En 2024, la part de marché de l’alimentation biologique reste à 5,6 % des dépenses alimentaires des ménages français, d’après l’évaluation de la consommation des ménages en produits alimentaires biologiques réalisée par AND International pour l’Agence Bio. Le chiffre porte sur la valeur des achats au stade détail, en France métropolitaine, à prix courants. Il rapporte les ventes de produits alimentaires bio à l’ensemble des dépenses alimentaires des ménages, tabac exclu. Le marché bio atteint 12 176 millions d’euros en 2024, soit 95 millions de plus qu’en 2023, et 184 euros par habitant en France métropolitaine.
Pourquoi cette part bouge à peine
Deux évolutions de même ampleur se compensent. En 2024, selon l’INSEE, la consommation alimentaire hors tabac a reculé de 0,7 % aux prix de l’année précédente, et l’indice des prix de l’alimentation a progressé de 1,3 % hors boissons alcoolisées, ce qui ramène la consommation alimentaire globale à +0,6 % à prix courants. Sur la même base, les ventes de produits biologiques ont progressé de 0,8 %. La part du bio s’accroît donc de manière marginale, elle reste à 5,6 %. En volume, le marché recule de 1,1 %, les prix du bio ayant augmenté de 1,9 %.
| Circuit de vente | Ventes 2024 | Part des ventes bio | Évolution 2024 |
|---|---|---|---|
| Grandes surfaces alimentaires | 5 807 M EUR | 47,7 % | -5,1 % |
| Circuit spécialisé bio | 3 532 M EUR | 29,0 % | +6,5 % |
| Artisans-commerçants | 1 192 M EUR | 9,8 % | +6,9 % |
| Vente directe | 1 645 M EUR | 13,5 % | +7,4 % |
| Total | 12 176 M EUR | 100 % | +0,8 % |
Ventes de produits alimentaires biologiques au stade détail en 2024, France métropolitaine, en millions d’euros TTC. Source : évaluation de la consommation des ménages en produits alimentaires biologiques, AND International pour l’Agence Bio.
Les grandes surfaces alimentaires restent le premier circuit, avec 47,7 % de la valeur du marché, mais elles reculent de 5,1 % et perdent près de trois points de part de marché en un an. Le circuit spécialisé bio reprend la main, à +6,5 % en valeur et 29,0 % du marché. La vente directe progresse le plus, à +7,4 %, devant les artisans-commerçants, à +6,9 %. Le e-commerce spécialisé bio progresse de 14 % sur la même période, quand le drive des grandes surfaces recule de 5,2 %.
Le bio, famille d’aliments par famille
| Famille de produits | Part du bio en 2024 | Évolution en points |
|---|---|---|
| Boissons et crèmes végétales | 65,5 % | -0,91 |
| Jus de légumes | 40,6 % | -1,70 |
| Œufs | 26,3 % | -0,79 |
| Huiles | 17,4 % | +2,62 |
| Légumes secs | 16,4 % | -1,30 |
| Farines | 14,5 % | -0,52 |
| Miel | 12,6 % | -1,50 |
| Riz | 6,1 % | -0,08 |
Taux de pénétration du bio, part du bio dans le chiffre d’affaires de chaque famille, en grandes surfaces alimentaires généralistes hors enseignes à dominante de marque propre, en 2024. Ces taux sont rapportés à la famille de produits, pas aux dépenses alimentaires totales. Source : évaluation de la consommation des ménages en produits alimentaires biologiques, AND International pour l’Agence Bio.
Ces taux mesurent, rayon par rayon, la place du bio dans les ventes de grandes surfaces généralistes : ils ne disent pas ce que le bio pèse dans l’ensemble du budget alimentaire. Les fruits et légumes frais se lisent à part. Le marché de détail du bio y atteint 2 010 millions d’euros en 2024, dont 1 080 millions pour les légumes, en progression de 8,8 %, et 929 millions pour les fruits, à +2,7 %. Du côté du potager, le bio pèse bien plus lourd, avec 26 % des sommes dépensées en végétaux pour le potager, un chiffre détaillé dans la fiche le bio dans les végétaux du potager.
Ce que les ménages déclarent
Réponses à la question « Diriez-vous que la part des produits bio dans vos achats alimentaires, ces 12 derniers mois… ? », posée en 2025. Base : personnes ayant acheté des produits biologiques, 4 462 répondantes et répondants. Le total dépasse 100 % du fait des arrondis. Source : baromètre des produits biologiques en France, 2026, L’ObSoCo pour l’Agence Bio.
Pour 59 % des personnes interrogées, la place du bio dans leur propre assiette est restée stable sur un an, 28 % la jugent en hausse et 14 % en baisse. Cette question ne concerne que les foyers qui achètent déjà du bio, et elle mesure une impression déclarée, pas un ticket de caisse. L’indicateur de fréquence est plus lisible : 59 % des Français consomment des produits bio au moins une fois par mois et 35 % au moins une fois par semaine, un niveau qui remonte après plusieurs années de repli. Le poids de l’alimentation dans le budget des ménages se lit dans la fiche la dépense alimentaire des ménages.