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81,9 % des Français connaissent une solution de tri des déchets alimentaires

Un peu plus de huit répondants sur dix citent spontanément une solution de tri des déchets alimentaires. Derrière ce niveau national, les écarts régionaux vont de 76,1 % à 93,8 %, la taille de la commune déplace la connaissance de 87,7 % dans le rural à 76,3 % dans l’agglomération parisienne, et le logement la fait varier de 75,2 % à 85,0 %. Parmi ceux qui en connaissent une, le compostage individuel vient en tête, cité par 92,3 % d’entre eux, tandis que 28,5 % disent ne recevoir aucune proposition de leur collectivité.

En bref

Combien de Français connaissent une solution de tri de leurs déchets alimentaires ?

81,9 % des Français déclarent connaître au moins une solution de tri de leurs déchets alimentaires, sans que le questionnaire leur en présente aucune, selon l’enquête ADEME de janvier 2024. La part va de 76,1 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur à 93,8 % en Centre-Val de Loire, la Corse atteignant 100 % sur un effectif trop faible pour être exploité.

La donnée vient de l’enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets publiée par l’ADEME, menée en ligne du 9 au 31 janvier 2024 auprès de 1 023 répondants représentatifs de la France métropolitaine, avec une précision annoncée de 3,1 points. La question est posée telle quelle, Connaissez-vous des solutions de tri des déchets alimentaires ?, sans qu’aucune solution soit présentée au préalable dans le questionnaire. C’est donc une connaissance citée spontanément, et non une reconnaissance parmi une liste.

81,9 %
des répondants déclarent connaître des solutions de tri des déchets alimentaires quand la question leur est posée sans réponse suggérée, contre 18,1 % qui n’en connaissent aucune

Le mot « solutions » recouvre ici trois dispositifs que l’enquête définit elle-même : le compostage individuel, le compostage partagé et la collecte séparée des déchets alimentaires. Connaître l’un des trois suffit à répondre oui, et la question ne dit rien du dispositif effectivement proposé par la collectivité de la personne interrogée.

D’une région à l’autre, de 76,1 % à 93,8 %

RégionConnaissent une solutionN’en connaissent aucune
Centre-Val de Loire93,8 %6,2 %
Bretagne89,6 %10,4 %
Grand Est87,8 %12,2 %
Nouvelle-Aquitaine86,8 %13,2 %
Bourgogne-Franche-Comté82,6 %17,4 %
Auvergne-Rhône-Alpes82,1 %17,9 %
Hauts-de-France80,8 %19,2 %
Occitanie80,0 %20,0 %
Pays de la Loire78,5 %21,5 %
Normandie78,0 %22,0 %
Île-de-France76,3 %23,7 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur76,1 %23,9 %
Corse100,0 %0,0 %

Connaissance des solutions de tri des déchets alimentaires selon la région des répondants. Figure 25 de l’enquête, page 17. La Corse figure telle quelle dans la figure, mais l’enquête la déclare inexploitable faute d’effectif suffisant. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Centre-Val de Loire93,8 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur76,1 %

Les deux extrémités de la figure 25, hors Corse : 17,7 points séparent le Centre-Val de Loire de la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’enquête écarte elle-même la Corse de la lecture régionale : elle apparaît à 100 % dans la figure 25, mais les effectifs sont trop faibles pour garantir la représentativité du résultat, et le rapport recommande de se fier aux tendances générales. La région est également celle où l’importance déclarée du geste de tri est la plus faible, à 69 %.

De 87,7 % dans le rural à 76,3 % dans l’agglomération parisienne

Taille de la communeRépondent ouiRépondent non
Moins de 2 000 habitants87,7 %12,3 %
2 000 à 20 000 habitants83,1 %16,9 %
20 000 à 100 000 habitants79,2 %20,8 %
Plus de 100 000 habitants81,5 %18,5 %
Agglomération parisienne76,3 %23,7 %

Ce que les répondants déclarent connaître, par taille de commune. Figure 24 de l’enquête, page 17. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Le commentaire du rapport résume cette figure en écrivant que plus l’agglomération est grande, plus la connaissance est faible. La pente n’est pas continue : les communes de plus de 100 000 habitants affichent 81,5 %, au-dessus des 79,2 % de la tranche 20 000 à 100 000 habitants. L’écart le plus large se lit entre les communes de moins de 2 000 habitants et l’agglomération parisienne, soit 11,4 points.

