Ces durées viennent de l’étude menée par BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, publiée en juillet 2025. L’enquête porte sur 1 000 jardiniers amateurs, répartis ensuite en cinq groupes : traditionnels engagés, experts intensifs, occasionnels contraints, urbains expérimentés et initiés en progression. Le temps passé au jardin fait partie des variables qui séparent ces groupes.
Chaque profil a sa planche dans le rapport, aux pages 52, 56, 60, 64 et 68. Le temps de jardinage y est découpé en cinq tranches, et seule celle qui s’écarte significativement de l’ensemble est imprimée pour un profil donné : les quatre autres ne sont pas publiées. Les pourcentages cités ici se lisent donc à l’intérieur d’un profil, jamais comme une part de l’ensemble des jardiniers.
Ce que chaque profil déclare
| Profil | Part des jardiniers | Tranche horaire la plus distinctive | Ensemble des jardiniers |
|---|---|---|---|
| Traditionnels engagés | 36 % | 39 % jardinent 2 à 4 heures | 31 % |
| Experts intensifs | 25 % | 33 % jardinent plus de 6 heures | 11 % |
| Occasionnels contraints | 19 % | 28 % jardinent moins d’une heure | 17 % |
| Urbains expérimentés | 13 % | 47 % jardinent moins d’une heure | 17 % |
| Initiés en progression | 7 % | 37 % jardinent moins d’une heure | 17 % |
Durée déclarée à l’intérieur de chaque profil, sur la saison de culture, base 1 000 jardiniers amateurs, avec des effectifs qui vont de 63 à 362 personnes selon le groupe. La dernière colonne donne la part de l’ensemble des jardiniers amateurs pour la même tranche. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025.
Le temps déclaré suit la surface et le nombre d’espèces cultivées. Un quart des jardiniers amateurs appartiennent aux experts intensifs : ils font pousser 13,9 espèces en moyenne, possèdent plus de 50 m² dans 65 % des cas et dépassent six heures par semaine dans 33 % des cas, trois fois plus que la moyenne. Les urbains expérimentés cultivent à l’inverse sur moins de 50 m² dans 99 % des cas, pour 2,7 espèces en moyenne, et 47 % d’entre eux restent sous l’heure hebdomadaire. Entre les deux, les traditionnels engagés, le groupe le plus nombreux, se retrouvent à 39 % dans la tranche de deux à quatre heures.
En pot, en pleine terre ou sous serre
La durée ne dit pas où l’on cultive, et l’étude mesure séparément le type de culture. Les urbains expérimentés sont 54 % à cultiver en pot, jardinière ou mini-serre, contre 34 % de l’ensemble des jardiniers amateurs, et les occasionnels contraints 49 %. À l’autre bout, 92 % des experts intensifs cultivent en pleine terre, contre 69 % de l’ensemble, et 28 % d’entre eux sous serre dans le jardin, contre 12 %. Ces parts décrivent une pratique déclarée sur la saison, pas un équipement possédé : les cinq réponses possibles sont détaillées dans la fiche sur les types de culture des jardiniers, et le matériel que les foyers possèdent réellement dans celle sur l’équipement de jardin.
Ce que ce temps demande, semaine après semaine
Ces tranches horaires décrivent une charge répartie sur la saison, pas une séance type : un potager de moins de 50 m² avec cinq espèces, la situation de la majorité des profils, tient dans la fourchette d’une à quatre heures qui rassemble deux tiers des jardiniers amateurs. Pour répartir ces heures, notre calendrier des travaux du potager les déroule semaine par semaine, et le calculateur de dates de semis les cale sur votre région. La répartition de l’ensemble des jardiniers, sans distinction de profil, se lit dans la fiche sur le temps d’entretien des cultures par semaine, et le portrait de chaque groupe dans celle sur les profils de jardiniers amateurs.