Ces trois repères viennent du baromètre Ifop mené pour l’Union nationale des entreprises du paysage, une enquête de mars 2025 menée auprès d’un millier de personnes représentatives de la population adulte du pays. La question porte sur le ressenti, pas sur le temps passé : la planche ne mesure ni les heures d’entretien ni le budget engagé, mais la façon dont les Français qualifient cette tâche.
Le plaisir recule en même temps que la contrainte progresse
| 2022 | 2025 | |
|---|---|---|
| L’entretien est vécu comme une contrainte | 29 % | 35 % |
| Prendre du plaisir à entretenir son jardin | 71 % | 65 % |
Les deux indicateurs du baromètre Ifop pour l’Unep, tels qu’il les publie séparément, avant et après. Source : dossier de presse du baromètre 2025.
En trois ans, la contrainte gagne six points quand le plaisir en perd six. Le baromètre ne dit pas que les Français entretiennent moins leur jardin : il dit qu’ils le vivent moins bien. Le recul du plaisir est le plus net chez les jeunes adultes, 51 %, et chez les femmes, 60 %, contre 71 % des hommes.
Qui ressent le plus la contrainte
Part de chaque groupe qui considère l’entretien du jardin comme une contrainte, en 2025, planche « Le jardin des Français, un essentiel du quotidien ». Source : baromètre Ifop pour l’Unep.
La contrainte se lit d’abord par génération : à 51 %, les 18-34 ans la ressentent plus que tout autre groupe publié. Les femmes la déclarent plus souvent que les hommes, 40 % contre 29 %, et les urbains plus que les ruraux, 38 % contre 27 %. Le baromètre publie ces trois croisements séparément, il ne les croise pas entre eux.
Un jardin qui pèse moins se décide à la plantation
Un entretien plus léger se joue avant tout au moment des plantations et de l’équipement. Côté arrosage, un réseau au goutte-à-goutte se pose une fois et arrose ensuite sans intervention ; côté pelouse et massifs, la coupe et le binage se choisissent sur l’ergonomie autant que sur la puissance. Le temps que demande l’entretien des cultures se lit dans notre fiche sur le temps d’entretien par semaine, et le recours à un professionnel dans celle sur les prestations de jardinage.
Le doute porte aussi sur l’avenir : 63 % des Français disent douter de leur capacité à entretenir leur jardin dans les années à venir, à cause des restrictions d’eau, des conditions climatiques extrêmes ou de l’évolution des sols. La même enquête mesure une attente d’accompagnement : 87 % estiment que les professionnels du paysage ont un rôle important dans la conception de jardins durables, « sobres en entretien » et adaptés au climat, et 68 % des moins de 35 ans se disent prêts à faire appel à eux pour créer un jardin plus écologique.
Lecture. Le baromètre attribue la contrainte d’entretien aux « Français » sans restreindre la question aux détenteurs de jardin : la fiche reprend ce périmètre, qui inclut donc des personnes sans extérieur. Les deux séries publiées s’additionnent à 100 % chaque année, 29 % et 71 % en 2022, 35 % et 65 % en 2025, sans que le document présente l’une comme le complément de l’autre : elles sont rapportées ici telles quelles. Les croisements par âge, par sexe et par habitat portent sur des sous-échantillons d’une enquête de 1 000 personnes, où chaque groupe pèse quelques dizaines de répondants.