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La part de l’alimentation recule de la commune rurale à l’agglomération parisienne

La place de l’alimentation dans les dépenses d’un foyer, du village à l’agglomération parisienne, et le budget total qui commande la courbe.

En bref

Quelle part du budget d’un ménage l’alimentation occupe-t-elle selon la commune où il réside ?

En 2017, la part de l’alimentation et des boissons non alcoolisées dans la consommation totale allait de 17,1 % en commune rurale à 14,8 % dans le complexe de l’agglomération parisienne, en passant par 16,8 % dans les petites villes, 16,3 % dans les villes moyennes et 15,7 % dans les grandes villes, pour une moyenne de 16,1 %. Le montant dépensé pour se nourrir y est pourtant le plus élevé, 4 687 euros par an.

17,1 %
de la consommation totale passent dans l’alimentation en commune rurale, contre 14,8 % dans le complexe de l’agglomération parisienne, en 2017

Les chiffres viennent du tableau TF104 de l’enquête Budget de famille, publié en septembre 2020 et portant sur les dépenses de 2017. Sa variable de croisement est la catégorie de commune de résidence, en cinq modalités : commune rurale, petites villes de moins de 20 000 habitants, villes moyennes de 20 000 à 100 000 habitants, grandes villes de plus de 100 000 habitants, complexe de l’agglomération parisienne. La division 01 de la nomenclature y rassemble les produits alimentaires et les boissons sans alcool ; la ligne CTOTALE additionne toutes les dépenses de l’année, du loyer aux loisirs. Diviser la première par la seconde donne la part. La restauration hors domicile et les boissons alcoolisées appartiennent à d’autres divisions et ne sont donc pas comptées ici.

La part recule du village à l’agglomération parisienne

Catégorie de communeConsommation totaleAlimentationPart de la consommation totale
Commune rurale27 051 €4 634 €17,1 %
Petites villes (moins de 20 000 hab.)26 582 €4 453 €16,8 %
Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.)25 426 €4 132 €16,3 %
Grandes villes (plus de 100 000 hab.)26 825 €4 223 €15,7 %
Complexe de l’agglomération parisienne31 772 €4 687 €14,8 %
Ensemble des ménages27 408 €4 410 €16,1 %

Dépense annuelle moyenne d’un ménage en 2017, catégories de commune dans l’ordre de l’enquête, la ligne d’ensemble surlignée. La part rapporte le poste alimentaire au total des dépenses du groupe. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.

Le gradient ne se renverse à aucune marche : 17,1 % en commune rurale, 16,8 % dans les petites villes, 16,3 % dans les villes moyennes, 15,7 % dans les grandes villes, 14,8 % dans le complexe de l’agglomération parisienne. Entre les deux extrémités, l’écart atteint 2,3 points, ce qui reste modeste au regard des dix points qui séparent les âges extrêmes. Le lieu de vie déplace la part, il ne la bouleverse pas.

Le budget total, lui, culmine dans l’agglomération parisienne

Commune rurale27 051 €
Petites villes26 582 €
Villes moyennes25 426 €
Grandes villes26 825 €
Agglomération parisienne31 772 €

Total des dépenses annuelles moyennes d’un ménage en 2017, une barre par catégorie de commune. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.

En euros, l’alimentation coûte le plus cher dans le complexe de l’agglomération parisienne, 4 687 euros par an et par ménage, devant la commune rurale, 4 634 euros. Les villes moyennes ferment la marche avec 4 132 euros. La part suit pourtant le chemin inverse, parce que le budget total varie bien plus que le rayon alimentaire : 31 772 euros dans l’agglomération parisienne contre 25 426 euros dans les villes moyennes, un quart de plus. Le logement porte une bonne part de cet écart, avec 6 338 euros par an dans l’agglomération parisienne contre 3 333 euros en commune rurale. C’est ce poste, et non l’assiette, qui creuse la différence entre les territoires.

La composition du panier ne suit pas la même pente que son montant. Un ménage rural consacre 228 euros par an aux légumes frais, un ménage de l’agglomération parisienne 341 euros, la moitié de plus, pour une moyenne de 255 euros. Rapportés au budget alimentaire de chaque groupe, ces montants pèsent 4,9 % d’un côté et 7,3 % de l’autre. La viande prend le chemin inverse : 1 093 euros en commune rurale, 928 euros dans l’agglomération parisienne. Le pain et les céréales, eux, restent proches, 837 euros contre 808 euros.

Ce que ça change pour votre potager

La marge qu’un potager peut travailler se lit ailleurs dans l’enquête : l’autoconsommation du potager la chiffre, et le budget alimentaire poste par poste donne la hiérarchie des achats. La même part se lit pour l’âge du ménage, sa composition et sa catégorie sociale, et le premier poste de l’agglomération parisienne est détaillé dans la part du logement lue par catégorie sociale. Côté équipement, un bac potager en tissu se pose même sur une terrasse, et un arrosage au goutte-à-goutte tient une culture de balcon sans contrainte horaire.

Repères. Chaque montant est une moyenne annuelle par ménage, arrondie à l’euro, et chaque pourcentage divise une ligne de détail par la ligne CTOTALE, d’où un écart possible au dernier dixième. Les cinq catégories de commune ne rassemblent pas le même nombre de ménages, et l’enquête publie une moyenne par catégorie, jamais un total. Les données datent de 2017 et précèdent l’inflation des années 2020 : elles comparent des territoires, pas des époques.

Questions fréquentes

L’alimentation pèse-t-elle plus lourd dans une commune rurale que dans une grande ville ?
Oui. En 2017, elle représentait 17,1 % de la consommation totale en commune rurale et 15,7 % dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants. La part recule à chaque marche, jusqu’à 14,8 % dans le complexe de l’agglomération parisienne, pour 16,1 % en moyenne.
Pourquoi la part de l’alimentation est-elle la plus faible dans l’agglomération parisienne ?
Non pas parce qu’on y dépense moins pour manger, mais parce que le budget total y est le plus élevé : 31 772 euros par an et par ménage contre 27 051 euros en commune rurale. Le logement y prend 6 338 euros, presque le double des 3 333 euros ruraux, ce qui réduit la place relative du reste.
Les ménages ruraux dépensent-ils plus en euros pour se nourrir ?
Non. En 2017, la dépense alimentaire atteignait 4 634 euros par an en commune rurale et 4 687 euros dans l’agglomération parisienne, tandis que les villes moyennes tombaient à 4 132 euros, le montant le plus bas du tableau. La part rurale est plus élevée parce que son budget total est plus petit.
Les légumes frais pèsent-ils plus lourd dans le budget d’un ménage parisien ?
Oui. La ligne des légumes frais vaut 341 euros par an dans l’agglomération parisienne et 228 euros en commune rurale, soit 7,3 % du budget alimentaire d’un côté et 4,9 % de l’autre. La viande suit la pente inverse, 928 euros contre 1 093 euros.
Le restaurant et les boissons alcoolisées entrent-ils dans cette part ?
Non. Le poste retenu réunit les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées tels que la nomenclature de la comptabilité nationale les définit. Les repas pris hors du domicile et les boissons alcoolisées appartiennent à d’autres divisions.

Sources

  1. INSEE, Les dépenses des ménages en France en 2017, enquête Budget de famille, Insee Résultats, tableaux des dépenses annuelles moyennes par ménage (TF101, TF102, TF103, TF104, TF105, TF106 et TF107), données 2017, publié le 15 septembre 2020.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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