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Pour mieux informer sur le tri, la télévision arrive en tête

La télévision, 34,9 %, devance les courriers postaux, 33,2 %, et internet, 25,8 %, parmi les canaux que les Français citent pour être mieux informés sur le tri. Un répondant sur cinq estime n’avoir besoin d’aucune information supplémentaire.

En bref

Par quels canaux les Français souhaitent-ils être mieux informés au sujet du tri de leurs déchets alimentaires ?

La télévision arrive en tête, citée par 34,9 % des répondants, devant les courriers postaux à 33,2 % et internet à 25,8 %. À l’inverse, 21,4 % estiment ne pas avoir besoin de plus d’informations, et les réseaux sociaux ne sont cités que par 17,6 % d’entre eux, selon l’enquête ADEME menée en janvier 2024.

La question posée est celle des supports, pas des messages : l’enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets demandait aux répondants de quelle façon ils aimeraient être informés davantage. Qualitest a recueilli 1 023 réponses représentatives de la métropole pour le compte de l’ADEME entre le 9 et le 31 janvier 2024, avec une marge d’erreur annoncée sous 3,10 %.

Télévision34,9 %
Courriers postaux33,2 %
Internet25,8 %
Pas besoin de plus d’information21,4 %
Réseaux sociaux17,6 %
Radio13,1 %
Presse13,0 %
Échanges directs avec des ambassadeurs11,9 %

Canaux par lesquels les répondants aimeraient être informés davantage sur le tri des déchets alimentaires, question à choix multiples. Les barres sont proportionnelles à la citation, la plus longue valant 34,9 %. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

34,9 %
des répondants citent la télévision comme premier support pour être informés sur le tri de leurs biodéchets.
34,9 %
citent la télévision, premier canal attendu
33,2 %
citent les courriers postaux, à deux points seulement
21,4 %
estiment ne pas avoir besoin de plus d’informations

Deux canaux de proximité devant le numérique

Le classement place côte à côte deux supports que tout oppose : la télévision, 34,9 %, et le courrier postal, 33,2 %, se tiennent en 1,7 point. Internet suit à 25,8 %, onze points derrière le premier. Viennent ensuite les réseaux sociaux à 17,6 %, la radio à 13,1 % et la presse à 13,0 %, presque à égalité, puis les échanges directs avec des ambassadeurs à 11,9 %. Le rapport en tire une consigne pour les collectivités qui déploient une solution de tri : privilégier la télévision et le courrier, et diversifier les supports selon le public visé.

Ce que les croisements par âge déplacent

Le même document croise ces préférences avec l’âge des répondants, et le résultat n’est pas uniforme. Chez les plus jeunes, la télévision reste en tête, accompagnée des réseaux sociaux et d’internet, et 9,3 % seulement déclarent ne pas avoir besoin d’informations supplémentaires. Dans la tranche des 65 ans et plus, les courriers postaux apparaissent devant, avec la télévision, et près de 27 % des répondants de cette tranche ne souhaitent pas d’information supplémentaire. Un même dispositif de communication ne peut donc pas viser les deux publics de la même manière.

Ce que change la connaissance des solutions de tri

Le même type de croisement est proposé un cran plus haut dans la chaîne, sur la connaissance des solutions : 81,9 % des répondants déclarent en connaître au moins une, sans qu’aucune leur ait été présentée, et 18,1 % aucune. Chez les premiers, le courrier postal tombe à 30,9 % et la réponse « pas besoin de plus d’informations » monte à 23,3 %. Chez les seconds, le rapport s’inverse : 43,8 % pour le courrier postal, 12,8 % pour l’absence de besoin. La télévision, elle, varie peu, 34,5 % contre 36,3 %.

SupportEn connaissent uneN’en connaissent aucune
Télévision34,5 %36,3 %
Courriers postaux30,9 %43,8 %
Pas besoin de plus d’informations23,3 %12,8 %
Internet25,1 %28,9 %
Réseaux sociaux17,5 %17,8 %
Presse13,5 %10,9 %
Radio12,9 %13,9 %
Échanges directs avec des ambassadeurs12,1 %10,9 %

Supports d’information souhaités, croisés avec la connaissance déclarée d’une solution de tri, question à choix multiples posée à l’ensemble des répondants. La première colonne réunit ceux qui citent au moins une solution, la seconde ceux qui n’en citent aucune. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Le courrier postal est le seul support qui passe devant la télévision entre les deux colonnes : second chez les répondants informés, premier chez les autres. Le rapport y voit un levier pour les collectivités dont le territoire connaît mal les solutions proposées, sans mesurer si un envoi postal ferait progresser cette connaissance. Notre fiche sur la connaissance des solutions de tri des déchets alimentaires montre que ce niveau varie surtout selon la région et la taille de la commune.

