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Cinq ans après le Covid, 51 % des jardiniers concernés ont intensifié leur pratique

Ce que deviennent, cinq ans plus tard, les jardiniers amateurs entrés au potager pendant la période Covid, et les raisons de ceux qui ont décroché.

En bref

Que sont devenus les jardiniers qui ont commencé à cultiver pendant le Covid ?

Cinq ans après la période Covid, 51 % des 471 jardiniers amateurs qui déclaraient avoir commencé à cultiver ou intensifié leur pratique à ce moment-là disent que leur intérêt s’est encore renforcé, 38 % qu’il est resté stable et 11 % qu’il a baissé. Le rapport y voit un public plus impliqué et plus fidèle.

51 %
disent que leur intérêt s’est encore intensifié
38 %
estiment qu’il est resté stable
11 %
déclarent qu’il a baissé

La question a été posée aux 471 jardiniers amateurs qui, à la page précédente de la même étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, avaient déclaré que la période du Covid les avait poussés à commencer un potager ou à cultiver davantage. Le rapport leur demande, cinq ans après, si leur intérêt ou leur pratique de la culture d’un potager s’est intensifié, a baissé ou est resté stable. Ce groupe est un sous-échantillon de l’enquête, dont le terrain de mai et juin 2025 a réuni 1 000 jardiniers amateurs. Le commentaire imprimé en tête de la page 17 annonce 42 % d’intensification, un chiffre que le graphique de la même page ne reprend pas : la fiche s’en tient aux 51 % du graphique, adossés à la base de 471 répondants.

Cinq ans après, l’intérêt progresse ou se maintient pour la majorité

Intérêt ou pratique intensifié51 %
Intérêt ou pratique resté stable38 %
Intérêt ou pratique en baisse11 %

Réponses à la question sur l’évolution de l’intérêt ou de la pratique du potager cinq ans après la période Covid, base 471 jardiniers amateurs ayant commencé à cultiver ou intensifié leur pratique à ce moment-là. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025, page 17.

Deux réponses sur trois vont dans le sens d’une pratique qui tient : 51 % déclarent une intensification et 38 % une stabilité, quand 11 % constatent une baisse. Le rapport signale, à côté de chaque modalité, les groupes où elle ressort le plus : l’intensification culmine en Île-de-France, 66 %, et chez les catégories socioprofessionnelles populaires, 61 %. La stabilité domine chez les 65 ans et plus, 50 %, chez les inactifs, 47 %, et chez ceux qui cultivaient déjà depuis plus de cinq ans, 43 %. La baisse, elle, est plus fréquente en région Centre Est, 19 %, et chez les jardiniers dont la pratique a moins de cinq ans, 14 %.

Ceux qui ont ralenti citent d’abord le manque de temps

Raison citéePart des réponses
Manque de temps, priorités changées depuis le Covid31 %
Conditions climatiques défavorables (sécheresse, restrictions d’eau)19 %
Problèmes de santé ou fatigue18 %
Activité trop contraignante, perçue comme une corvée8 %
Coût trop élevé (matériel, plantes, entretien)8 %
Autres raisons23 %

Raisons de la baisse, réponses spontanées post-codées, plusieurs réponses possibles, base 27 personnes pour qui l’intérêt ou la pratique a baissé. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025, page 17.

Le temps passé au potager est la première raison avancée, 31 % des réponses, devant les conditions climatiques, la sécheresse et les restrictions d’eau, 19 %, et les problèmes de santé ou la fatigue, 18 %. Le coût du matériel et des plantes ne pèse que 8 %, autant que le sentiment d’une activité devenue une corvée. Les réponses étant spontanées et cumulables, la somme des parts dépasse 100 % : quelqu’un peut citer à la fois le temps et la météo. Le rapport assortit d’ailleurs cette question d’une mention « base faible », car elle ne porte que sur 27 personnes.

Les deux pages reposent sur des bases différentes : 471 jardiniers amateurs pour la question sur l’évolution cinq ans après, sur les 1 000 de l’ensemble de l’enquête, et 27 personnes seulement pour les raisons de la baisse. Sur une base aussi réduite, un écart de quelques répondants déplace plusieurs points, et le rapport signale lui-même cette faiblesse. La répartition du graphique ne se compare pas à celle du commentaire de la page, qui annonce 42 % : ce sont les valeurs du graphique, 51 %, 38 % et 11 %, qui totalisent 100 % et qui sont reprises ici. Enfin, ces parts décrivent ce que déclarent des jardiniers déjà engagés, pas l’ensemble des ménages français.

Ces chiffres disent une chose simple de la période Covid : l’épisode n’a pas seulement fait entrer des débutants au potager, il a laissé une pratique qui tient cinq ans plus tard. La fiche sur l’effet du Covid couvre le premier mouvement, celui des 48 % de jardiniers incités à cultiver, et celle sur les profils de jardiniers amateurs décrit les cinq groupes que le rapport distingue. Si vous avez repris le potager à ce moment-là, le calendrier des travaux du potager mois par mois vous donne les gestes du moment, et le calculateur de dates de semis ajuste les semis à votre région.

Questions fréquentes

Cinq ans après le Covid, ces jardiniers cultivent-ils toujours ?
Parmi les 471 jardiniers amateurs qui déclaraient avoir commencé à cultiver ou intensifié leur pratique pendant la période Covid, 51 % disent que leur intérêt s’est encore intensifié cinq ans plus tard, 38 % qu’il est resté stable et 11 % qu’il a baissé. Le rapport y lit un public plus impliqué et plus fidèle.
Pourquoi certains ont-ils ralenti le jardinage après le Covid ?
Le manque de temps et les priorités changées depuis le Covid arrivent en tête, 31 % des réponses, devant les conditions climatiques défavorables, 19 %, et les problèmes de santé ou la fatigue, 18 %. Le coût trop élevé et l’activité jugée contraignante ne sont cités que par 8 % des réponses chacun. Ces raisons sont issues de 27 personnes, une base que le rapport signale comme faible.
Ces résultats valent-ils pour tous les jardiniers amateurs ?
Non. La question sur l’évolution cinq ans après la période Covid n’a été posée qu’aux 471 jardiniers amateurs ayant déclaré avoir commencé ou intensifié à ce moment-là, sur les 1 000 de l’enquête, et les raisons de la baisse ne portent que sur 27 personnes. Les écarts entre les groupes publiés doivent se lire avec cette marge.
Quels jardiniers ont le plus intensifié leur pratique depuis le Covid ?
Le rapport signale l’Île-de-France, 66 %, et les catégories socioprofessionnelles populaires, 61 %, comme les groupes où l’intensification ressort le plus. La stabilité domine à l’inverse chez les 65 ans et plus, 50 %, et la baisse est plus fréquente en région Centre Est, 19 %, et chez les jardiniers dont la pratique a moins de cinq ans, 14 %.

Sources

  1. SEMAE et l’Union française des semenciers, étude BVA Xsight, Les Français et le jardinage, comportements et pratiques des jardiniers amateurs en matière d’achat et de culture de plants et de semences, rapport d’étude quantitative, terrain du 28 mai au 6 juin 2025, rapport de juillet 2025.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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