Ces parts viennent du baromètre annuel que l’Ifop mène pour l’Union nationale des entreprises du paysage. Le terrain s’est déroulé les 12 et 13 mars 2025, sur un échantillon de 1 000 personnes représentatives des adultes du pays. Le dispositif suit le rapport des Français à leur jardin depuis 2007, avec les mêmes questions d’une édition à l’autre : les résultats se lisent donc comme une série, et non comme une photographie isolée.
Le bien-être, premier apport cité
La planche d’ouverture du dossier retient un seul chiffre : 82 % des Français estiment que leur jardin est essentiel à leur bien-être. Le document explique cette place par les fonctions que l’espace cumule, à la fois lieu de détente, d’échange et de reconnexion au vivant. La question porte sur ce que le jardin apporte, pas sur ce qu’il demande : l’entretien est mesuré à part, et nous lui consacrons une fiche dédiée.
Se détendre, l’usage le plus répandu
À côté du bien-être déclaré, il y a l’usage : 92 % des Français disent utiliser leur jardin pour se détendre, une part que la planche signale comme stable depuis 2022. Elle y voit la marque d’un espace ressource qui tient même quand le contexte social et climatique se tend. Le croisement par âge renforce ce rôle chez les actifs : 95 % des 35-49 ans en font un lieu de relaxation, une génération que le baromètre rattache à une double charge professionnelle et familiale.
| Part des Français | |
|---|---|
| Estiment que leur jardin est essentiel à leur bien-être | 82 % |
| Utilisent leur jardin pour se détendre | 92 % |
| En font un lieu de convivialité familiale et amicale | 88 % |
| Utilisent leur jardin pour se nourrir différemment | 69 % |
Les quatre usages mesurés par l’édition 2025, en part des personnes interrogées. Source : dossier de presse du baromètre Ifop pour l’Unep.
Un lieu de convivialité familiale et amicale
88 % des Français reçoivent proches et amis dans leur jardin, ce que la planche décrit comme la prolongation de la sphère domestique. Cette part est stable depuis 2022, comme celle de la détente. Le jardin tient ainsi un rôle de pièce extérieure, où l’on reçoit dans un cadre apaisé et ouvert.
Chez les moins de 35 ans, un rapport plus intensif
Le décalage entre générations se lit en deux temps. Posée à l’ensemble des moins de 35 ans, la question du bien-être recueille 70 %, une part inférieure à celle mesurée sur l’ensemble de la population. La possession d’un jardin est aussi plus rare dans cette tranche d’âge, 58 % contre 68 % chez leurs aînés. Mais ceux qui en ont un s’en servent intensément : parmi les jeunes propriétaires d’un jardin, 89 % y reçoivent famille et amis, 85 % s’y détendent et 70 % y pratiquent une activité physique.
Part des moins de 35 ans qui possèdent un jardin, pour trois usages de la planche « La génération verte ». Source : baromètre Ifop pour l’Unep.
Les jeunes interrogés voient aussi dans le jardin un espace à valoriser : 83 % estiment qu’il contribue à l’embellissement de leur bien immobilier. Ce que la question ne dit pas, c’est la fréquence : le baromètre mesure des usages déclarés, pas le temps passé. Notre fiche sur le temps consacré au jardinage donne cet autre versant.
Se nourrir autrement, un apport installé
69 % des Français déclarent utiliser leur jardin pour cultiver un potager ou des plantes comestibles et se nourrir autrement, une part stable depuis 2022 elle aussi. Chez les moins de 35 ans, la même intention recueille 67 %, via un potager ou des cultures simples. L’indicateur mesure une intention déclarée, pas une récolte : le rendement d’un potager familial se lit dans notre fiche sur l’autoconsommation, et le nombre d’espèces cultivées dans celle sur les variétés du potager. Pour la part des jardiniers qui se lancent, notre fiche sur les motivations du potager montre que le goût et la fraîcheur passent avant l’économie.
Ce que ces usages changent à l’équipement
Un jardin vécu comme un lieu de détente et de réception s’équipe pour cela : coussins, éclairage d’ambiance, brise-vue ou goutte-à-goutte se choisissent d’abord sur l’usage qu’on en fait. Pour ceux qui y voient surtout un espace de culture, les types de culture pratiqués et le jardinage de balcon et de terrasse donnent le détail des pratiques, et celle sur les foyers qui ont un jardin la part des Français concernés.
Lecture. Le baromètre attribue ses résultats aux « Français » sans préciser la base de chaque question. Un usage du jardin ne peut être déclaré que par une personne qui en a un, et l’enquête mesure à part la part des moins de 35 ans qui en possèdent un, 58 %. Les pourcentages sont repris ici tels que le document les publie. La mention « stable depuis 2022 » accompagne trois usages de la planche, détente, convivialité et production alimentaire, mais pas la question du bien-être, dont cette édition ne donne pas de série comparable. Les chiffres sur les moins de 35 ans viennent d’une autre planche du même dossier : la question du bien-être y porte sur « un jardin ou un espace de nature », et les taux de détente, d’accueil et d’activité physique ne concernent que les jeunes qui possèdent un jardin. Comme les croisements par âge et par sexe, ils reposent sur des sous-échantillons, dans une enquête qui compte 1 000 répondants.