Ce que change la sensibilité environnementale

Les répondants se classent eux-mêmes sur une échelle de sensibilité environnementale à quatre niveaux, sans que l’enquête la mesure autrement. 60,1 % se disent plutôt marqués, 19,8 % plutôt peu marqués, 17,2 % très marqués et 2,9 % pas du tout marqués, soit 77,3 % dans les deux premiers niveaux. Le croisement avec les supports attendus dessine une pente nette : la part de ceux qui ne réclament aucune information supplémentaire passe de 17,5 % chez les très marqués à 20,2 %, puis 25,4 %, et enfin 41,9 % chez les répondants qui se disent pas du tout marqués.

SupportTrès marquéePlutôt marquéePlutôt peu marquéePas du tout marquée
Télévision39,7 %33,2 %36,8 %27,0 %
Courriers postaux31,2 %33,5 %32,9 %41,7 %
Pas besoin de plus d’informations17,5 %20,2 %25,4 %41,9 %
Internet25,8 %27,4 %22,8 %14,2 %
Réseaux sociaux22,8 %17,0 %15,2 %14,5 %
Presse14,0 %15,0 %7,5 %4,0 %
Radio14,3 %13,3 %12,1 %7,3 %
Échanges directs avec des ambassadeurs10,6 %12,8 %11,4 %3,8 %

Supports par lesquels les répondants aimeraient être informés davantage, selon la sensibilité environnementale qu’ils s’attribuent, question à choix multiples. Chaque colonne porte sur le groupe qui a choisi ce niveau, et les quatre niveaux rassemblent l’ensemble des répondants. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Le classement des supports résiste à ce croisement : la télévision garde la première place dans trois des quatre groupes, de 39,7 % chez les très marqués à 36,8 % chez les plutôt peu marqués. Le quatrième est le seul où elle la perd, 41,7 % des répondants pas du tout marqués citant le courrier postal contre 27,0 % la télévision. Les supports qui varient le plus sont ailleurs : internet tombe de 25,8 % à 14,2 %, les réseaux sociaux de 22,8 % à 14,5 %, la presse de 14,0 % à 4,0 % et la radio de 14,3 % à 7,3 %. Le rapport en conclut que les supports les plus souhaités restent les mêmes, et que la sensibilité pèse surtout sur l’envie d’être informé.

Le groupe des répondants pas du tout marqués ne compte que 30 personnes sur les 1 023 de l’enquête, soit 2,9 % de l’échantillon : les taux qui le concernent portent sur un effectif réduit, ce que le rapport signale lui-même dans ses tableaux de profil. La question acceptait plusieurs réponses, donc chaque colonne se lit séparément et les pourcentages d’un même groupe dépassent 100 % une fois additionnés.

Ce que change la pratique du tri

Le rapport croise enfin ces attentes avec la pratique déclarée du tri. La télévision reste le premier support dans les deux groupes, citée par 35,5 % du groupe qui trie et 34,0 % de l’autre. Le courrier postal se détache en revanche nettement chez les seconds, à 38,8 %, contre 28,8 % chez les premiers. L’écart le plus parlant est ailleurs : 24,8 % des foyers qui trient estiment ne pas avoir besoin de plus d’informations, contre 17,1 % dans l’autre groupe.

SupportPratiquent le triNe pratiquent pas le tri
Télévision35,5 %34,0 %
Courriers postaux28,8 %38,8 %
Pas besoin de plus d’informations24,8 %17,1 %
Internet24,5 %27,5 %
Réseaux sociaux17,1 %18,2 %
Presse14,4 %11,2 %
Radio13,9 %11,9 %
Échanges directs avec des ambassadeurs11,5 %12,4 %

Supports par lesquels les répondants aimeraient être informés davantage, selon qu’ils déclarent pratiquer ou non le tri de leurs déchets alimentaires, question à choix multiples. Croisement réalisé sur les répondants qui ne mettent pas leurs épluchures aux ordures ménagères. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Les deux constats se lisent ensemble : la demande d’information est plus forte chez les foyers qui ne trient pas encore, et elle se porte alors sur un support de proximité, le courrier postal, tandis que les personnes qui trient déjà s’estiment suffisamment informées. Le rapport en tire une consigne pour les collectivités, adapter le support au public plutôt que de diffuser les mêmes messages à tout le monde. Il ne mesure en revanche pas l’effet d’un envoi postal sur le geste lui-même.

