Ces deux parts viennent du panel consommateurs Kantar mené pour FranceAgriMer et VALHOR, sur les achats de 2025. Le dispositif interroge chaque mois 7 000 foyers représentatifs des foyers français et suit les achats de végétaux pour le potager par catégorie, semences, plantes aromatiques et médicinales, plants, mais aussi par espèce, par mois et par circuit de distribution, en quantités achetées comme en sommes dépensées.
Deux mesures, deux questions
Un même marché, deux façons de le compter. Les 26 % de dépenses répondent à la question du budget : un peu plus d’un quart de l’argent dépensé pour le potager va à des végétaux bio. Les 19 % de quantités répondent à celle du panier : un peu moins d’une unité d’achat sur cinq est bio, une unité étant un sachet de semences ou un lot de plants. Le bio pèse donc plus lourd dans les sommes que dans les unités.
Le panel donne le même ordre de grandeur autrement : 1 achat pour le potager sur 5 est bio, un niveau stable. Ce repère déclaratif et la mesure en quantités décrivent la même chose, environ un achat sur cinq.
Un prix moyen qui a rejoint le conventionnel
La tendance du segment bio se lit surtout du côté du prix : le panel observe une baisse continue du prix moyen, qui est désormais au même niveau que celui des végétaux non bio pour le potager. Autrement dit, l’écart de prix entre les deux gammes n’est plus ce qui sépare les rayons. Les achats de bio progressent en volume et reculent en valeur sur la même période, ce qui est cohérent avec un prix unitaire qui baisse.
Les plants fruitiers suivent la même tendance
Le bio n’est pas propre au potager. Pour les plants fruitiers, fraisiers, arbustes fruitiers, arbres fruitiers et agrumes, la proportion en déclaratif se situe à un niveau très similaire à celui des végétaux pour le potager, selon le même panel. Les quatre familles sont détaillées séparément dans le rapport annuel.
Ce que ça change quand vous achetez
Puisque les deux gammes se sont rejointes sur le prix moyen, l’arbitrage se joue moins sur le surcoût que sur la variété que vous voulez cultiver et sur le moment de l’achat. Notre calendrier des semis donne les fenêtres de semis et de plantation espèce par espèce, pour caler vos achats sur la bonne période. Le label AB porte sur le mode de production du végétal acheté, pas sur la façon dont vous le cultiverez ensuite.
Le poids du potager dans l’ensemble des dépenses en végétaux, et ce que chaque segment capte, sont détaillés dans la fiche Comment se répartit la dépense en végétaux des ménages.
Le périmètre du panel porte sur les achats de végétaux pour le potager, semences, plantes aromatiques et médicinales et plants. Les chiffres publiés excluent les achats de plants de fraisiers. Les parts de bio sont mesurées en déclaratif auprès des foyers, puis rapportées séparément aux quantités achetées et aux sommes dépensées : les deux ne s’additionnent pas et ne se comparent pas à la surface cultivée en agriculture biologique en France, qui relève d’une autre statistique.