Ces trois repères viennent du Rapport annuel 2025 de l’Observatoire de l’agriculture urbaine et des jardins collectifs, publié par l’Association française de l’agriculture urbaine en décembre 2025. Le rapport range les jardins partagés et les jardins familiaux dans une même catégorie, celle des jardins collectifs, qu’il définit ainsi : « Les jardins collectifs sont des espaces cultivés par des habitants où la production sert surtout à l’autoconsommation ou au don (potagers pédagogiques, jardins partagés, jardins familiaux, etc.) ». La question du nombre de personnes qui jardinent en jardin partagé ou familial n’a donc pas de réponse en nombre d’habitants ici : l’Observatoire compte des lieux, et non des jardiniers.
81 % des lieux recensés sont des jardins collectifs
| Catégorie de lieu | Part des 4 549 lieux |
|---|---|
| Jardins collectifs | 81 % |
| Fermes urbaines spécialisées | 9,7 % |
| Fermes urbaines participatives | 9,3 % |
Répartition des lieux d’agriculture urbaine recensés en France en 2025 par catégorie, sur 4 549 réponses. Source : Observatoire de l’agriculture urbaine et des jardins collectifs, rapport 2025.
Part de chaque catégorie dans les 4 549 lieux recensés en France en 2025. Source : Observatoire de l’agriculture urbaine et des jardins collectifs, rapport 2025.
Les 4 549 lieux couvrent 1 096 hectares, une surface extrapolée en multipliant le nombre de lieux par la surface moyenne, calculée sans le premier ni le dernier décile. Les relevés de surface, eux, portent sur 811 réponses seulement, soit 17 % du total. Ils donnent une surface moyenne de 1 284 m² pour un jardin collectif et de 2 413 m² pour une ferme urbaine participative, soit près de deux fois plus, contre 8 286 m² pour une ferme urbaine spécialisée.
La moitié des lieux sont dans ou près d’un quartier prioritaire
Le rapport croise la localisation des lieux avec les quartiers prioritaires de la politique de la ville : 13,7 % des lieux sont situés en QPV et 38,8 % à moins d’un kilomètre, soit 52,5 % à l’intérieur d’un quartier prioritaire ou à moins d’un kilomètre. Ces trois parts reposent sur 4 462 réponses, 98 % du total. En Île-de-France, 66 % des lieux sont en quartier prioritaire ou à moins d’un kilomètre, contre 33 % en Normandie.
Le rythme d’installation s’accélère à partir de 2016, porté par les plans alimentaires territoriaux et les contrats locaux de santé : le pic de créations se situe en 2021, année d’un budget de 17 M d’€ débloqué dans le cadre du plan de relance. Cette courbe porte sur les 485 lieux dont l’année d’installation est connue, soit 11 % du recensement.
Ce recensement est participatif et non exhaustif : les lieux se signalent eux-mêmes auprès de l’Observatoire, qui extrapole ensuite les surfaces. Les pourcentages ne portent pas tous sur la même base, 4 549 lieux pour les catégories, 4 462 pour la localisation en quartier prioritaire, 485 pour l’année d’installation et 811 pour les surfaces. À lire comme un ordre de grandeur du mouvement, pas comme un inventaire clos.
Pour situer ces jardins collectifs dans l’ensemble du jardinage français, la fiche Combien de foyers français ont un jardin donne la part des ménages qui disposent d’un extérieur privé. Et si vous cultivez déjà, le calendrier des semis indique les fenêtres de plantation espèce par espèce.