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29 % des piqûres de tiques signalées ont lieu dans un parc ou un jardin

Une enquête participative, pas un recensement : des piqûres déclarées par le public, une sur trois près de chez soi, et un programme qui a franchi les 104 000 signalements depuis 2017.

En bref

Où se fait-on piquer par une tique en France ?

Entre juillet 2017 et novembre 2019, 29 % des personnes ayant signalé une piqûre de tique au programme CiTIQUE s’étaient faites piquer dans un parc ou un jardin, contre 48 % en forêt, et 33 % sur leur lieu de résidence. Le programme a dépassé 104 000 signalements depuis 2017, dont 11 000 pour la seule année 2024.

29 %
des personnes ayant signalé une piqûre de tique se sont faites piquer dans un parc ou un jardin, contre 48 % en forêt, de juillet 2017 à novembre 2019

Tout part du programme CiTIQUE, une recherche participative portée par INRAE au laboratoire Tous Chercheurs de Nancy, lancée en juillet 2017 avec l’Anses, le CPIE Nancy-Champenoux et l’université de Lorraine. Le principe : chacun signale sa piqûre sur le site ou dans l’application Signalement TIQUE, et peut envoyer la tique qui l’a piqué au laboratoire, où elle est identifiée et analysée. Ce ne sont donc pas des piqûres comptées par un institut, mais des piqûres déclarées par le public. Un signalement suppose deux choses en plus de la piqûre : connaître le programme et prendre le temps de le signaler.

22 000
signalements de piqûres de juillet 2017 à novembre 2019, humains et animaux
16 947
piqûres signalées chez l’humain de juillet 2017 au 31 décembre 2019
48 %
des piqûres déclarées ont eu lieu en forêt sur la même période

Une piqûre sur trois déclarée sur son lieu de résidence

CiTIQUE demande à chaque personne qui signale une piqûre dans quel lieu elle se trouvait. Sur la période de juillet 2017 à novembre 2019, 48 % déclaraient la forêt, 29 % un parc ou un jardin et 33 % leur lieu de résidence. Ces déclarations ne s’additionnent pas : un jardin privé est aussi un lieu de résidence, et ces parts ne couvrent pas 100 % des signalements. Le programme en tire un message de prévention, le risque ne se joue pas seulement en grande randonnée, mais aussi dans les espaces verts du quotidien et à la maison.

Lieu déclaré de la piqûrePart des personnes ayant signalé une piqûre
Forêt48 %
Parc ou jardin29 %
Lieu de résidence33 %

Réponses déclarées par les personnes ayant signalé une piqûre à CiTIQUE entre juillet 2017 et novembre 2019. Les questions sur la forêt, le parc ou jardin et le lieu de résidence sont posées séparément : les parts ne s’additionnent pas et ne totalisent pas 100 %.

Le programme a changé d’échelle depuis. Dans son bilan publié en avril 2025, INRAE compte 104 000 signalements depuis 2017, dont 11 000 pour la seule année 2024, et plus de 60 000 tiques reçues au laboratoire Tous Chercheurs de Nancy. Parmi ces signalements, 75 % concernent des piqûres sur des humains, 35 % de femmes et 38 % d’hommes, et 25 % des piqûres sur des animaux.

Les enfants, et le tout début du printemps

Deux constats ressortent des analyses. Le premier porte sur l’âge : après pondération par la population de chaque tranche d’âge, les signalements de piqûres sont 2 à 3 fois plus nombreux chez les enfants que la moyenne nationale, en particulier chez les 0 à 5 ans. Le second porte sur la date. En Grand Est, sur la période 2018-2024, les tiques envoyées au laboratoire après une piqûre de mars à mai étaient proportionnellement plus souvent gorgées de sang que celles piquées plus tard dans l’année, ce qui suggère qu’elles ont été retirées plus de 24 heures après la piqûre. INRAE en déduit un manque de vigilance en mars et avril, avant le pic d’activité de mai et juin.

Le Grand Est, première région pour les signalements rapportés à la population

RégionSignalements pour 100 000 habitants, 2017-2019
Grand Est61,4
Bourgogne-Franche-Comté56,0
Pays de la Loire18,9
Île-de-France15,2

Densité des signalements de piqûres chez l’humain, rapportée à la population de chaque région, de juillet 2017 au 31 décembre 2019. CiTIQUE prévient que cette carte ne mesure pas la densité des tiques : un nombre élevé de signalements peut venir d’une population plus dense ou d’une communication plus large sur le programme.

Le jardin n’est donc pas un espace neutre. Le geste qui compte tient en une phrase : retirer une tique fixée sans attendre, avec un crochet ou une pince fine, plutôt que de la laisser en place plus de 24 heures. Pour les maladies qu’une tique peut transmettre et les précautions à prendre saison par saison, la borréliose de Lyme en chiffres détaille le tableau. Pour situer ce risque à côté des autres dangers du jardin, voir les accidents de jardinage et le nombre de foyers concernés.

Questions fréquentes

Combien de piqûres de tiques sont signalées chaque année en France ?
11 000 signalements sont parvenus de toute la France en 2024, et le programme CiTIQUE en totalise 104 000 depuis son lancement en 2017, selon le bilan publié par INRAE en avril 2025. Ces signalements concernent 75 % de piqûres sur des humains et 25 % de piqûres sur des animaux.
Peut-on se faire piquer par une tique dans son jardin ?
Oui. Sur les piqûres signalées de juillet 2017 à novembre 2019, 29 % des personnes déclaraient un parc ou un jardin et 33 % leur lieu de résidence, contre 48 % la forêt. CiTIQUE en a tiré un message de prévention : le risque ne se limite pas aux sorties en forêt ou en montagne.
Les enfants sont-ils plus souvent piqués que les adultes ?
Une fois la taille de chaque tranche d’âge prise en compte, les signalements de piqûres sont 2 à 3 fois plus nombreux chez les enfants que la moyenne nationale, particulièrement chez les 0 à 5 ans, d’après les résultats du programme CiTIQUE publiés par INRAE.
Ces chiffres couvrent-ils toutes les piqûres de tiques en France ?
Non. Il s’agit de piqûres déclarées par le public, ce qui suppose de connaître le programme et de vouloir signaler sa piqûre. INRAE précise que ces chiffres sous-estiment les piqûres réelles par rapport au Baromètre santé, qui estime à 6 % la part d’adultes piqués chaque année en France.

Sources

  1. CiTIQUE, programme de recherche participative porté par INRAE au laboratoire Tous Chercheurs de Nancy, Les chiffres de CiTIQUE, juillet 2017 à novembre 2019 : faites attention aux tiques dans les lieux familiers, données de juillet 2017 à novembre 2019, publié le 4 décembre 2019.
  2. CiTIQUE, programme de recherche participative porté par INRAE au laboratoire Tous Chercheurs de Nancy, Les résultats de CiTIQUE : la carte de distribution des signalements de piqûre de tique, 2017-2019, données de juillet 2017 au 31 décembre 2019, publié le 3 février 2021.
  3. INRAE, Programme CiTIQUE : prévenir le risque de piqûres de tiques dès le début du printemps, surtout chez les enfants, données 2017-2024 arrêtées au 17 mars 2025, publié le 15 avril 2025.

Fiche publiée le 29 septembre 2026, mise à jour le 29 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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