La statistique publique compte l’eau potable par habitant, et non par foyer : c’est le seul indicateur que le SDES publie. La consommation d’un logement suit donc le nombre de personnes qui y vivent, sans qu’aucune source publique ne donne de consommation moyenne par foyer. La consommation dite « domestique » recouvre principalement les usages des ménages, auxquels s’ajoute une part liée aux petites entreprises.
Une baisse de quinze ans, puis une stabilisation
| Année | Consommation par habitant et par jour |
|---|---|
| 1998 | environ 157 litres |
| 2004 | 165 litres, le point le plus haut de la série |
| 2013 | 143 litres, le point le plus bas |
| 2017 | près de 149 litres |
| 2022 | entre 148 et 150 litres |
Consommation d’eau potable pour les usages domestiques, en litres par habitant et par jour. Sources : SDES-SSP, enquêtes Eau 1998, 2001, 2004 et 2008, puis Observatoire national des services publics d’eau et d’assainissement à compter de 2009.
La baisse des années 2000 tient à deux causes citées par le SDES : la hausse du prix de l’eau, et le renouvellement des équipements sanitaires et électroménagers, aujourd’hui plus économes. Depuis 2014, la consommation ne baisse plus : elle oscille entre 144 et 150 litres par personne et par jour, avec une légère remontée à 150 litres en 2022.
Le service statistique du ministère de la Transition écologique publie cette série dans une page mise à jour en décembre 2025. Deux précautions de lecture : la consommation est donnée par habitant et non par ménage, et la publication ne ventile pas cet usage domestique entre douches, chasses d’eau, lavage et cuisine. Les écarts entre ménages d’une même commune ne sont donc pas documentés à cette échelle.
De 32 à 88 mètres cubes selon le département
La moyenne nationale masque des écarts importants. En 2021, la consommation d’eau potable va de 32,3 mètres cubes par habitant en Savoie à 88 mètres cubes à La Réunion. Le SDES avance quatre explications : le climat, plus chaud et plus sec dans le sud ; le tourisme, qui fait grimper la population saisonnière sur le littoral du sud-ouest et du sud-est ; la présence de piscines et de jardins ; et l’emploi de forages privés, déclarés ou non, pour l’arrosage et les lavages, qui réduit la consommation comptée au réseau.
L’eau potable parmi les usages de l’eau douce
Part de chaque usage dans l’eau douce consommée en France, en moyenne sur 2010-2021. Source : SDES.
L’eau potable représente donc environ un quart de l’eau consommée en France, loin derrière l’agriculture. Dans le jardin, cette eau du réseau sert surtout l’été : notre fiche L’eau d’arrosage des jardins mesure ce que l’arrosage pèse dans un foyer français, et celle sur les forages domestiques chiffre l’eau prélevée hors du réseau. Pour passer de ces moyennes à votre terrain, le calculateur du besoin en eau donne le déficit climatique de votre département mois par mois, celui du récupérateur d’eau de pluie fait le bilan d’une cuve, et celui du goutte à goutte compare deux méthodes d’arrosage.