Ces repères viennent de l’enquête de l’ADEME sur les biodéchets, parue en avril 2025 et réalisée avec Qualitest sur un échantillon représentatif de la France métropolitaine. Une seule question porte sur la cadence : à quelle fréquence apportez-vous vos déchets alimentaires au composteur ou au bac de collecte ? Elle n’a été posée qu’aux répondants qui déclarent composter leurs déchets alimentaires. Les proportions ci-dessous décrivent ce groupe, pas la population entière.
Une fois par semaine au minimum pour près de trois personnes sur quatre
| Fréquence d’apport des déchets alimentaires | Part des personnes qui compostent |
|---|---|
| Tous les jours ou presque | 29,1 % |
| Une à deux fois par semaine | 43,8 % |
| Deux à trois fois par mois | 10,6 % |
| Moins souvent | 16,5 % |
Réponses des personnes qui déclarent composter, tous dispositifs confondus. Figure 43 de l’enquête, page 27. Source : enquête ADEME, enquête 2024.
Le geste est donc régulier : 72,7 % des personnes qui compostent déposent leurs déchets alimentaires au moins une à deux fois par semaine, et 29,1 % le font quotidiennement. À l’autre bout de l’échelle, 16,5 % des personnes interrogées répondent « moins souvent », sans que l’enquête précise à quel rythme : quatre modalités seulement étaient proposées, et c’est la plus basse.
Le rapport annonce 72,7 % pour les deux modalités hebdomadaires réunies, alors que la somme des deux valeurs affichées à la figure 43 donne 72,9 %. Le léger écart vient des arrondis, la fiche reprend le chiffre publié par l’ADEME.
Le composteur individuel se remplit au jour le jour, le collectif une fois par semaine
| Fréquence d’apport | Composteur individuel | Compostage collectif |
|---|---|---|
| Tous les jours ou presque | 40,0 % | 16,3 % |
| Une à deux fois par semaine | 35,2 % | 67,1 % |
| Deux à trois fois par mois | 8,6 % | 12,2 % |
| Moins souvent | 16,2 % | 4,3 % |
Croisement de la fréquence d’apport avec le dispositif de compostage utilisé. Les cases de la colonne du composteur individuel colorées en orange dans le rapport signalent des modalités sous-représentées, celles en bleu des modalités sur-représentées. Figure 60 de l’enquête, page 41.
L’écart entre les deux dispositifs est net. Un composteur de jardin se situe à quelques pas de la porte de la cuisine : 40 % de ses utilisateurs y déposent leurs déchets tous les jours ou presque, et 16,2 % seulement disent le faire moins de deux fois par mois. Le compostage collectif, lui, se pratique en un ou deux passages par semaine pour 67,1 % des personnes concernées, et 4,3 % seulement y viennent moins souvent. Le rapport qualifie cette relation de très significative, avec un Khi2 de 29,0 pour 3 degrés de liberté et une p-value inférieure à 0,01.
Ce que l’enquête ne mesure pas
La question porte sur les apports au composteur, jamais sur son vidage. Aucun chiffre publié ici ne décrit la fréquence à laquelle un composteur est vidé, ni le volume de déchets qu’il reçoit, ni le rythme de retournement. Ces gestes n’ont pas été interrogés, et aucune statistique publique française ne les mesure à notre connaissance : une fiche ne peut donc pas les chiffrer, et le vide n’est pas comblé par une estimation.
Cette cadence sert d’abord à dimensionner l’équipement : c’est le rythme auquel le seau de cuisine se remplit qui fixe le volume utile et le nombre de contenants intermédiaires à prévoir. Pour choisir la taille du vôtre, voyez quelle contenance prévoir, et pour les modèles, notre rayon composteurs regroupe les souples à trappe. Deux fiches voisines complètent le tableau : la part des Français qui compostent et leur matériel et depuis quand ils le font.