Le sondage a été conduit par Kantar en mai 2023 pour l’Office Hollandais des Fleurs, organisme de promotion des fleurs et des plantes, dans quatre pays : France, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni. L’échantillon est représentatif des personnes de 18 à 70 ans qui achètent des fleurs ou des plantes, d’intérieur ou d’extérieur. Les chiffres publiés ici sont donc des opinions déclarées par des acheteurs, et non des comportements observés : la page de VALHOR qui les relaie ne donne pas la taille de l’échantillon français, seulement celle de l’enquête sur les quatre pays.
Un jugement plus favorable en France qu’ailleurs
| Jugement porté sur le secteur | France | Moyenne des quatre pays |
|---|---|---|
| Fleurs, impact positif | 57 % | 41 % |
| Fleurs, impact neutre | 39 % | 55 % |
| Plantes, impact positif | 61 % | 45 % |
| Plantes, impact neutre | 37 % | 52 % |
Réponses des consommateurs de fleurs et de plantes, sondage Kantar de mai 2023 pour l’Office Hollandais des Fleurs. Les parts ne totalisent pas 100 % : le reste correspond aux jugements négatifs et aux non-réponses.
Sur les fleurs comme sur les plantes, la France se distingue des trois autres pays sondés : le jugement positif y est plus fréquent, et le jugement neutre nettement moins. Autrement dit, les consommateurs français se prononcent davantage, dans un sens comme dans l’autre, là où la moyenne des quatre pays se réfugie plus souvent dans la neutralité. L’écart est de 16 points sur les fleurs et de 16 points sur les plantes.
Les labels, un repère identifié mais peu suivi d’effets
Part des consommateurs français concernés, sondage Kantar de mai 2023 pour l’Office Hollandais des Fleurs. Les deux questions portent sur l’ensemble des personnes interrogées.
Les labels sont donc vus, mais ils ne décident pas encore l’achat : 68 % des consommateurs français déclarent en avoir déjà identifié un, et 36 % seulement disent que cela les a guidés dans leurs choix. L’enquête mesure aussi le potentiel de ce levier chez ceux qui n’en ont jamais vu : parmi eux, 48 % estiment qu’un label de durabilité les guiderait dans leurs choix. Le premier frein cité pour adopter un comportement plus durable reste le manque d’informations sur l’impact écologique de la production et du transport des végétaux, devant le manque d’informations sur leur lieu de production.
Ce que les Français attendent des emballages
Matériaux jugés les plus durables par les consommateurs français, sondage Kantar de mai 2023 pour l’Office Hollandais des Fleurs. Question à plusieurs réponses possibles.
Le classement change quand on demande non plus ce qui est jugé durable, mais ce que l’on préfère acheter : les matériaux biodégradables ou compostables restent en tête avec 19 %, suivis des matériaux recyclables avec 17 %, alors que les matériaux recyclés ne sont plus cités dans les préférences. Un matériau reconnu comme durable n’est pas pour autant celui que l’on choisit en rayon, et l’écart entre les deux questions le montre.
Cette perception se lit à côté de ce que le marché fait réellement. D’où viennent les fleurs vendues en France, et ce que pèsent les importations de fleurs coupées, est détaillé dans la fiche Le commerce extérieur des fleurs et des plants. Le hub des chiffres du jardin en France rassemble les autres repères du marché des végétaux, du budget des ménages aux lieux d’achat.
Cette enquête est commandée par un organisme de promotion de la filière des fleurs, et elle mesure des opinions déclarées auprès d’acheteurs de 18 à 70 ans, dans quatre pays : ce sont les limites à garder en tête avant de la lire comme un état des lieux du secteur. Les résultats français sont publiés sans la taille de l’échantillon national, à la différence de l’enquête sur les quatre pays prise dans son ensemble.