Le logement déplace aussi la connaissance, de 75,2 % à 85,0 %

LogementEn connaissent au moins uneN’en connaissent aucune
Une maison individuelle85,0 %15,0 %
Un appartement78,5 %21,5 %
Autres (chambre meublée…)75,2 %24,8 %

Connaissance des solutions de tri des déchets alimentaires selon le type de logement. Figure 23 de l’enquête, page 17. Chaque ligne somme à 100 %. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Le rapport commente cette figure en écrivant que les personnes vivant en maison sont légèrement plus informées que les autres, sans trancher la cause. Les 6,5 points qui séparent la maison individuelle de l’appartement sur la connaissance sont à comparer aux 28,8 points qui les séparent sur le geste lui-même, traités dans trier selon son logement. La modalité la moins informée du croisement est celle des autres logements, chambres meublées et hébergements de ce type, à 75,2 %.

Le compostage individuel, cité par 92,3 % de ceux qui en connaissent une

Compostage individuel92,3 %
Alimentation animale71,1 %
Compostage partagé66,7 %
Collecte en apport volontaire53,6 %
Collecte séparée en porte-à-porte29,9 %

Solutions que citent les répondants ayant déclaré connaître des solutions de tri des déchets alimentaires, réponse à choix multiple. Figure 26 de l’enquête, page 18. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Chaque personne pouvait citer plusieurs solutions : les cinq parts ne s’additionnent pas, chacune indique combien de répondants de ce groupe ont donné cette réponse, et non la part de la population qui pratique chacune. Le compostage individuel recouvre ici le compostage en bac comme le lombricompostage, et l’alimentation animale la pratique qui donne les restes aux poules. Le rapport retient les trois premières comme celles qui reviennent le plus, et relève que plus de la moitié des connaisseurs citent la borne collective et près d’un tiers le porte-à-porte.

Ce que la collectivité propose, tel que ces mêmes répondants le décrivent

Solution proposée par la collectivitéCité par
Fourniture ou participation à l’achat d’un bac ou d’un lombricomposteur, promotion de la pratique (compostage individuel)29,4 %
Aucune solution proposée28,5 %
Borne collective (point d’apport volontaire)19,3 %
Mise à disposition d’un composteur en pied d’immeuble ou de quartier (compostage partagé)16,6 %
Je ne sais pas15,9 %
Collecte séparée en porte-à-porte11,3 %
Promotion de l’alimentation animale (poule…)5,4 %

Solutions que les répondants déclarent que leur collectivité leur propose. Figure 27 de l’enquête, page 18. Réponse à choix multiple, posée aux seuls répondants qui connaissent au moins une solution de tri. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

La question acceptait plusieurs réponses, ces parts ne s’additionnent donc pas, et deux lignes du tableau ne sont pas des équipements : 28,5 % indiquent que rien ne leur est offert et 15,9 % avouent ne pas savoir. Le rapport voit dans cette seconde part un possible défaut de communication de la collectivité. Le compostage individuel reste le dispositif le plus cité, à 29,4 %, devant la borne collective à 19,3 %.

Ces réponses disent ce qui est proposé aux personnes qui connaissent déjà une solution. Le détail par taille de commune est publié dans les solutions proposées selon la taille de la commune : la part du compostage partagé y grimpe de 7,2 % à 23,4 % quand la commune grandit.

Ceux qui n’en connaissent aucune en ont souvent entendu parler

Oui, j’en ai entendu parler mais il n’y en a pas près de chez moi61,2 %
Non33,3 %
Oui, et il y a un composteur partagé près de chez moi5,6 %

Réponses des personnes qui déclarent ne connaître aucune solution de tri, à la question « Avez-vous déjà entendu parler du compostage partagé (ou collectif) mis en place en bas de certains immeubles ou dans certains quartiers ? ». Figure 29 de l’enquête, page 19. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Le total des deux réponses positives atteint 66,8 %, ce que le rapport résume en écrivant que plus de 66 % de ces personnes ont déjà entendu parler du compostage partagé. Cette mesure porte sur les seuls 18,1 % de répondants qui ne citaient aucune solution, et non sur l’ensemble du panel. Le rapport en tire l’hypothèse que le compostage partagé n’est pas identifié comme une solution de tri par une partie du public, et réserve la même question au point d’apport volontaire dans la figure 30.