La question acceptait plusieurs réponses : les pourcentages ne forment pas une répartition et leur somme dépasse 100 %. On ne peut pas en déduire qu’un répondant sur trois serait atteignable par la seule télévision, puisque les mêmes personnes peuvent aussi citer plusieurs canaux à la fois.

Ces attentes disent la façon de faire connaître le geste, pas le geste lui-même. Le même sondage mesure d’ailleurs un écart connu : 56 % de ses répondants déclarent trier, 37 % composter, alors que la mise en pratique dépend surtout de l’équipement et de la place dont on dispose. Notre gamme de composteurs couvre le seau de cuisine comme le bac de jardin, et le compostage en France, chiffres en main montre ce qui fait basculer les foyers. Le niveau d’information déclaré, lui, varie surtout d’une région à l’autre.

Questions fréquentes

Les pourcentages de cette question s’additionnent-ils à 100 % ?
Non. La question était à choix multiples : chaque répondant pouvait citer plusieurs canaux, et une même personne peut réclamer à la fois la télévision et le courrier postal. Les huit réponses publiées totalisent donc largement plus de 100 %, et chacune se lit séparément, comme la part des répondants qui citent ce canal.
Quels canaux les plus jeunes citent-ils ?
Chez les plus jeunes, le rapport indique que les supports les plus cités sont la télévision, les réseaux sociaux et internet, dans cet ordre de citation. Seuls 9,3 % des répondants de ce groupe estiment ne pas avoir besoin de plus d’informations, la proportion la plus faible de toutes les tranches d’âge.
Et les 65 ans et plus ?
Cette tranche préfère les courriers postaux et la télévision, selon le croisement par âge publié dans l’enquête. Elle se distingue surtout par son moindre appétit d’information : près de 27 % de ses répondants déclarent ne pas souhaiter d’informations supplémentaires, contre 9,3 % chez les plus jeunes.
Ceux qui trient déjà demandent-ils moins d’informations ?
Oui. Dans le croisement par pratique du tri, 24,8 % des répondants qui déclarent trier leurs déchets alimentaires estiment ne pas avoir besoin de plus d’informations, contre 17,1 % dans l’autre groupe. Le rapport y voit le signe que la demande d’information est plus forte là où le geste n’est pas encore installé.
Le support le plus attendu change-t-il selon la pratique du tri ?
Non pour le premier : la télévision reste en tête, citée par 35,5 % du groupe qui trie et 34,0 % de l’autre. Le courrier postal est le support qui varie le plus, cité par 38,8 % chez les foyers qui ne trient pas, contre 28,8 % chez les autres.
Les foyers qui connaissent une solution de tri demandent-ils moins d’informations ?
Oui. Dans ce croisement, 23,3 % des répondants qui déclarent connaître au moins une solution estiment ne pas avoir besoin de plus d’informations, contre 12,8 % de ceux qui n’en connaissent aucune, d’après l’enquête ADEME conduite en janvier 2024. Le courrier postal évolue en sens inverse, cité par 43,8 % du second groupe et 30,9 % du premier.
Quel support arrive en tête chez les répondants qui ne connaissent aucune solution ?
Le courrier postal, cité par 43,8 % d’entre eux, devant la télévision à 36,3 %. C’est la seule colonne du croisement où la télévision perd sa première place : chez les foyers qui déclarent en connaître au moins une, elle garde la tête, avec 34,5 % contre 30,9 % pour le courrier.
Quels supports citent les personnes qui se disent les moins sensibles à l’environnement ?
Le courrier postal arrive en tête dans ce groupe, cité par 41,7 % des répondants pas du tout marqués, devant la télévision à 27,0 % et internet à 14,2 %. C’est le seul des quatre niveaux de sensibilité où la télévision perd la première place, d’après la même enquête ADEME, menée en janvier 2024.
La sensibilité environnementale change-t-elle le support le plus demandé ?
Pas dans trois groupes sur quatre : la télévision garde la tête chez les répondants très marqués, plutôt marqués et plutôt peu marqués, entre 33,2 % et 39,7 %. Chez les répondants pas du tout marqués, elle recule à 27,0 % et laisse la première place au courrier postal, cité par 41,7 % d’entre eux.
Ces réponses disent-elles ce qui ferait vraiment trier les gens ?
Non, elles mesurent une préférence déclarée sur les canaux d’information, pas l’effet d’une campagne. Le rapport en fait pourtant un levier, en rappelant qu’un équipement ou une solution de tri ne suffit pas à lui seul à installer le geste, et qu’un tiers des Français se sent insuffisamment sensibilisé sur le sujet.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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