Réponses à la question : « Concernant vos déchets alimentaires, diriez-vous qu’au cours des 12 derniers mois, vous avez eu tendance à… ». Base : les répondants qui réalisent le tri de leurs déchets alimentaires. Source : enquête ADEME et Qualitest, janvier 2024, figure 44, page 27.
Cette planche est la seule de l’enquête nationale de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets à mesurer une évolution dans le temps. L’enquête, passée en ligne en janvier 2024 par l’institut Qualitest auprès de 1 023 personnes représentatives de la population française majeure, a demandé à celles et ceux qui déclarent trier leurs déchets alimentaires ce qu’il était advenu de leur geste au fil des douze mois précédents. Les quatre réponses possibles ne mesurent donc pas un niveau de tri : elles décrivent des trajectoires, et elles ne concernent que ce groupe, pas l’ensemble des Français.
La prose du rapport annonce 19,4 % pour la troisième barre, la planche affiche 19,6 %. C’est la valeur de la planche qui est retenue ici : elle seule fait tomber le total des quatre réponses à 100 %.
Ce que chaque réponse recouvre
| Réponse au cours des douze derniers mois | Part des personnes qui trient |
|---|---|
| Jeter moins avec les ordures ménagères | 37,6 % |
| Ne pas changer ses habitudes | 37,4 % |
| Ne pas les jeter avant et ne toujours pas le faire | 19,6 % |
| Jeter davantage avec les ordures ménagères | 5,4 % |
Les deux réponses du bas décrivent une pratique stable : celle qui n’a rien modifié (37,4 %) et celle qui ne mettait déjà pas ses déchets alimentaires avec les ordures ménagères (19,6 %). Source : enquête ADEME et Qualitest, janvier 2024, figure 44, page 27.
Deux réponses vont dans le sens du tri, mais elles ne disent pas la même chose. Les 37,6 % qui jettent moins leurs déchets alimentaires avec les ordures ménagères décrivent un geste qui a progressé pendant l’année, tandis que les 19,6 % qui ne les y mettaient pas avant et ne les y mettent toujours pas décrivent un geste déjà installé, simplement confirmé. La réponse la plus fréquente après celles-là est l’absence de mouvement : 37,4 % des personnes qui trient n’ont pas changé leurs habitudes. En bas de la planche, 5,4 % reconnaissent l’inverse, un retour en arrière vers la poubelle classique.
Qui a reculé, qui n’a pas bougé
Le rapport ne s’arrête pas aux quatre parts : son tableau 2, page 28, cherche le profil des répondants derrière trois d’entre elles et retient les seules caractéristiques surreprésentées. Les personnes de 18 à 24 ans et de 25 à 34 ans sont plus nombreuses qu’attendu dans le groupe des 5,4 % qui jettent davantage, tandis que les 65 ans et plus, les retraités et les habitants des communes de moins de 2 000 habitants sont surreprésentés dans le groupe stable qui ne jetait déjà pas ses déchets avec les ordures ménagères. Ces profils sont détaillés dans nos fiches sur le tri selon l’âge et sur le tri selon la catégorie socioprofessionnelle. Le rapport ne publie aucune analyse de profil pour la quatrième réponse, celle des 37,6 % qui ont réduit.
Pour votre jardin, ces trajectoires disent surtout qu’un geste de tri qui tient dans le quotidien se garde. Celles et ceux qui compostent déjà peuvent caler leur rythme sur nos repères d’apport au composteur, et si l’envie vous vient de vous y mettre cette saison, nos composteurs de jardin et de balcon couvrent les formats qui prennent le moins de place. Un tri qui ne demande pas de sortir de chez soi résiste mieux aux douze mois qui suivent.