Aller au contenu principal

Retours sous 30 jours. Détails

Jarditips

9 % des personnes qui ont un jardin broient leurs déchets verts

Le broyage réduit le volume des tailles et fournit de quoi pailler ou composter. Il reste peu pratiqué en France, faute de matériel surtout. Ce que l’enquête de l’ADEME dit de la pratique, de son matériel et de ce qui la freine.

En bref

Quelle part des jardiniers broient leurs déchets verts ?

Dans l’enquête menée par le Crédoc pour l’ADEME, 9 % des personnes qui disposent d’un jardin broient au moins un de leurs déchets verts, le plus souvent sur place : 7 % uniquement chez elles et 1 % uniquement sur une plateforme collective. Le mulching, qui consiste à tondre sans ramasser l’herbe, concerne 10 % d’entre elles.

Broyer, c’est hacher les feuilles coriaces, les brindilles, les petites branches et les autres résidus de taille avec un matériel adapté à leur diamètre. L’opération réduit nettement le volume des déchets, et le broyat obtenu sert de paillage ou de matière à composter. Dans l’enquête menée par le Crédoc pour l’ADEME auprès de 2 559 personnes disposant d’un jardin, 9 % d’entre elles ont recours au broyage. La pratique se fait presque toujours chez soi : la plateforme collective de broyage reste rare.

9 %
des personnes qui ont un jardin broient au moins un de leurs déchets verts, enquête Crédoc pour l’ADEME
7 %
broient uniquement sur place, contre 1 % uniquement sur une plateforme collective
10 %
déclarent pratiquer le mulching, une tonte sans ramassage de l’herbe

Ce que mesure cette enquête

L’étude a été réalisée par le Crédoc pour l’ADEME auprès de 2 559 personnes majeures vivant en France et ayant accès à un jardin ou à un espace vert privatif. Le terrain s’est déroulé du 7 janvier au 14 février 2022, le rapport est publié en mars 2023. Les personnes qui disposent d’un espace vert représentent 53 % de la population française. Les proportions qui suivent sont déclaratives : elles reposent sur des pratiques racontées, jamais sur des volumes pesés.

Le broyage augmente avec la taille du jardin

PopulationPart qui broie au moins un déchet vert
Ensemble des personnes qui ont un jardin9 %
Jardin de moins de 500 m²6 %
Jardin de 500 m² et plus13 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures14 %

Pratiques déclarées, enquête Crédoc pour l’ADEME, terrain de janvier et février 2022, rapport publié en mars 2023.

Le déchet vert compte aussi : 6 % des personnes interrogées broient à domicile les tailles d’arbres et 4 % les tailles de haies ou de broussailles, tandis que 1 % passent par une plateforme collective pour l’un et l’autre type de végétaux. Le matériel pèse directement sur la pratique : parmi les personnes qui broient, les deux tiers possèdent leur propre broyeur, l’emprunt à un proche, la location et le service à domicile restant marginaux. Le taux d’équipement monte à 85 % chez les retraités, soit 19 points de plus que la moyenne, et à 80 % dans les jardins de plus de 3 000 m².

Pourquoi broyer

  • 50 % broient pour pailler leurs plantations.
  • 41 % pour obtenir de la matière à composter.
  • 41 % pour éviter les allers et retours en déchèterie.
  • 40 % pour diminuer la quantité de déchets verts.
  • 27 % pour réduire l’impact sur l’environnement.
  • 22 % pour réduire les coûts d’entretien du jardin.

Ce qui retient les jardiniers

  • 52 % des personnes qui ne broient pas citent le manque d’équipement.
  • 18 % considèrent qu’elles n’ont pas assez de déchets verts à broyer.
  • 12 % jugent la pratique compliquée ou contraignante.
  • 11 % disent qu’elles n’y pensent pas.
  • 11 % estiment que le matériel coûte trop cher.
  • 9 % pointent le manque de place.
  • 8 % ne sauraient pas quoi faire du broyat.
  • 3 % trouvent le broyat peu esthétique.

Le manque d’équipement pèse plus lourd chez les retraités (59 % des freins cités, soit 7 points de plus que la moyenne) et dans les jardins de 500 à 999 m² (63 %, soit 11 points de plus). À l’inverse, 8 % des personnes interrogées disent pouvoir se rendre sur une plateforme de broyage, 6 % pouvoir emprunter un broyeur et 3 % disposer d’un service de broyage en porte à porte.

92 %
des personnes qui broient au moins un de leurs déchets verts compostent aussi : le broyage s’ajoute au compostage plutôt qu’il ne le remplace

Le broyat se réutilise sur place, en paillage au pied des plantations ou en apport au compost. Les volumes qui passent encore par la déchèterie sont détaillés dans notre fiche sur la collecte des déchets verts, et la pratique du compostage dans celle sur le compostage domestique. Côté matériel, le choix d’un sac de jardin pour les feuilles et les tontes et le paillage organique plutôt que la toile complètent le geste.

Questions fréquentes

Le broyage et le mulching, est-ce la même chose ?
Non. Le broyage hache les feuilles, brindilles et petites branches avec un broyeur, tandis que le mulching est une technique de tonte sans ramassage : l’herbe coupée reste sur la pelouse. L’enquête distingue les deux pratiques, avec 9 % des personnes qui ont un jardin pour le broyage et 10 % pour le mulching.
Pourquoi si peu de jardiniers broient leurs déchets verts ?
Le premier frein est le manque d’équipement, cité par 52 % des personnes qui ne broient pas leurs déchets verts. Viennent ensuite le fait de ne pas avoir assez de déchets à broyer (18 %), l’aspect compliqué ou contraignant de la pratique (12 %), le coût du matériel (11 %) et le manque de place (9 %).
Faut-il un broyeur pour valoriser ses tailles au jardin ?
Parmi les personnes qui broient, les deux tiers possèdent leur propre broyeur, et l’emprunt à un proche reste marginal. Le broyeur doit être adapté au diamètre des végétaux à broyer, ce qui explique que le manque d’équipement soit le premier frein cité. Le compostage, lui, ne demande pas de broyeur : le composteur n’est pas indispensable pour composter ses déchets verts.
Que peut-on faire du broyat obtenu ?
Le broyat sert d’abord de paillage : c’est la motivation citée par 50 % des personnes qui broient, devant le compostage (41 %) et la réduction du volume de déchets (40 %). Les copeaux de bois limitent les besoins en eau et la pousse des herbes non désirées.

Sources

  1. ADEME et Crédoc, Analyse sociologique des comportements liés au brûlage des déchets verts, enquêtes auprès des particuliers et des collectivités, publié en mars 2023, chiffres CITEPA 2021.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

Dans le même hub

Voir tous les chiffres du jardin en France