cette marge.

Sources

  1. SEMAE et l’Union française des semenciers, étude BVA Xsight, Les Français et le jardinage, comportements et pratiques des jardiniers amateurs en matière d’achat et de culture de plants et de semences, rapport d’étude quantitative, terrain du 28 mai au 6 juin 2025, rapport de juillet 2025.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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