Aller au contenu principal

Retours sous 30 jours. Détails

Jarditips

Bornes de proximité, taxe, composteur partagé : ce qui ferait trier

Interrogées sur ce qui les ferait passer à l’acte, les personnes qui ne trient pas encore leurs déchets alimentaires demandent d’abord des solutions techniques, puis une baisse de la taxe. Un tiers accepterait de marcher jusqu’à 100 mètres.

En bref

À quelles conditions les Français trieraient-ils leurs déchets alimentaires ?

Chez celles et ceux qui ne trient pas encore leurs déchets alimentaires, 33,9 % se mettraient à le faire si des bornes d’apport volontaire étaient installées près de chez elles, 33,5 % si la taxe ordures ménagères baissait et 30,3 % si un composteur partagé était mis en place. Un tiers, 33,1 %, accepterait de marcher jusqu’à 100 mètres pour déposer ses déchets, selon l’enquête ADEME et Qualitest de janvier 2024.

La question a été posée aux seules personnes déclarant ne pas trier leurs déchets alimentaires, dans l’enquête menée par l’ADEME auprès du grand public sur le tri des biodéchets, conduite en janvier 2024 auprès de 1 023 personnes représentatives de la métropole. La liste des conditions était fermée et plusieurs réponses étaient possibles : chaque part se lit donc sur ce seul groupe, et les pourcentages ne s’additionnent pas.

33,9 %
des personnes qui ne trient pas citent l’installation de bornes d’apport volontaire près de chez elles.
33,9 %
citent des bornes d’apport volontaire près de chez elles
33,5 %
citent une baisse de la taxe ou redevance ordures ménagères
30,3 %
citent un composteur partagé dans leur immeuble

Des solutions techniques avant une baisse de taxe

Les trois premières conditions citées sont des équipements : bornes d’apport volontaire, composteur partagé dans l’immeuble (30,3 %) ou dans le quartier (29,4 %), composteur individuel fourni gratuitement par la collectivité (28,9 %). La collecte séparée en porte-à-porte vient plus loin, à 16,7 %, et le prix de l’équipement à 10 % seulement. Le rapport relève que l’apport volontaire est davantage demandé que le porte-à-porte.

Bornes d’apport volontaire près de chez soi33,9 %
Baisse de la taxe ou redevance ordures ménagères33,5 %
Composteur partagé dans l’immeuble30,3 %
Composteur partagé dans le quartier29,4 %
Composteur individuel gratuit fourni par la collectivité28,9 %
Collecte séparée en porte-à-porte16,7 %
Prix de l’équipement faible10 %

Conditions citées par les personnes qui ne pratiquent pas ce tri, réponse à choix multiples, dans l’ordre décroissant. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.

Un tiers prêt à marcher 100 mètres

Quand la solution passe par une borne, la distance décide. Un tiers des personnes qui ne trient pas, 33,1 %, acceptent de parcourir jusqu’à 100 mètres, soit une à deux minutes de marche, et 18,1 % iraient jusqu’à 300 mètres, environ cinq minutes. Le rapport rapproche ces réponses de l’avis du 6 décembre 2023 sur les solutions techniques du tri à la source, qui situe un point d’apport dans un rayon de 150 mètres, avec 100 mètres préconisés en ville dense et en zone touristique, et plafonne à 250 habitants par point en zone rurale.

Le profil des répondants pèse sur ces attentes. Le rapport retient que les aides financières, prix de l’équipement et baisse de la redevance, touchent surtout les personnes dont la sensibilité environnementale est peu marquée. La collecte en porte-à-porte est plus citée par les retraités, quand les bornes d’apport volontaire correspondent davantage à une sensibilité environnementale marquée.

Condition citéeProfil où le rapport la signale
Aides financières : prix de l’équipement faible, baisse de la taxeSensibilité environnementale peu marquée
Collecte séparée en porte-à-porteRetraités
Bornes d’apport volontaireSensibilité environnementale marquée

Croisements retenus et commentés par l’enquête, tous profils confondus. Le rapport précise que seuls les éléments significativement surreprésentés sont publiés.

Ces conditions ne dépendent pas du jardin : elles portent sur le service rendu par la collectivité et sur la distance à l’équipement, pas sur la place disponible chez soi. Les freins cités par celles et ceux qui ne trient pas éclairent l’autre face du même sondage, et la part des foyers desservis par une collecte séparée montre ce qui existe déjà sur le terrain. Pour l’équipement individuel, notre rayon composteurs couvre les modèles de cuisine et de jardin.

Questions fréquentes

Ces conditions valent-elles pour l’ensemble des ménages français ?
Non. Elles ne portent que sur les personnes déclarant ne pas trier leurs déchets alimentaires, et la question acceptait plusieurs réponses. Les parts citées ne s’additionnent donc pas et ne se lisent pas comme une part de la population française. L’enquête, menée en janvier 2024, a interrogé 1 023 personnes représentatives de la métropole.
Quelle distance les personnes prêtes à trier acceptent-elles de parcourir ?
33,1 % des personnes qui ne trient pas iraient jusqu’à 100 mètres d’une borne d’apport volontaire, soit une à deux minutes de marche, et 18,1 % jusqu’à 300 mètres, environ cinq minutes. L’enquête note que les 18-24 ans se disent prêts à marcher plus loin que les autres, 37 % d’entre eux acceptant cinq minutes ou plus.
Une baisse de la taxe ordures ménagères est-elle promise ?
Non, et l’enquête le dit explicitement. 33,5 % des personnes concernées attendent cette baisse pour s’y mettre, mais le rapport rappelle que dans un contexte de hausse des coûts du service public de gestion des déchets, la mise en place d’un service de tri à la source ne peut garantir une baisse de la taxe ou de la redevance. Il en tire la conclusion qu’il faut d’autres moyens pour impliquer ces personnes.
Combien de personnes accepteraient un composteur partagé ?
30,3 % des personnes qui ne trient pas citent la mise en place d’un composteur partagé dans leur immeuble, et 29,4 % un composteur partagé installé par la collectivité dans leur quartier. Le composteur individuel fourni gratuitement par la collectivité recueille 28,9 % des réponses, dans la même enquête de janvier 2024.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

Dans le même hub

Voir tous les chiffres du jardin en France