Ce classement vient de la enquête menée par Ipsos BVA pour SEMAE et l’Union française des semenciers, publiée en juillet 2025, à la page 21 du rapport. Le terrain s’est déroulé du 28 mai au 6 juin 2025 auprès de 1 000 jardiniers amateurs, interrogés en ligne. La question ne demandait pas de choisir une seule raison : chaque affirmation était notée séparément, de « pas du tout d’accord » à « tout à fait d’accord », et les parts publiées additionnent les deux niveaux d’accord. Une même personne peut donc peser sur plusieurs lignes, et le total dépasse 100 %.
Onze motivations, du goût à la tradition
Part des jardiniers amateurs d’accord avec chaque motivation, sur 1 000 personnes interrogées en 2025. Une même personne peut être comptée sur plusieurs lignes. Source : enquête Ipsos BVA pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025.
Six motivations sur onze franchissent la barre des 90 % : le goût, la fraîcheur, la détente, le plaisir, le contact avec la nature et la santé. Autrement dit, neuf jardiniers amateurs sur dix ne cultivent pas seulement pour remplir un panier : ils y trouvent aussi un moment pour eux et pour l’extérieur.
Ce que les jardiniers citent le moins
| Motivation | D’accord | Dont tout à fait d’accord |
|---|---|---|
| Manger des légumes qui ont plus de goût, de saveur | 97 % | 64 % |
| Produire des légumes frais, sains et naturels | 96 % | 60 % |
| Se détendre, se ressourcer | 94 % | 44 % |
| Par plaisir, par passion | 94 % | 46 % |
| Rester en contact avec la nature | 93 % | 42 % |
| Rester en bonne santé, faire une activité physique au grand air | 91 % | 41 % |
| Partager des moments, des savoirs et des récoltes | 80 % | 31 % |
| Par engagement écologique | 79 % | 31 % |
| Faire des économies | 76 % | 33 % |
| Par tradition familiale | 73 % | 31 % |
La deuxième colonne donne la part de jardiniers d’accord, la troisième ceux qui se disent « tout à fait d’accord », un sous-ensemble de la précédente. Dix affirmations posées à l’ensemble des 1 000 jardiniers amateurs. Source : enquête Ipsos BVA pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025.
En queue de classement, trois raisons de société : le partage des récoltes et des savoirs, à 80 %, l’engagement écologique, à 79 %, et la tradition familiale, à 73 %. Cette dernière rassemble le plus fort désaccord de la page, avec 11 % de jardiniers pas du tout d’accord. Les économies arrivent à 76 %, loin derrière le goût du point de vue de l’accord global, mais 33 % des jardiniers en font une conviction entière, un score d’accord total supérieur à celui du partage et de l’engagement écologique, 31 % chacun.
Une précaution de lecture : l’affirmation sur l’embellissement de l’espace extérieur, à 79 %, n’a pas été posée à toute la base, mais aux 969 jardiniers amateurs disposant d’un jardin, d’une terrasse ou d’un balcon. Sa part n’est donc pas strictement comparable aux dix autres, même si elle figure dans le même graphique du rapport.
Qui cite quoi, selon le profil
Quelques écarts de profil éclairent ces moyennes : le contact avec la nature monte à 96 % chez les plus de 65 ans, la santé et l’activité physique à 94 % chez les jardiniers ruraux, et le partage à 89 % dans l’agglomération parisienne. Sur les économies, l’écart est plus tranché encore : 87 % chez les jardiniers classés « CSP - » dans l’étude, 81 % chez les 35-49 ans, 80 % en milieu rural.
Ce que ça change quand vous plantez
Si le goût motive neuf jardiniers sur dix, encore faut-il récolter au bon moment : notre calendrier des dates de semis donne les périodes de semis et de plantation espèce par espèce, région par région. Et si vous voulez savoir ce qu’un potager rend vraiment, en volume comme en budget, notre fiche sur l’autoconsommation du potager chiffre la récolte annuelle d’un carré de légumes.
Le nombre de variétés cultivées et la part des ménages qui ont un potager sont traités dans nos fiches Combien de variétés cultive un potager et Jardins d’agrément, potagers et vergers.