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L’alimentation prend 17,3 % du budget des propriétaires et 13,8 % de celui des locataires

Deux statuts d’occupation, deux budgets : ce que l’alimentation y prend, pourquoi l’écart résiste au niveau de vie, et le poste qui absorbe la différence.

En bref

Quelle place l’alimentation occupe-t-elle dans le budget d’un ménage propriétaire et dans celui d’un ménage locataire ?

En 2017, les produits alimentaires et les boissons sans alcool prenaient 17,3 % de la consommation totale des propriétaires, 5 118 euros par an, contre 13,8 % de celle des locataires, 3 323 euros. L’écart de 3,5 points résiste à chaque quintile de niveau de vie, où la part des propriétaires dépasse celle des locataires de 2,6 à 5,6 points.

17,3 %
de la consommation totale passent dans l’alimentation chez les propriétaires, contre 13,8 % chez les locataires, en 2017

Les chiffres viennent du tableau TF107 de l’enquête Budget de famille, paru en septembre 2020, sur les dépenses de l’année 2017. Il croise deux variables : le statut d’occupation du logement, publié en deux modalités, propriétaires et locataires, et le niveau de vie, découpé en quintiles. La division 01 réunit les produits alimentaires et les boissons sans alcool ; CTOTALE est la somme de toutes les dépenses de l’année. Le rapport des deux donne la part, qui est ici calculée et non publiée telle quelle. Les repas pris à l’extérieur et l’alcool dépendent d’autres divisions et n’entrent pas dans ce total.

Un écart de 3,5 points, à rebours du budget total

Statut d’occupationAlimentationConsommation totalePart de la consommation totale
Propriétaires5 118 €29 579 €17,3 %
Locataires3 323 €24 075 €13,8 %
Ensemble des ménages4 410 €27 408 €16,1 %

Dépense annuelle moyenne d’un ménage en 2017, par statut d’occupation du logement. La part divise la ligne 01 par le total des dépenses du même groupe. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF107.

Le niveau de dépense ne suffit pas à lire ce tableau. Un ménage locataire dispose d’une consommation totale plus faible, 24 075 euros contre 29 579 euros, ce qui ne l’empêche pas d’accorder à son assiette une place plus étroite. Sa dépense alimentaire est inférieure de 1 795 euros par an à celle d’un propriétaire, et la part tombe à 13,8 %. Cette ligne ne dit pas d’où vient la différence ; elle écarte en revanche l’explication par le seul montant du budget.

Le croisement avec le niveau de vie ne renverse jamais l’écart

Niveau de vie du ménagePropriétairesLocataires
Premier quintile19,9 %17,2 %
Deuxième quintile20,4 %15,1 %
Troisième quintile18,7 %13,2 %
Quatrième quintile17,0 %12,5 %
Cinquième quintile15,3 %10,2 %

Part de la division 01 dans la consommation totale de chaque groupe, en 2017, par statut d’occupation et par quintile de niveau de vie. Les quintiles découpent l’ensemble des ménages, pas chaque statut. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF107.

Sur les cinq quintiles, la part des propriétaires reste au-dessus de celle des locataires : l’écart va de 2,6 points au premier à 5,6 points au troisième, calculé sur les parts non arrondies. Les deux courbes ne se croisent à aucune marche. Chacune a son profil : chez les locataires, la part descend sans discontinuer, de 17,2 % à 10,2 % ; chez les propriétaires, elle grimpe d’abord jusqu’à 20,4 % au deuxième quintile, le point le plus haut de tout le tableau, avant de retomber à 15,3 %.

Le logement, premier poste des locataires, troisième des propriétaires

PostePropriétairesLocatairesEnsemble des ménages
Alimentation5 118 € (17,3 %)3 323 € (13,8 %)4 410 € (16,1 %)
Logement2 813 € (9,5 %)6 975 € (29,0 %)4 454 € (16,3 %)
Transports5 323 € (18,0 %)3 190 € (13,3 %)4 482 € (16,4 %)

Montants annuels moyens d’un ménage en 2017 et, entre parenthèses, leur poids dans la consommation totale du groupe, pour les trois postes qui décident de l’écart. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF107.

