Ces parts sortent des chiffres clés du paysage 2024, l’enquête menée de mars à juillet 2025 par l’institut Xerfi pour l’Union nationale des entreprises du paysage auprès de 1 084 entreprises. La création recouvre les chantiers neufs, plantations et aménagements compris ; l’entretien, les passages répétés qui font durer l’existant, tonte, taille et élagage. Le découpage porte sur le chiffre d’affaires généré par l’activité paysage, pour l’ensemble du secteur, France métropolitaine et Outre-mer.
Le suivi gagne du terrain
Répartition du chiffre d’affaires généré par l’activité paysage selon le type de travaux, chiffres clés du paysage 2024, enquête Xerfi pour l’Unep.
Les deux blocs se partagent donc le marché à quelques points près, et c’est le plus petit qui avance. En deux ans, la part de la création recule d’un point, à 56 % en 2024 contre 57 % en 2022, et ce point bascule vers l’entretien d’après l’étude. Le mouvement reste lent, mais il a une explication de fond : un chantier de création se décide une fois, quand un contrat d’entretien revient chaque année. Un carnet d’entretiens remplit un planning, il ne le remplit qu’une fois le jardin planté.
La troisième part, 2,5 % du chiffre d’affaires, réunit les « autres activités de paysage ». L’étude y range notamment le génie écologique et l’écopastoralisme, et la décrit comme marginale mais stable depuis 2022.
Un partage qui bouge moins que la clientèle
Le type de travaux varie peu d’une entreprise à l’autre. Les structures de plus de 6 salariés réalisent davantage de création, mais l’étude qualifie la répartition entre création et entretien de globalement équilibrée quelle que soit la taille. Il en va tout autrement de la clientèle : les marchés publics apportent 4,5 % du chiffre d’affaires d’une entreprise sans salarié, contre 58 % de celui d’une entreprise de 50 salariés et plus, comme le détaille notre fiche La commande publique du paysage. Grandir change donc surtout pour qui l’on travaille, pas tellement ce que l’on fait.
L’entretien a une autre particularité : il passe en partie par les services à la personne. Les structures positionnées sur ce créneau représentent 20,5 % des entreprises du secteur, près de 6 850 structures, et 7 % du chiffre d’affaires global. Leurs petits travaux de jardinage chez les particuliers ouvrent droit au crédit d’impôt, un point à connaître avant de comparer des devis, et que détaille ce que les foyers délèguent au jardin.
Pour un particulier, ces deux parts ne se paient pas au même moment. La création concentre la dépense sur un chantier, l’entretien l’étale sur des passages réguliers, souvent souscrits à l’année. Choisir entre les deux se joue donc autant sur le budget que sur le temps que vous voulez y consacrer : notre fiche Ce que le jardin coûte aux ménages situe la dépense annuelle d’un foyer, et le calendrier du potager mois par mois aide à décider ce qui peut rester en entretien courant.