Connaître une solution n’est pas la pratiquer

Le même rapport mesure trois choses distinctes qu’il ne faut pas confondre : 81,9 % des répondants citent une solution de tri, 62,3 % estiment être bien informés sur le tri et la valorisation de leurs déchets alimentaires, et 56 % des ménages déclarent trier. Le passage de la connaissance au geste dépend surtout de l’équipement et de la place disponible. Le détail de la seconde mesure se lit dans le niveau d’information déclaré, région par région, et les freins de celles et ceux qui ne trient pas dans pourquoi les Français ne compostent pas.

Pour un projet de composteur, ces chiffres disent que la solution est souvent déjà connue : ce qui décide, c’est le dispositif accessible depuis chez soi. Notre rayon composteurs va du seau de cuisine au bac de jardin, et ce que le compostage pèse en France détaille les pratiques derrière cette connaissance, région par région dans l’ancienneté du compostage.

Questions fréquentes

Quelle part des Français ne connaît aucune solution de tri des déchets alimentaires ?
18,1 % des répondants n’en citent aucune quand la question leur est posée sans réponse suggérée, contre 81,9 % qui en connaissent au moins une, selon l’enquête ADEME et Qualitest de janvier 2024 menée auprès de 1 023 personnes représentatives de la France métropolitaine.
Dans quelles régions connaît-on le moins de solutions de tri ?
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, où 76,1 % des répondants en connaissent au moins une, devant l’Île-de-France à 76,3 % et la Normandie à 78,0 %. À l’autre bout, le Centre-Val de Loire atteint 93,8 % et la Bretagne 89,6 %, sur la même enquête de janvier 2024.
Que recouvre exactement le mot solution dans cette enquête ?
Trois dispositifs, définis par le rapport : le compostage individuel, le compostage partagé et la collecte séparée des déchets alimentaires. Une personne qui cite l’un des trois compte comme connaissant une solution, et la question ne vérifie pas que sa collectivité lui en propose une.
Pourquoi la Corse affiche-t-elle 100 % dans la figure régionale ?
Parce que tous les Corses interrogés déclarent connaître une solution de tri, mais sur un effectif trop faible pour que le résultat soit fiable : l’enquête le signale et recommande de s’en tenir aux tendances générales plutôt qu’au chiffre de cette région.
La connaissance des solutions de tri est-elle plus faible dans les grandes agglomérations ?
La figure 24 situe le minimum dans l’agglomération parisienne, à 76,3 %, contre 87,7 % dans les communes de moins de 2 000 habitants, soit 11,4 points d’écart. La baisse n’est pas continue pour autant : la tranche intermédiaire descend à 79,2 %, sous les 81,5 % des communes de plus de 100 000 habitants.
Quelle solution de tri les Français citent-ils le plus ?
Le compostage individuel, cité par 92,3 % des répondants qui déclarent connaître une solution, devant l’alimentation animale à 71,1 % et le compostage partagé à 66,7 %, selon la figure 26 de l’enquête ADEME et Qualitest de janvier 2024. La collecte en apport volontaire suit à 53,6 %.
La connaissance des solutions de tri dépend-elle du type de logement ?
Elle varie dans un mouchoir de poche : en maison individuelle, 85,0 % des répondants en citent au moins une, 78,5 % en appartement et 75,2 % dans les autres logements, chambres meublées et hébergements de ce type, selon la figure 23 de l’enquête ADEME de janvier 2024.
Que proposent les collectivités à ceux qui connaissent les solutions de tri ?
29,4 % de ces répondants citent une fourniture ou une participation à l’achat d’un bac ou d’un lombricomposteur, 19,3 % une borne collective et 16,6 % un composteur en pied d’immeuble, selon la figure 27 du rapport. À l’inverse, 28,5 % indiquent que rien ne leur est offert et 15,9 % ne savent pas ce que propose leur collectivité.
Les personnes qui ne connaissent aucune solution de tri en ont-elles déjà entendu parler ?
Oui, pour une large part : parmi celles qui ne citent aucune solution, 61,2 % déclarent avoir entendu parler du compostage partagé sans qu’il y en ait près de chez elles, et 5,6 % qu’il y en a un, soit 66,8 % au total, dans la figure 29 du rapport.
Pourquoi ces parts dépassent-elles 100 % une fois additionnées ?
Parce que la question était posée à choix multiple : une même personne pouvait citer plusieurs solutions, et chaque part mesure la fréquence de cette réponse chez les répondants qui connaissent au moins une solution de tri, pas la part de la population qui pratique chacune d’elles.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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