Les chiffres viennent du tableau TF104 de l’enquête Budget de famille, publié en septembre 2020 et portant sur les dépenses de 2017. Sa variable de croisement est la catégorie de commune de résidence, en cinq modalités : commune rurale, petites villes de moins de 20 000 habitants, villes moyennes de 20 000 à 100 000 habitants, grandes villes de plus de 100 000 habitants, complexe de l’agglomération parisienne. La division 01 de la nomenclature y rassemble les produits alimentaires et les boissons sans alcool ; la ligne CTOTALE additionne toutes les dépenses de l’année, du loyer aux loisirs. Diviser la première par la seconde donne la part. La restauration hors domicile et les boissons alcoolisées appartiennent à d’autres divisions et ne sont donc pas comptées ici.
La part recule du village à l’agglomération parisienne
| Catégorie de commune | Consommation totale | Alimentation | Part de la consommation totale |
|---|---|---|---|
| Commune rurale | 27 051 € | 4 634 € | 17,1 % |
| Petites villes (moins de 20 000 hab.) | 26 582 € | 4 453 € | 16,8 % |
| Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.) | 25 426 € | 4 132 € | 16,3 % |
| Grandes villes (plus de 100 000 hab.) | 26 825 € | 4 223 € | 15,7 % |
| Complexe de l’agglomération parisienne | 31 772 € | 4 687 € | 14,8 % |
| Ensemble des ménages | 27 408 € | 4 410 € | 16,1 % |
Dépense annuelle moyenne d’un ménage en 2017, catégories de commune dans l’ordre de l’enquête, la ligne d’ensemble surlignée. La part rapporte le poste alimentaire au total des dépenses du groupe. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.
Le gradient ne se renverse à aucune marche : 17,1 % en commune rurale, 16,8 % dans les petites villes, 16,3 % dans les villes moyennes, 15,7 % dans les grandes villes, 14,8 % dans le complexe de l’agglomération parisienne. Entre les deux extrémités, l’écart atteint 2,3 points, ce qui reste modeste au regard des dix points qui séparent les âges extrêmes. Le lieu de vie déplace la part, il ne la bouleverse pas.
Le budget total, lui, culmine dans l’agglomération parisienne
Total des dépenses annuelles moyennes d’un ménage en 2017, une barre par catégorie de commune. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.
En euros, l’alimentation coûte le plus cher dans le complexe de l’agglomération parisienne, 4 687 euros par an et par ménage, devant la commune rurale, 4 634 euros. Les villes moyennes ferment la marche avec 4 132 euros. La part suit pourtant le chemin inverse, parce que le budget total varie bien plus que le rayon alimentaire : 31 772 euros dans l’agglomération parisienne contre 25 426 euros dans les villes moyennes, un quart de plus. Le logement porte une bonne part de cet écart, avec 6 338 euros par an dans l’agglomération parisienne contre 3 333 euros en commune rurale. C’est ce poste, et non l’assiette, qui creuse la différence entre les territoires.
La composition du panier ne suit pas la même pente que son montant. Un ménage rural consacre 228 euros par an aux légumes frais, un ménage de l’agglomération parisienne 341 euros, la moitié de plus, pour une moyenne de 255 euros. Rapportés au budget alimentaire de chaque groupe, ces montants pèsent 4,9 % d’un côté et 7,3 % de l’autre. La viande prend le chemin inverse : 1 093 euros en commune rurale, 928 euros dans l’agglomération parisienne. Le pain et les céréales, eux, restent proches, 837 euros contre 808 euros.
Ce que ça change pour votre potager
La marge qu’un potager peut travailler se lit ailleurs dans l’enquête : l’autoconsommation du potager la chiffre, et le budget alimentaire poste par poste donne la hiérarchie des achats. La même part se lit pour l’âge du ménage, sa composition et sa catégorie sociale, et le premier poste de l’agglomération parisienne est détaillé dans la part du logement lue par catégorie sociale. Côté équipement, un bac potager en tissu se pose même sur une terrasse, et un arrosage au goutte-à-goutte tient une culture de balcon sans contrainte horaire.
Repères. Chaque montant est une moyenne annuelle par ménage, arrondie à l’euro, et chaque pourcentage divise une ligne de détail par la ligne CTOTALE, d’où un écart possible au dernier dixième. Les cinq catégories de commune ne rassemblent pas le même nombre de ménages, et l’enquête publie une moyenne par catégorie, jamais un total. Les données datent de 2017 et précèdent l’inflation des années 2020 : elles comparent des territoires, pas des époques.