Les repères de cette fiche sont ceux de l’étude menée par BVA pour SEMAE, l’interprofession des semences et plants, auprès de 555 personnes du 4 au 11 avril 2023. Chaque pourcentage porte sur une population précise : la possession d’une pelouse est mesurée sur l’ensemble des ménages français, le reste sur les personnes interrogées, les possesseurs de pelouse ou les acheteurs de semences.
Une pelouse chez sept ménages sur dix
Le jardin français est d’abord une pelouse : sept ménages sur dix en ont au moins une chez eux. L’étude ne sépare pas la pelouse semée de la simple étendue d’herbe tondue, les deux comptent, et le chiffre mesure une présence, pas un entretien.
Ces pelouses ne sont pas jeunes. Près de quatre sur dix ont plus de quinze ans, quand un peu plus du quart ont moins de cinq ans : le gazon français est majoritairement installé de longue date.
Âge des pelouses des ménages français. Source : étude SEMAE et BVA Xsight, mai 2023.
Le renouvellement se prépare : 44 % des personnes interrogées ont l’intention de refaire leur pelouse dans les trois ans, et le regarnissage est déjà l’opération d’entretien la plus réalisée. 37 % des utilisateurs s’y tiennent tous les trois ans ou moins.
L’entretien au quotidien
La tonte est régulière : 3 personnes sur 5 déclarent s’occuper de l’entretien de leur pelouse plus d’une fois par semaine pendant les périodes intenses, et 65 % des personnes interrogées décrivent une pelouse entretenue régulièrement. Elle se délègue rarement : 4 % des utilisateurs de pelouse en France sous-traitent la tonte et l’entretien à un professionnel.
L’arrosage, lui, n’est pas un réflexe : 53 % des sondés n’arrosent pas leur pelouse. L’automatisation reste un projet, envisagé sérieusement par 6 % des possesseurs de pelouse pour la tonte ou l’arrosage dans les années à venir. Les deux contraintes les plus ressenties restent la sécheresse et les mauvaises herbes. Une attente simple subsiste : 78 % des utilisateurs souhaitent trouver des conseils d’entretien sur l’emballage des produits.
Ce que la pelouse fait acheter
Le sursemis domine la rénovation : 79 % des utilisateurs privilégient les semences pour refaire leur pelouse, quand 33 % ont acheté du gazon de regarnissage. Ces achats ont une saison, mars et avril, suivie par 56 % des acheteurs de gazon de regarnissage. Sur les engrais, les terreaux et les anti-mousse, 65 % des acheteurs choisissent le plus souvent des produits bio.
Les quatre premiers lieux d’achat des semences de gazon.
La jardinerie reste le premier comptoir du gazon, citée par 83 % des acheteurs, loin devant les grandes surfaces de bricolage, 42 %, et les supermarchés, 39 %. Internet ferme la liste à 21 %.
| Critère | Part des acheteurs |
|---|---|
| Résistance à certaines conditions | 73 % |
| Prix | 68,5 % |
| Usage prévu | 66 % |
| Production en France | 53 % |
Les quatre premiers critères dans l’achat du gazon.
| Critère | Part des acheteurs |
|---|---|
| Résistance au piétinement | 31 % |
| Résistance à la sécheresse | 28 % |
| Faible entretien | 16 % |
| Esthétique | 15 % |
Les quatre premiers critères dans le choix des semences de gazon.
Le gazon se choisit d’abord sur ce qu’il doit encaisser : la résistance à certaines conditions arrive en tête des critères d’achat, à 73 %, et les résistances au piétinement, 31 %, et à la sécheresse, 28 %, dominent le choix des semences. Le prix suit de près, à 68,5 %, devant l’usage prévu, 66 %. La production en France est citée par 53 % des acheteurs, et l’esthétique ne pèse que 15 % au moment de choisir les semences.
Ce que les propriétaires attendent de leur pelouse
Les attentes des propriétaires de gazon.
La pelouse se veut un espace à vivre : profiter du jardin arrive en tête, à 46 %, devant le jeu et les activités, 26 %. Le décor, 18 %, et l’éco-environnement, 10 %, viennent loin derrière. Sur le fond, 85 % des Français estiment que le gazon a un impact positif sur la préservation de l’environnement. Plus de la moitié ne savent pas pour autant que le regarnissage régulier limite les mauvaises herbes, qu’un gazon peut rafraîchir l’atmosphère de 6 à 8 degrés, qu’une pelouse divise le bruit ambiant par 5 et qu’un gazon résistant à la sécheresse demande moins d’arrosage.
La connaissance des semences reste mince : 59 % des consommateurs ne connaissent aucune espèce de gazon, et 37 % seulement connaissent le prix d’un kilo de semences.
Ce que ça change quand vous entretenez votre pelouse
Un gazon se choisit sur l’usage qu’on lui réserve avant de se choisir sur son prix, et l’entretien suit ce choix. Le calendrier d’entretien du gazon mois par mois place le regarnissage, la fertilisation et l’aération aux bonnes dates, et le guide pour choisir et appliquer un engrais gazon détaille les doses et les périodes.
Pour rénover une pelouse dégarnie, la catégorie des épandeurs d’engrais rassemble les épandeurs à main, dimensionnés pour une petite surface, et la catégorie des aérateurs de gazon couvre l’aération de la pelouse avant un sursemis.
L’étude ne publie aucune surface de pelouse en mètres carrés : elle mesure la présence d’une pelouse et les pratiques qui l’entourent, pas l’étendue du gazon. La surface des jardins français est mesurée ailleurs, voir Combien de foyers français disposent d’un jardin. Elle porte en outre sur un échantillon de 555 personnes et sur des pratiques déclarées : elle décrit des usages, pas le parc de pelouses du pays.