Ces repères viennent des chiffres clés du paysage 2024, l’enquête menée de mars à juillet 2025 par l’institut Xerfi pour l’Union nationale des entreprises du paysage auprès de 1 084 entreprises et 10 360 salariés, complétée par les données de la MSA pour la France métropolitaine. Les salariés forment la majorité des 140 300 actifs du secteur, qui compte aussi 27 900 non-salariés, très majoritairement des chefs d’entreprise. Le détail des structures est dans notre fiche Les entreprises du paysage.
Des contrats stables, et beaucoup d’apprentis
| Nature du contrat | Salariés au 31 décembre 2024 |
|---|---|
| Contrat à durée indéterminée | 91 100 |
| Contrat d’apprentissage | 14 500 |
| Contrat saisonnier | 3 000 |
| Autre CDD, surcroît d’activité | 3 000 |
| Contrat en alternance | 550 |
| Contrat de professionnalisation | 400 |
Répartition des 112 400 salariés du paysage selon la nature du contrat, apprentis compris, chiffres clés du paysage 2024, enquête Xerfi pour l’Unep.
Le contrat à durée indéterminée est donc la norme, et l’apprentissage tient une place à part : l’étude recense plus de 14 500 apprentis en 2024, et c’est en partie cette progression qui fait reculer la part des CDI depuis 2020. S’y ajoutent 550 contrats en alternance et 400 contrats de professionnalisation. Le temps partiel ne concerne plus que 5 % des salariés, contre plus de 10 % en 2014, mais il reste très inégal : 3 % des hommes contre 18,5 % des femmes.
La saison, un temps fort du recrutement
Principaux motifs de départ des salariés du paysage en 2024, chiffres clés du paysage 2024, enquête Xerfi pour l’Unep.
Le travail saisonnier pèse peu dans les effectifs présents et beaucoup dans les mouvements. L’étude compte 3 000 salariés en contrat saisonnier au 31 décembre 2024, à un moment où la saison est au creux, et 3 000 autres en CDD de surcroît d’activité. Sur l’année, les fins de contrat saisonnier arrivent en tête des 26 600 départs avec 30 %, devant les fins d’apprentissage (24,5 %), les démissions (16,5 %) et les fins d’autres CDD (15 %). Recruter pour la saison reste difficile pour une entreprise sur cinq : 20 % déclarent des difficultés pour le personnel saisonnier en 2024, contre 16 % en 2020 et 19 % en 2022. L’écart entre régions est net, de 52 % en Corse et 34 % en Occitanie à 14 % dans les Pays de la Loire. Le personnel permanent est encore plus difficile à trouver, avec 54 % des entreprises concernées, contre 58 % en 2020.
Ce que ça change pour votre jardin
Ces chiffres disent surtout à quel rythme les équipes tournent. Un secteur qui embauche 30 700 personnes et en voit partir 26 600 dans la même année se réorganise en permanence, et les renforts saisonniers arrivent avec le printemps. Demander un devis pour une taille ou un entretien régulier en fin d’hiver vous place avant la pointe, au moment où les carnets se remplissent. Notre fiche Ce que les foyers délèguent au jardin donne la dépense moyenne des ménages qui passent par un professionnel, et création ou entretien explique ce qui relève de l’un ou de l’autre. Si vous entretenez vous-même, un taille-haie ou un sécateur électrique couvrent les gestes courants.
L’étude compte les salariés présents au 31 décembre de chaque année, apprentis compris : les effectifs étant arrondis, leur somme ne retombe pas exactement sur les 112 400. Le baromètre semestriel du secteur suit l’activité et l’emploi sur un semestre, il ne se compare pas au taux d’embauche annuel de 27,5 % donné ici.