La source est le tableau TF105 de l’enquête Budget de famille, mis en ligne par l’INSEE en septembre 2020, données 2017. Il range les ménages par composition et donne, pour chacun, la dépense annuelle moyenne du foyer. La part annoncée ici rapporte deux lignes de ce tableau l’une à l’autre : les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées d’un côté, le total de la consommation du ménage de l’autre. Ce total suit le champ de la comptabilité nationale et couvre l’ensemble des dépenses du foyer, logement, transports, santé et loisirs compris. Les repas au restaurant et les boissons alcoolisées relèvent d’autres lignes de la nomenclature et n’entrent dans aucun des deux montants.
De 14,6 % à 18,5 % selon la composition du foyer
| Type de ménage | Consommation totale | Alimentation | Part de la consommation totale |
|---|---|---|---|
| Personnes seules | 17 314 € | 2 529 € | 14,6 % |
| Familles monoparentales | 23 908 € | 3 597 € | 15,0 % |
| Couples avec enfants | 38 453 € | 6 161 € | 16,0 % |
| Ensemble des ménages | 27 408 € | 4 410 € | 16,1 % |
| Couples sans enfant | 30 756 € | 5 337 € | 17,4 % |
| Autres ménages | 29 539 € | 5 460 € | 18,5 % |
Dépense annuelle moyenne d’un foyer en 2017, classée par part croissante. La part rapporte l’alimentation à la consommation totale du même groupe, un rapport calculé sur deux lignes du tableau. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF105.
Les deux bouts du tableau sont séparés par près de quatre points : 14,6 % chez les personnes seules, 18,5 % chez les autres ménages. Les couples sans enfant se placent au-dessus de la moyenne, à 17,4 %, et les couples avec enfants en dessous, à 16,0 % : l’arrivée des enfants ne fait pas monter la part de l’alimentation, elle la fait reculer de 1,4 point. Les familles monoparentales, soit un adulte avec enfant, restent à 15,0 %, tout près des personnes seules.
Ce que le logement prend, l’alimentation le laisse
Le logement, l’eau et l’énergie absorbent 4 190 euros par an chez une personne seule, soit 24,2 % de sa consommation totale, contre 4 820 euros et 12,5 % chez un couple avec enfants. En euros, le couple dépense davantage presque partout, transports (6 839 euros contre 2 149) et alimentation (6 161 euros contre 2 529) compris : c’est la taille du budget, plus du double, qui fait baisser chaque part. Une part se lit donc à composition de ménage donnée, pas comme un montant.
Ce que le potager peut y prendre
Dans ce total, les légumes et les tubercules, pommes de terre comprises, représentent 1,6 % de la consommation d’une personne seule et 1,8 % de celle d’un couple sans enfant, pour 1,6 % en moyenne. Rapportée au seul budget alimentaire, la même ligne pèse environ 10 % dans tous les types de ménage : c’est la surface sur laquelle un potager peut mordre, et ce que le potager remplace dans l’assiette se chiffre séparément. Le détail poste par poste du budget alimentaire se lit dans la fiche qui lui est consacrée, et la part des fruits et des légumes par type de ménage dans celle-ci.
Lecture. Les montants sont des moyennes par ménage et par an, en euros arrondis. Les parts sont des rapports calculés sur deux lignes du même tableau, d’où un décalage possible au dernier dixième. Le millésime est 2017, publié en septembre 2020 : ces parts servent à comparer les foyers entre eux, pas à dire ce que coûte l’alimentation aujourd’hui.