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Le compostage individuel domine dans le rural, le partagé dans les grandes villes

L’offre de solutions de tri se lit à la densité : compostage individuel et alimentation animale dans le rural, compostage partagé et point d’apport volontaire dans les grandes agglomérations.

En bref

Quelles solutions de tri des déchets alimentaires les collectivités proposent-elles, selon la taille de commune ?

Le compostage individuel est cité par 40,3 % des habitants des communes de moins de 2 000 habitants, contre 23,3 % dans celles de plus de 100 000 habitants. Le compostage partagé suit la pente inverse, de 7,2 % à 23,4 %, et le point d’apport volontaire de 13,4 % à 25,4 %, dans l’enquête menée par l’ADEME en janvier 2024.

La figure 28 de l’enquête ADEME sur le tri des biodéchets croise les solutions proposées par la collectivité avec la taille de la commune de résidence. Chaque personne pouvait cocher plusieurs solutions : une ligne du tableau dépasse donc 100 % une fois additionnée. Ces parts mesurent la fréquence d’une réponse dans un groupe, jamais la répartition d’une population entre plusieurs équipements.

40,3 %
citent le compostage individuel dans les communes de moins de 2 000 habitants
23,4 %
citent le compostage partagé dans celles de plus de 100 000 habitants, contre 7,2 % dans le rural
30,9 %
répondent qu’aucune solution ne leur est proposée dans les communes de moins de 2 000 habitants

L’équipement suit la densité

Taille de la communeCompostage individuelCompostage partagéCollecte porte-à-portePoint d’apport volontaire
Moins de 2 000 hab.40,3 %7,2 %11,9 %13,4 %
2 000 à 20 000 hab.33,9 %9,4 %15,5 %14,6 %
20 000 à 100 000 hab.25,0 %19,3 %10,5 %17,0 %
Plus de 100 000 hab.23,3 %23,4 %8,9 %25,4 %
Agglomération parisienne24,1 %23,3 %11,0 %22,2 %

Solutions proposées par leur collectivité selon les répondants, réponse à choix multiples. Figure 28 de l’enquête, page 19. Source : enquête ADEME, enquête 2024.

Le compostage individuel est cité par 40,3 % des habitants des communes de moins de 2 000 habitants et par 23,3 % de ceux des communes de plus de 100 000 habitants, quand le compostage partagé passe de 7,2 % à 23,4 % entre ces deux mêmes classes. Le point d’apport volontaire progresse aussi avec la taille de la commune, de 13,4 % à 25,4 %, et la collecte porte-à-porte ne suit aucune pente nette, entre 8,9 % et 15,5 %. Le rapport conclut que les équipements proposés dépendent de la taille de la commune, et la figure 28 porte une relation qu’il qualifie de très significative.

Plus de 100 000 hab.23,4 %
Agglomération parisienne23,3 %
20 000 à 100 000 hab.19,3 %
2 000 à 20 000 hab.9,4 %
Moins de 2 000 hab.7,2 %

Part des répondants qui citent le compostage partagé parmi les solutions proposées par leur collectivité, par taille de commune. Figure 28 de l’enquête, page 19.

Ce qui manque, et ce que l’enquête ne croise pas

Taille de la communeAlimentation animaleAucune solutionNe sait pas
Moins de 2 000 hab.8,2 %30,9 %13,0 %
2 000 à 20 000 hab.5,2 %28,3 %14,8 %
20 000 à 100 000 hab.3,2 %30,6 %17,5 %
Plus de 100 000 hab.3,4 %25,6 %17,6 %
Agglomération parisienne7,4 %29,1 %16,8 %

Réponses restantes de la figure 28 : alimentation animale, absence de solution proposée et méconnaissance des solutions, par taille de commune, page 19 de l’enquête.

30,9 %
des habitants des communes de moins de 2 000 habitants répondent que leur collectivité ne leur propose aucune solution de tri, contre 25,6 % dans celles de plus de 100 000 habitants

L’absence de solution déclarée ne suit pas la densité : elle reste entre 25,6 % et 30,9 % dans les cinq classes, et la méconnaissance des solutions est la plus forte là où l’offre est la plus large, 17,6 % dans les communes de plus de 100 000 habitants. Le rapport y voit un enjeu de communication autant que d’équipement, puisque ces réponses peuvent aussi signaler une collectivité qui n’a pas encore déployé de tri à la source. À noter : cette enquête croise la connaissance et l’offre de solutions avec la taille de commune, pas les freins déclarés par les personnes qui ne trient pas.

Enquête conduite en janvier 2024 par l’institut Qualitest pour l’ADEME, sur un échantillon de 1 023 répondants métropolitains, avec une marge d’erreur annoncée de 3,10 points. Les cinq tailles de commune y sont inégalement représentées : le rural pèse 20,8 % de l’échantillon, les communes de 20 000 à 100 000 habitants 14,1 %.

Ces écarts disent une chose simple pour un projet de composteur : dans une commune dense, l’équipement proposé est rarement individuel, et la contenance utile se joue alors moins que l’accès. Notre rayon composteurs rassemble les bacs individuels, du bac rigide à trappe au modèle souple. Deux fiches voisines prolongent celle-ci : les freins déclarés par les personnes qui ne trient pas et les conditions qui les feraient changer. Pour la pratique réelle, l’ancienneté du compostage par taille de commune donne le pendant côté usagers.

Questions fréquentes

Le compostage individuel est-il proposé partout en France ?
Il est plus souvent cité là où les jardins sont nombreux : 40,3 % des habitants des communes de moins de 2 000 habitants le mentionnent parmi les solutions de leur collectivité, 33,9 % dans celles de 2 000 à 20 000 habitants, et 23,3 % dans celles de plus de 100 000 habitants, d’après l’enquête ADEME de janvier 2024.
Pourquoi le compostage partagé est-il plus fréquent dans les grandes villes ?
Parce que la collectivité y propose une solution de proximité adaptée à l’habitat collectif : 23,4 % des habitants des communes de plus de 100 000 habitants citent un compostage partagé, contre 7,2 % dans les communes de moins de 2 000 habitants. Le point d’apport volontaire suit le même mouvement, de 13,4 % à 25,4 %.
Combien d’habitants déclarent qu’aucune solution ne leur est proposée ?
Entre 25,6 % et 30,9 % selon la taille de la commune : 30,9 % dans les communes de moins de 2 000 habitants, 28,3 % de 2 000 à 20 000, 30,6 % de 20 000 à 100 000, 25,6 % au-delà de 100 000 et 29,1 % dans l’agglomération parisienne. La part ne diminue donc pas avec la densité.
Ces chiffres disent-ils pourquoi les habitants ne trient pas ?
Non. Ils décrivent l’offre que les répondants attribuent à leur collectivité, pas les motifs de ceux qui ne trient pas. Dans cette enquête, les freins déclarés par les personnes qui ne trient pas sont publiés au niveau national, sans croisement par taille de commune.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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