En 2025, la France a importé 1 012 millions d’euros de produits de l’horticulture ornementale, fleurs coupées, plantes d’intérieur, végétaux d’extérieur, bulbes et feuillages confondus, et exporté 85 millions d’euros. Le solde est déficitaire de 927 millions d’euros, stable par rapport à 2024 et inférieur d’environ 5 % à la moyenne des cinq dernières années. Le déficit recule lentement : 1 077 millions d’euros en 2023, 982 millions en 2024, 927 millions en 2025.
Le déficit, famille par famille
| Catégorie | Importations | Exportations | Déficit |
|---|---|---|---|
| Fleurs coupées fraîches | 304 M€ | 17 M€ | 287 M€ |
| Végétaux d’extérieur | 313 M€ | 48 M€ | 265 M€ |
| Plantes d’intérieur | 253 M€ | 6 M€ | 247 M€ |
| Bulbes | 99 M€ | 8 M€ | 91 M€ |
| Feuillages frais | 43 M€ | 6 M€ | 37 M€ |
| Ensemble | 1 012 M€ | 85 M€ | 927 M€ |
Commerce extérieur de l’horticulture ornementale en 2025, en millions d’euros. Source : Douane française d’après TradeDataMonitor, élaboration FranceAgriMer.
Trois familles portent un déficit du même ordre, entre 250 et 290 millions d’euros chacune. La fleur coupée arrive en tête avec 287 millions d’euros, soit 31 % du déficit total, devant les végétaux d’extérieur à 265 millions et les plantes d’intérieur à 247 millions. Dans les trois cas, les importations dépassent de très loin les exportations : 17 millions d’euros sortent contre 304 millions qui entrent pour les fleurs coupées, et 6 millions contre 253 millions pour les plantes d’intérieur. D’une année sur l’autre, le mouvement est contrasté. Par rapport à 2024, le déficit se creuse de 3 % pour les fleurs coupées fraîches et de 5 % pour les végétaux d’extérieur, mais recule de 4 % pour les plantes d’intérieur, de 5 % pour les bulbes et de 2 % pour les feuillages frais. Comparé à la moyenne 2020-2024, il reste quasi stable pour les fleurs coupées, à plus 1 %, alors que les plantes d’intérieur et les bulbes perdent 12 % et que les feuillages frais progressent de 4 %. Ces échanges restent dépendants du calendrier des fêtes, détaillé dans la fiche Combien les Français dépensent en fleurs pour les fêtes.
Ce que la France achète, et à qui
| Origine des fleurs coupées fraîches importées | Part de la valeur importée |
|---|---|
| Pays-Bas | 78 % |
| Italie | 4 % |
| Éthiopie | 4 % |
| Kenya | 3,7 % |
| Union européenne à 27 | 86 % |
| Pays tiers | 14 % |
Part de chaque origine dans les 304 millions d’euros de fleurs coupées fraîches importées par la France en 2025. Source : Douane française d’après TradeDataMonitor, élaboration FranceAgriMer.
Les échanges de fleurs coupées se font donc presque entièrement à l’intérieur de l’Union européenne, pour 86 % de la valeur importée, et les Pays-Bas en concentrent à eux seuls 78 %. Hors Union européenne, l’Éthiopie et le Kenya fournissent 4 % et 3,7 % des fleurs coupées importées. À l’export, la même logique domine : 93 % des fleurs coupées françaises partent vers l’Union européenne et 53 % vers les Pays-Bas. Les roses résument ce déséquilibre : elles représentent 38 % de la valeur des fleurs fraîches importées, soit 115 millions d’euros dont 68 % viennent des Pays-Bas, et laissent un déficit de 113,8 millions d’euros.
La place de la France dans le commerce mondial
Exportations mondiales de produits de l’horticulture ornementale en 2025, trois premiers pays. Source : Douane française d’après TradeDataMonitor, élaboration FranceAgriMer.
Sur le marché mondial, les Pays-Bas dominent largement : 11,8 milliards d’euros d’exportations en 2025, soit 57 % de part de marché, devant la Colombie à 2 milliards d’euros et 10 % et l’Italie à 942 millions d’euros et 4,5 %. La France occupe le quinzième rang des exportateurs mondiaux, en gagnant trois places par rapport à 2024. À l’import, elle pointe au cinquième rang mondial, derrière l’Allemagne, première avec 3,2 milliards d’euros et 18 % du marché mondial, les Pays-Bas à 2,60 milliards et les États-Unis à 1,7 milliard. Cette position d’importateur pèse sur la production nationale, dont le poids est détaillé dans la fiche La filière horticole française.
Une précaution de lecture. Les Pays-Bas occupent à la fois la première place des fournisseurs de la France et la deuxième place des importateurs mondiaux : la source y voit un effet Rotterdam, c’est-à-dire la part de réexportation de marchandises dans leur bilan commercial. Les parts par pays et les totaux par famille ne se recoupent donc pas toujours exactement, et la France reste le quinzième exportateur mondial pour le cinquième rang à l’import.