Le logement sépare nettement les deux budgets : 6 975 euros par an chez les locataires, soit 29,0 % de leur consommation, contre 2 813 euros chez les propriétaires, 9,5 %. Les transports prennent le chemin opposé, 5 323 euros et 18,0 % d’un côté, 3 190 euros et 13,3 % de l’autre. À l’échelle de l’ensemble des ménages, les trois postes arrivent presque à égalité : 4 482 euros pour les transports, 4 454 pour le logement, 4 410 pour l’alimentation. Le statut d’occupation ne change pas le total, il redistribue les rôles.

Le panier se ressemble, l’addition diffère

À l’intérieur du budget alimentaire, la hiérarchie des rayons bouge à peine. Les légumes frais valent 296 euros par an chez un propriétaire et 191 euros chez un locataire, soit 5,8 % et 5,7 % de leur budget alimentaire respectif. La viande pèse 1 131 euros d’un côté et 691 euros de l’autre, 22,1 % et 20,8 % du poste. Le pain et les céréales sont la seule ligne qui s’inverse, 17,2 % chez les propriétaires contre 19,4 % chez les locataires. Ce n’est donc pas la composition du panier qui creuse l’écart, c’est son montant global.

Ce qu’un potager peut reprendre

Un potager ne mord que sur une ligne de ce budget, celle des légumes. Ce qu’il en remplace exactement est chiffré dans l’autoconsommation du potager, et le détail des autres rayons dans le budget alimentaire poste par poste. Le même rapport se décline ailleurs sur le hub, chez les ménages d’âge différent ou de catégorie sociale différente. Quand la location ne laisse ni cour ni potager, une jardinière de balcon tient une culture sur quelques dizaines de centimètres carrés.

Repères. Les montants sont des moyennes par ménage et par an, arrondies à l’euro ; les pourcentages sont des rapports calculés, d’où un écart possible au dernier dixième. Les deux modalités publiées sont propriétaires et locataires, sans ligne distincte pour les autres situations de logement. Les quintiles de niveau de vie découpent l’ensemble des ménages et non chaque statut, si bien qu’une colonne ne se lit pas comme la moyenne des cinq autres. Ces données portent sur 2017, avant l’inflation des années 2020 : elles comparent des statuts, pas des époques.

Questions fréquentes

Les propriétaires consacrent-ils plus d’argent à leur alimentation que les locataires ?
Oui, en montant comme en part. En 2017, un ménage propriétaire dépensait 5 118 euros par an pour les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées, contre 3 323 euros pour un ménage locataire, soit 17,3 % et 13,8 % de leur consommation totale.
L’écart de part tient-il au niveau de vie des deux groupes ?
Non, il résiste au croisement. À chaque quintile de niveau de vie, la part des propriétaires dépasse celle des locataires : 19,9 % contre 17,2 % au premier quintile, 15,3 % contre 10,2 % au dernier. L’écart va de 2,6 à 5,6 points selon le quintile.
Quel poste pèse le plus dans le budget d’un locataire ?
Le logement, avec 6 975 euros par an en 2017, soit 29,0 % de sa consommation totale. L’alimentation vient ensuite à 13,8 %, devant les transports à 13,3 %. Chez les propriétaires, la hiérarchie s’inverse : les transports prennent 18,0 %, l’alimentation 17,3 % et le logement 9,5 %.
Ces montants sont-ils encore valables aujourd’hui ?
Non. Ils portent sur les dépenses de l’année 2017, publiées par l’INSEE en septembre 2020, et précèdent donc l’inflation des années 2020. Ils servent à comparer deux statuts d’occupation à une même date, pas à estimer un budget actuel.

Sources

  1. INSEE, Les dépenses des ménages en France en 2017, enquête Budget de famille, Insee Résultats, tableaux des dépenses annuelles moyennes par ménage (TF101, TF102, TF103, TF104, TF105, TF106 et TF107), données 2017, publié le 15 septembre 2020.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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