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L’origine de l’eau que les jardiniers amateurs utilisent pour arroser

L’eau de pluie récupérée, le robinet, les eaux grises, le puits : ce que la deuxième enquête nationale du programme Jardiner Autrement mesure des sources d’eau choisies au jardin, et sur quelle population.

En bref

D’où vient l’eau que les jardiniers amateurs utilisent pour arroser leur jardin ?

Dans l’enquête de la SNHF menée en 2025, 47 % des jardiniers amateurs déclarent arroser principalement avec de l’eau de pluie récupérée, 32 % avec l’eau du robinet et 10 % avec des eaux grises. La part d’eau de pluie tombe à 17 % en culture hors sol, contre 49 % dans les jardins. L’enquête a réuni 1 810 réponses complètes.

47 %
arrosent à l’eau de pluie récupérée
32 %
arrosent à l’eau du robinet
10 %
arrosent avec des eaux grises

Ces parts viennent de la deuxième grande enquête nationale sur les pratiques culturales des jardiniers amateurs, menée par la Société nationale d’horticulture de France pour son programme Jardiner Autrement, avec un rapport publié en décembre 2025. Le questionnaire est resté en ligne du 4 juillet au 15 octobre 2025 et a recueilli 1 810 réponses complètes. Le profil du corpus est âgé et expérimenté : 71 % des répondants jardinent depuis plus de dix ans, 67 % sont des femmes. Ces résultats décrivent ce corpus, pas l’ensemble des jardins français.

L’eau de pluie récupérée passe devant le réseau

Source d’eau principalePart des jardiniers
Récupération de l’eau de pluie47 %
Eau du robinet32 %
Puits, source naturelle, rivière11 %
Récupération des eaux grises10 %

Source d’eau déclarée comme principale pour l’arrosage, sur l’ensemble du corpus. Les quatre réponses couvrent la totalité des jardiniers interrogés. Source : SNHF, programme Jardiner Autrement, rapport de décembre 2025.

La récupération au jardin se joue donc surtout sur l’eau de pluie, 47 % des jardiniers en faisant leur source principale, devant le réseau d’eau potable, 32 %. Les eaux grises, celles de la cuisine, de la salle de bain et du lave-linge, restent la source la moins citée, à 10 %, alors que le rapport rappelle qu’elles représentent en moyenne 70 % du volume total des eaux usées domestiques, soit environ 86 L par personne et par jour, d’après l’étude bibliographique menée par l’IRSTEA et l’ONEMA en 2015. Toutes ne sont pas réutilisables au jardin, à cause des produits ménagers qu’elles contiennent, mais le gisement reste important.

Sur un balcon, l’eau de pluie recule

Le rapport croise la source d’eau avec l’espace de jardinage et avec le degré d’urbanisation, et les écarts sont nets. En culture hors sol, sur un balcon, une terrasse ou une cour, 17 % des jardiniers déclarent utiliser de l’eau de pluie, contre 49 % des jardiniers de jardin, une différence que le rapport relie à la surface de collecte disponible. Les jardins situés en zone urbaine recourent significativement moins à l’eau de pluie que ceux des autres zones, et ceux de zone rurale utilisent significativement moins l’eau du robinet. La surface compte aussi : les jardins de moins de 300 m² arrosent davantage à l’eau du robinet que les plus grands, les parcelles de moins de 100 m² recourent moins à l’eau de pluie et moins au tuyau d’arrosage, et les jardins de plus de 10 000 m² ont plus souvent recours à des programmateurs d’irrigation. Le détail des surfaces disponibles selon le type d’espace est dans Le jardinage sur balcon et en terrasse en France.

L’arrosoir reste l’outil le plus courant

Arrosoir45 %
Tuyau d’arrosage28 %
Oyas et programmateurs11 %

Méthode d’arrosage déclarée, sur l’ensemble du corpus. La barre de l’arrosoir donne l’échelle : les deux autres lui sont proportionnelles. Les parts ne couvrent pas la totalité des jardiniers, plusieurs méthodes pouvant coexister. Source : SNHF, programme Jardiner Autrement, rapport de décembre 2025.

Aucune statistique publique ne mesure la source d’eau choisie par les jardiniers amateurs : ni Agreste, ni le SDES, ni l’INSEE ne publient cette répartition. Le repère de cette fiche vient d’une enquête déclarative diffusée par les réseaux de la SNHF et de Jardiner Autrement, financée par l’Office français de la biodiversité : 1 810 jardiniers ont répondu, avec une forte part de jardiniers expérimentés. Elle mesure la source déclarée comme principale, ce qui n’est pas la même chose que l’équipement possédé, chiffré par une autre fiche, De quoi les foyers équipent leur jardin, ni la part de l’eau du jardin dans la consommation d’un foyer, traitée dans L’eau d’arrosage des jardins.

Pour votre jardin, ces ordres de grandeur disent surtout où se trouve la marge : un récupérateur d’eau de pluie change la source principale sans changer les gestes, alors que l’arrosoir et le tuyau restent les deux outils dominants. Le matériel d’arrosage, oyas, goutte à goutte et programmateurs, se trouve dans l’arrosage. Les restrictions d’arrosage qui encadrent l’usage de cette eau sont, elles, comptées département par département dans Les restrictions d’eau par département.

Questions fréquentes

Quelle est la source d’eau d’arrosage la plus utilisée par les jardiniers amateurs ?
L’eau de pluie récupérée, citée comme source principale par 47 % des jardiniers interrogés dans l’enquête SNHF de 2025. Viennent ensuite l’eau du robinet, 32 %, les puits, sources naturelles et rivières, 11 %, et la récupération des eaux grises, 10 %. L’enquête a réuni 1 810 réponses complètes, recueillies en ligne du 4 juillet au 15 octobre 2025.
Les jardiniers de balcon arrosent-ils à l’eau de pluie ?
Moins que les jardiniers de jardin : 17 % des jardiniers hors sol, sur balcon, terrasse ou cour, déclarent utiliser de l’eau de pluie, contre 49 % des jardiniers de jardin. Le rapport explique cet écart par la surface de collecte disponible, très réduite sur un balcon. Les jardins de moins de 300 m² arrosent de leur côté davantage à l’eau du robinet que les surfaces plus grandes.
Les jardiniers amateurs réutilisent-ils leurs eaux grises ?
Peu : 10 % des jardiniers interrogés en 2025 citent les eaux grises comme source principale d’arrosage, la part la plus faible des quatre réponses proposées. Le rapport rappelle pourtant que ces eaux de cuisine, de salle de bain et de lave-linge représentent en moyenne 70 % du volume des eaux usées domestiques, environ 86 L par personne et par jour, d’après l’étude bibliographique de l’IRSTEA et de l’ONEMA de 2015.
Avec quoi les jardiniers amateurs arrosent-ils leur jardin ?
L’arrosoir reste la méthode la plus citée, par 45 % des jardiniers interrogés, devant le tuyau d’arrosage, 28 %. Les oyas et les programmateurs d’irrigation restent plus limités, à 11 %. Ces parts ne couvrent pas la totalité du corpus, un jardinier pouvant utiliser plusieurs méthodes selon les cultures et la saison.

Sources

  1. Société nationale d’horticulture de France, programme Jardiner Autrement, Deuxième grande enquête nationale sur les pratiques culturales des jardiniers amateurs, jardins en pleine terre, surfaces et vocations des jardins hors sol sur balcons, terrasses et cours, enquête en ligne du 4 juillet au 15 octobre 2025, rapport de décembre 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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